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 Tout pour elle [challenge 27]

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Chlo
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MessageSujet: Tout pour elle [challenge 27]   Lun 12 Nov 2012 - 16:49

Bon, ceci est un prologue de fic. C'est même la future remplaçante de "Walk with me, i'm your boss" vu que je compte bien la finir. (Même si ça prend toujours plus de temps que prévu) Et c'est basé sur le challenge page 27 donc je le mets comme tel mais je pense qu'il n'entrera pas en ligne de compte vu que ça sera pas fini pour jeudi ^^

Brefouille!

Je vous livre ça!

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Auteur: Chlo
Titre: Tout pour elle
Rating: tout public
Challenge 27 - Citation de 'journal d'une princesse' de Meg Cabot
Disclamer: Les persos de smallville appartiennent à smallville, mais la rouquine est à moi. Et c'est pas négociable ^^
Note de l'auteur: Pret, t'es responsable de ça, j't'avais dit de me surveiller et de m'interdire des nouvelles fics XD


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- L’Islande a le taux le plus élevé d’alphabétisation au monde.

Je me retourne vers la jeune fille qui vient de m’aborder. De longs cheveux roux retombent sur son visage, m’empêchant de l’identifier. La situation est tellement étrange, peut-être s’adresse-t-elle à la personne devant moi dans la file d’attente. Je le regarde, cherchant une confirmation qu’elle s’adresse bien à lui mais il hausse les épaules et commande son café.

C’est bien ma veine. Une ado accro aux taux d’alphabétisation. New-York est un monde bien étrange, décidemment. Et le plus beau là dedans, c’est que je suis la personne qui les attire le plus dans toute cette ville. Magnifique !

La jeune fille semble avoir rougi sous ses cheveux mais je ne mettrais pas ma main à couper, la masse de boucles est impressionnante.

- D’accord. Merci pour l’information. » Je lui réponds, histoire qu’elle ne m’agresse pas violemment.

M’adressant ensuite à la serveuse, je commande un café serré avec chantilly. Je sens que ça va être nécessaire pour survivre à cette journée.

- C’est ce que vous avez écrit pour votre premier papier professionnel. » Relance la fille en me suivant. Elle manque de renverser le café d’un client mais ne lui prête pas la moindre attention. « Vous avez même tourné ça en dérision car pour vous c’était le signe que les enfants n’avaient rien à faire ou qu’ils…
- Avaient des parents vraiment concernés par le sujet des études. Même si je penchais plus pour la première solution. » Je finis, me souvenant enfin de ce dont elle parle. Cet article date vraiment.
- Voilà.
- Vous m’avez trouvée pour me rappeler mon premier article ?
- Oui. Non. Enfin, pas seulement. C’est compliqué. » Bafouille-t-elle.
- Ecoutez, vous m’avez l’air sympathique mais j’ai vraiment beaucoup de travail et pour le moment…
- Ce que vous écrivez est mauvais.

Je hausse un sourcil. Elle vient de dire quoi là ?

- Vous faites plus des articles pour des raisons alimentaires que par passion. Cela se ressent très fortement dans votre éloge des nouvelles technologies et des…
- Oh là, on se calme. Je ne suis pas contre un peu de critiques constructives mais là, je pense que ça fait un peu beaucoup pour un lundi matin. D’accord. Alors, si vous le voulez, vous m’écrivez à mon adresse professionnelle, disons… Dans la semaine et on en reparlera.
- Non. C’est maintenant que je dois vous parler.

Voilà. Si jamais je me demandais encore pourquoi je n’ai pas d’enfants, cette gamine en est l’exemple parfait. Impolie, critique et obstinée. Tout ce que je préfère éviter les lundis et les autres jours de la semaine.

- Je n’ai aucune raison de le faire.

Je me dirige vers la sortie, prête à agresser une petite vieille pour un taxi qui m’amènera au boulot. Je pousse la porte en verre et savoure l’air pollué de cette ville qui ne dormirait jamais. Mais bien sûr, pas un taxi en vue.

- Et si ma raison était que je suis ta fille ?

Ma quoi ? Je suis dos à cette gamine et je me sens fléchir. Entre le fou rire nerveux et la stupéfaction. Mon café tombe à terre, ruinant par la même occasion mes chaussures. Un mois de salaire fichu en l’air. Parfait. Vraiment. Parfait.

- C’est ridicule. » Je lui signale d’un sourire contrit.
- Pas tant que ça.
- Je sais ce qui s’est passé dans mon utérus… Et croyez-moi… Vous n’y étiez pas.
- J’ai un frère ? Une sœur, peut-être ?
- Je ne suis pas votre mère. Première nouvelle. Je n’ai pas d’enfants, je n’en ai jamais eu et j’espère ne pas tomber enceinte avant ma ménopause. Deuxième nouvelle. Les hommes et moi c’est une longue histoire et plus ils sont loin de moi, mieux je me porte. Compris ?

Je n’en reviens pas de déballer ça, sur un trottoir bondé – un vagabond à l’allure négligée me lance un ‘j’te fais un gosse si tu changes d’avis, poupée’ – et je grimace. La gamine me lance un regard noir à travers ses cheveux. Elle m’attrape par le bras et me fait rentrer à nouveau dans le café avant de me pousser dans un fauteuil qui vient de se libérer – jamais vu ça et pourtant je vis ici depuis un bon bout de temps !

- Très bien. Vous êtes une vieille célibataire aigrie qui a oublié ce que ça faisait de se relaxer. Pas de soucis. Vous avez décidé de plaquer votre ancienne vie. Parfait, j’ai envie de dire. Mais je pensais que vous auriez apprécié de savoir que vos… ovules ont été utilisés. Et au vu de votre réaction, je pense même que les dits ovules, vous ne les avez jamais donné de votre plein gré. Génial, non ?
- C’est une caméra cachée ?
- Non. C’est ma vie, ma vie étrange et dingue. Et désolée de vous l’apprendre mais vous êtes responsable ! Et oui, même si vous n’en n’aviez aucune idée, j’ai été… créée à partir d’une infime petite chose qui était dans votre corps.

Elle ne ment pas. Enfin, si elle le fait, elle le croit dur comme fer. Et dans ce cas là, c’est totalement du domaine psychologique. Ca me parait évident. Alors je fais la chose la plus sensée. Je l’emmène chez moi. Quitte à avoir une discussion de dingue, autant le faire à l’abri des oreilles indiscrètes.

L’appartement n’est ni luxueux, ni miteux. Juste banal et très éloigné des lieux à problèmes – et pourtant, il y en a beaucoup dans cette ville, croyez moi. La gamine, toujours non identifiée mais se prenant pour ma fille s’installe sur une chaise. Droite comme la justice, elle observe mon appartement avec attention.

- C’est… mignon. » Déclare-t-elle finalement. Elle n’a pas l’air de vouloir prendre ses jambes à son cou. Je pense que c’est une mini-victoire. Elle a du courage.

Je soupire et d’un haussement de sourcils, je lui demande son nom.

- Ah, oui. Désolée. C’était très impoli, n’est-ce pas ? Palina. Palina Luthor. » Elle tend la main mais je l’ignore.
- C’est donc ça. » Je précise en levant les yeux au ciel.
- Quoi ?
- Tu vas rentrer chez toi et dire à ton père de me laisser tranquille. Il a bien réussi jusqu’à maintenant en tout cas, alors qu’il continue sur sa lancée.
- Il ignore totalement que je suis ici. Mais donc, vous vous connaissez ? » Elle ouvre la bouche et me regarde béatement. « Vous savez qui il est ?

Cette gamine est trop joyeuse pour que ce soit normal.

- Palina, c’est ça ? » Elle hoche la tête pour me presser. « J’ai vaguement connu ton père et on a perdu le contact. Et je ne veux pas le revoir. » Je précise avant qu’elle ne se fasse des idées.
- Je suis votre fille. A tous les deux.
- Impossible.
- Vous avez été opérée, il y a… vingt ans. Plus ou moins.
- Oui. Un tas de fois. J’étais très maladroite à l’époque mais rien en rapport avec ce que tu penses.
- Mais endormie, vous n’auriez rien vu. Rien senti. Ecoutez, vous êtes ma mère, biologiquement parlant, je suis de vous. Et de lui.
- Et ta mère ?
- Elle m’a porté et est morte en couche. Enfin, ça, c’est ce qu’on m’a dit.
- Cette histoire n’a ni queue ni tête. C’est impossible. Juste… Ridicule.

Elle se pince le nez en respirant bruyamment. Elle ne va pas pleurer ? Hein ? Coupant court à mes tergiversations, elle dégage brusquement son visage en passant la main dans ses cheveux. Bon, là, ça risque d’être plus compliqué de nier un lien. Il y a au moins une histoire de sosie là-dessous. Si on fait exception à la couleur des cheveux, bien entendu. Et ces boucles. C’est vraiment à tomber à la renverse. Pire que Merida dans ce dessin animé de Disney.

- Quand même. » Je ne peux m’empécher de dire en la voyant.
- Ouais. » Elle sourit.

Un joli sourire, si vous voulez mon avis. Mais cette histoire me terrifie en fait.

- J’ai été impressionnée quand j’ai vu votre visage pour la première fois. Sur Google. Mais vous êtes plus jolie en vrai.
- Je… Tu es sûre que je suis biologiquement ta mère ?
- Oui.
- Palina, c’est de quelle origine ? » Je demande soudain, il faut que je me concentre sur tout sauf le cœur du problème.
- Islandaise. J’y ai vu un signe avec…
- Mon article. » Je complète sans vraiment me rendre compte à quel point cette histoire est absurde.
- Ouais.
- Et tu penses réellement que c’est lié ?
- Je suis née après sa parution, donc… oui. Je sais, ça doit sembler délirant que je vienne vous voir comme ça, mais… Je l’aurais pas fait si je n’étais pas sûre. D’ailleurs, là, mon père me croit chez une amie. Il ignore que je suis venue vous voir. Il ignore même tout de ma démarche. Je me voyais mal lui demander pourquoi mon code génétique correspond au vôtre et pas à celui de ma mère.
- C’était tellement plus simple de venir me voir. » Je finis. C’est vraiment ridicule. Totalement ridicule. C’est… « Sérieusement, Palina, tu fais quoi ici ? Et je ne veux pas te décevoir mais, ton père doit-être au courant. Il est toujours au courant de tout.
- Je veux te connaître. Pas seulement à travers tes textes. Je veux te connaître toi. Et même s’il est au courant, j’en ai rien à faire !

Merveilleux, vous avez vu… Ma fille et moi, on se tutoie. J’ai besoin d’un café noyé sous un litre de vodka. Au moins.

- C’est…
- Non, ne dis pas non tout de suite. Je dois retourner en cours dans une semaine. D’ici là, je serai au Four Seasons, c’est l’hôtel de…
- Je connais. De réputation uniquement, mais je connais. » Je la coupe soudain avant d’avoir l’adresse complète. Au moins, aucun doute, c’est une Luthor. « Palina, d’accord, je réfléchis un jour ou deux. Et on verra. Il faut que j’étudie ça de plus près.
- Merci.

Je lui fais un maigre sourire avant de lui donner mon numéro de téléphone. Je sais que je ne devrais pas, je lui donne de l’espoir. Mais cette histoire mérite mon attention. Toute mon attention. Parce que si ce qu’elle dit est vrai, je risque de me retrouver avec une ribambelle d’enfants. Et ça, ce n’est pas envisageable. Pas envisageable du tout !


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