Shivers : le forum du chlex

D'abord unique forum français entièrement dédié au couple Chloé/Lex de Smallville, Shivers se tourne aujourd'hui vers l'écrit sous toutes ses formes !
 
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  La Femme

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Alexiel
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MessageSujet: La Femme    Ven 23 Jan 2015 - 22:43

Type de récit : Du sexe, du drame et un peu de romance
Fandom : Smallville
Spoiler : Aucun
Pairing : ChLex
Rating : NC-17
Disclamer : Les personnages de Smallville ne m'appartiennent pas mais sont la propriété de la WB.
Résumé : Lex a quitté Smallville et abandonné le business familiale. Mais après des années, alors qu'il pensait Smallville loin derrière de lui, sa route croise à nouveau celle de Chloé dans des circonstances un peu particulières.

Chapitre 1 : La Femme en vert

Note : Cette fic m'a prit presque trois ans à écrire et c'est probablement ma dernière fic chlex, j'ai plus le feu sacré. Par contre, je vais continuer à écrire sur d'autres trucs, en commençant par la Battle
J'ai commencé à l'écrire dans une période où j'étais en colère et pas très bien dans mes baskets, alors elle est beaucoup plus sombre que d'habitude, mais malgré le manque de guimauve, je n'aie tout de même pas sombré dans le tragique.
La fic étant terminée, relue et corrigée, vous aurez droit à un chapitre par semaine, durant 5 semaines !
Je remercie très fort Laenan qui m'a relu et qui a presque fait un boulot de correctrice pro ! (Elle utilise même des fonctions de Word que je savais pas que ça existait) Des bisous ma belle !
En tout cas, j'espère que ça vous plaira. Et bonne lecture !

Lex franchit la ligne d'arrivée, puis se rendit à son stand. Et voilà, encore une victoire de plus à ajouter à son palmarès, il était invaincu depuis plusieurs semaines, maintenant, et ça en devenait presque lassant. Lex sortit de la voiture et fut immédiatement assailli par son manager et autres sponsors. Ignorant la pluie de compliments qui lui tombait dessus comme à l'accoutumée, Lex se retira dans sa caravane afin d'être un peu tranquille jusqu'au soir. Il se servit un verre de scotch, alluma la chaîne hi-fi et s'affala dans un fauteuil.
Lex était arrivé dans le milieu de la course automobile un peu par hasard. Comme beaucoup de crétins arrogants de son espèce, il avait commencé dans l'illégalité la plus totale par des courses de rues, avec les bolides que lui offrait son père et qu'il gonflait à coup de milliers de dollars, dans des garages un peu louches. Puis il avait été arrêté une fois de trop, il avait alors 21 ans. Son père avait donc décidé de sévir en l'envoyant jouer les directeurs, dans une usine de purin d'un trou perdu du Kansas. Smallville n'avait pas grand chose d'autre à offrir que des fermiers et des adolescents, nourris au grain, aux dents trop blanches. Lex s'y était mortellement ennuyé et il avait tenu un an. Il y avait bien eu la jolie Chloé, mais une gamine de 16 ans, même charmante n'avait pas suffi à le retenir.
Il avait alors tout plaqué, le Kansas, LuthorCorp, son père et il s'était lancé dans la course automobile professionnelle.

Lex commençait à en avoir assez, décidément cette soirée était naze. Comme toujours son manager avait fait les choses en grand pour fêter cette énième victoire en compagnie des sponsors. Seulement on y voyait toujours les mêmes gens, on y entendait toujours la même musique, on y faisait toujours les mêmes choses. Seul le troupeau de greluches qui lui servaient de groupies était renouvelé régulièrement.
Lorsqu'elles avaient été jetées de façon cavalière, au matin d'une nuit plutôt "sportive", elles ne revenaient pas, mais il semblait toujours y en avoir de nouvelles pour remplacer les disparues. En parlant de greluches, il était grand temps de se trouver une fille et de passer à des activités plus satisfaisantes. Il parcourut rapidement la salle des yeux, avant de la repérer. Elle se tenait debout près du bar, pas très grande, son corps tout en courbe était gainé dans une robe de taffetas vert bouteille, qui la mettait parfaitement en valeur, la teinte sombre de sa robe faisant ressortir la carnation pâle de sa peau. Pâleur qui était encore accentuée par la couleur noire de sa chevelure, un petit carré très raide, qui lui donnait l'impression de sortir tout droit d'un vieux film, d'autant que la lumière noire venant de la piste de danse, faisait luire sa peau.
Lex passa en mode séduction. Il attrapa deux flûtes de champagne sur le plateau d'une serveuse et il s'approcha d'elle à pas de velours.
- Mademoiselle.
Il lui tendit une flûte. Il la vit arquer un sourcil et hésiter une demi-seconde avant de prendre le verre.
- Merci.
- Vous êtes seule ?
Elle eut un demi-sourire, mais elle ne le regarda pas.
- Il semblerait.
Elle jouait l'indifférence, il aimait ça. Elle porta la flûte à ses lèvres, des lèvres pulpeuses, soulignées d'un rouge profond. Il s'imaginait déjà tout ce que ses lèvres promettaient, les baisers, les caresses et bien plus. Cette fille n'était pas seulement sexy, elle était érotique. Il la voulait, là, maintenant, il pouvait déjà sentir son corps sous le sien, entendre ses murmures et ses gémissements.
Il se pencha vers elle jusqu'à ce que ses lèvres effleurent son oreille.
- Vous ne trouvez pas cette soirée terriblement ennuyeuse ?
Elle eut un nouveau sourire en coin.
- Non pas spécialement.
Enfin un peu de résistance, d'ordinaire, il lui suffisait d'un mot et d'un sourire, pour se retrouver  avec autant de filles qu'il le souhaitait dans son lit.
- Vous n'allez pas me dire que vous vous éclatez, là toute seule dans votre coin.
Elle se tourna vers lui. Vraiment elle lui plaisait, elle dégageait quelque chose de spécial, il y avait dans son regard une lueur d'ironie en lieu et place du vide qu'il lisait d'ordinaire dans les yeux des filles qui traînaient dans ce type de soirée. Toutes ces filles faciles qui se laissaient aisément séduire simplement parce qu'il possédait l'argent et le pouvoir.
- Ça n'est pas ce que j'ai dit. C'est juste que cette soirée n'est ni pire, ni meilleure qu'une autre.
Elle porta à nouveau la flûte à ses lèvres.
- Ça ne vous tenterait pas de voir si on peut trouver mieux ailleurs ?
- Ça dépend vous proposez quoi ?
Lex savait qu'il ne pouvait décemment pas lui demander de but en blanc de coucher avec lui, elle l'enverrait probablement balader par principe. Il sortit un trousseau de clés.
- Ça vous tente une balade en voiture ?

Elle avait accepté. Ils roulaient maintenant depuis une bonne vingtaine de minutes. Elle était  silencieuse mais son sourire un peu ironique restait sur ses lèvres. Il sillonna les rues de Los Angeles et se dirigea vers les quartiers pauvres hispaniques, il venait de se rappeler que Gustavo, l'un de ses mécanos, lui avait parlé d'une soirée, sorte de bal populaire, qui promettait musique et alcool à foison. Il se gara à proximité des festivités et entraîna la femme dont il ignorait encore le nom.
L'orchestre jouait un morceau de bachata, musique sensuelle par excellence. Après lui avoir montré quelques pas de bases, il l’entraîna sur la piste de danse. Il plaqua son corps contre le sien et commença à le faire onduler, au son des guitares. Côté, regroupe, côté, pointe, elle paraissait suivre ses pas assez facilement, même si elle lui avait dit ne pas savoir danser la bachata, elle devait probablement savoir danser certaines danses latines pour se débrouiller aussi bien. Il compliqua un peu les figures. Il aimait cette danse, elle était idéale pour des préliminaires. Il fit descendre sa main au plus bas de son dos et la serra un peu plus contre lui.
Sa partenaire n'était pas seulement une bonne danseuse, elle se mouvait avec beaucoup de grâce et de sensualité. Il n'avait même pas commencé les préliminaires que déjà il sentait son corps réagir et, collée contre lui comme elle était, elle s'en était forcément rendu compte. Un coup d'œil lui permit de voir à son air amusé qu'effectivement c'était le cas. Il se pencha vers son oreille.
- Et si je vous emmenais dans un endroit un peu plus privé ?

Heureusement que son appartement, ou plutôt sa garçonnière, n'était situé qu'à un petit quart d'heure en voiture. À peine garé, il l'avait attirée hors de la voiture, avant de les précipiter dans l'ascenseur. Une fois à l'intérieur, il prit tout juste le temps d'appuyer sur le bouton, avant de la plaquer contre la paroi et de se jeter sur ses lèvres. Elle répondit à son baiser avec un appétit égal au sien. Elle s'accrochait à lui comme à une bouée de sauvetage. Ses mains parcouraient avidement ce corps dont il avait tellement envie et  qui enfin était à sa portée. Il quitta ses lèvres pour faire descendre ses baisers le long de sa mâchoire. Sa peau était douce et subtilement parfumée, une odeur de fleur, pivoine probablement. Il plongea dans le creux de son cou pour s'attaquer à son cou, alors que sa main droite se refermait sur l'un de ses seins. Elle eut une exclamation étouffée des plus encourageantes.
L'ascenseur tinta, ils avaient enfin atteint le bon étage. Ils se détachèrent et immédiatement il l'attrapa par le bras et la mena hors de l'ascenseur jusqu'à l'appartement. Ils firent quelques pas à l'intérieur avant qu'il ne la plaque à nouveau contre un mur. Il replongea dans son cou, son parfum était vraiment enivrant, mais cette fois-ci il fit descendre ses mains vers ses fesses. Il s'écarta un peu pour permettre à la jeune femme de déboutonner sa chemise. Il en profita pour fouiller dans sa poche et en sortir un préservatif. Il défit rapidement sa ceinture et fit tomber pantalon et caleçon à ses chevilles. Il fit ensuite remonter la robe de sa partenaire autour de sa taille alors qu'elle s'emparait du préservatif pour le rouler autour de son sexe. Lorsqu'elle eut terminé, il passa une main sous ses fesses pour la soulever, tandis que de l'autre il écarta le string qu'elle portait, une fois qu'ils furent positionnés correctement, il la pénétra doucement. Il l'entendit gémir à ce premier contact. Lui-même eut du mal à retenir un grognement.
Il eut besoin de quelques secondes pour se re-concentrer et entama un rapide va-et-vient. Comme désormais ses pieds touchaient à peine le sol, elle noua ses jambes autour de sa taille. Il appuya une main contre le mur pour se donner plus de puissance, mais cette position ne convenait pas, il ne pouvait pas se mouvoir avec autant de force et de facilité, qu'il l'aurait voulu. Il s'arrêta afin de pouvoir la porter jusqu'au guéridon qui se trouvait à trois pas de là. D'un revers il balaya les deux-trois babioles qui traînaient là. Une fois qu'il l'eut assise, il recommença immédiatement à bouger. Ses mouvements étaient rapides et puissants, presque brutaux, mais sans l'être vraiment. Il savait à ses gémissements qu'elle aimait ce qu'il lui faisait, mais elle ne paraissait pas encore sur le point de jouir, seulement il allait avoir du mal à tenir très longtemps, pourtant il n'était pas question qu'il jouisse et pas elle. Il glissa une main entre eux, puis après quelques tâtonnements, il trouva ce qu'il cherchait.
Ses gémissements redoublèrent alors qu'il massait ce petit bouton de chair entièrement dédié à son plaisir. Bientôt il sentit les parois de son vagin se comprimer autour de son sexe. Elle ouvrit la bouche, comme pour crier, cependant aucun son ne parvint à sortir. Lui-même ne put contenir ses grognements. Puis tout fut fini.

Après avoir repris leur respiration, ils se détachèrent l'un de l'autre. Lex se dirigea vers la poubelle de la cuisine, afin de s'occuper du préservatif. Celle-ci étant ouverte sur le salon, il vit sa partenaire se rendre sur la terrasse. Il se débarrassa de ses vêtements avant de la rejoindre. Elle était accoudée à la balustrade et regardait la ville. Il vînt se placer derrière elle et posa ses mains sur la balustrade de part et d'autre de sa compagne.
- La vue te plaît ?
Elle ne répondit pas mais Lex ne lui en tint pas rigueur, il ne l'avait pas faite venir pour discuter de toute façon. Il fit glisser les bretelles de sa robe et commença à déposer de petits baisers dans son cou. Elle bascula la tête en arrière de manière à ce qu'elle repose sur son épaule. Il continua de faire descendre la robe, passa la poitrine, toujours gainée d'une dentelle noire brodée de blanc. Il passa ensuite les hanches, dévoilant un string assorti et fit tomber la robe à ses pieds. Il reprit l'exploration de son corps, mais en prenant son temps cette fois-ci.  Il était nu, mais pas elle. Il était temps de revenir à égalité. Il choisit de s'attaquer d'abord à son soutien-gorge. Il fit glisser une bretelle, puis l'autre. Il plongea ensuite les mains dans les bonnets de ce charmant balconnet de dentelles. Il joua un peu avec les mamelons et lorsqu'ils commencèrent à pointer, il dégrafa son soutien-gorge qui rejoignit la robe par terre. Ses mains revinrent immédiatement couvrir sa poitrine, s'attardant quelques secondes avant de descendre plus bas. Il prit son temps pour explorer son ventre qu’il sentait parfois se contracter sous ses doigts. Puis, il descendit encore plus bas. Il joua un moment avec l'élastique de son string avant de le faire tomber à ses pieds. Maintenant elle était nue, si on excluait bien sûr la paire de talons aiguilles noirs qu'elle avait encore aux pieds. Lex n'était pas spécialement un fétichiste des talons mais elle était bien plus petite que lui et ses chaussures la mettaient à la bonne hauteur. Il caressa son mont de vénus, elle était épilée mais pas complètement, elle avait juste laissé un petit cœur de poils blonds. Des brunes qui devenaient blondes c'était courant, mais l'inverse était plus rare. Il ne s'attarda pas sur cet état de fait et fit descendre sa main entre ses cuisses. Il fut satisfait de constater que son intimité était déjà humide. Il la pénétra de deux doigts tout en stimulant son clitoris.
Lorsqu'il l'estima prête, il enfila un préservatif et la fit ensuite se pencher légèrement en avant puis, passant un bras autour de sa taille, il la pénétra. Elle eut un gémissement rauque et Lex vit ses mains se crisper sur la rambarde. Ses réactions étaient plutôt discrètes mais il savait malgré tout qu'elle prenait du plaisir, certains signes ne trompent pas et Lex avait depuis longtemps appris à les reconnaître. Un bras toujours autour de sa taille, il posa sa main libre sur la rambarde et commença à bouger en elle. Ses mouvements étaient amples et tout en douceur. Rapidement, elle commença à bouger avec lui de façon parfaitement synchronisée. Enhardi, Lex agrippa ses hanches et accéléra le rythme. Il vit ses mains se refermer davantage sur la rambarde et elle bascula la tête en arrière, visiblement frappée par un orgasme puissant. Les spasmes violents de son sexe qui se contractait autour du sien firent basculer Lex qui la rejoignit dans l'orgasme.
Il se retira mais sentant sa partenaire chancelante, il passa un bras autour de sa taille. Il la conduisit jusqu'au jacuzzi, l'aida à se débarrasser de ses chaussures, avant de la laisser s'asseoir dans l'eau bouillonnante. Il se débarrassa ensuite du préservatif et alla la rejoindre. Il s'installa en face d'elle et ils se fixèrent un long moment du regard. Elle était vraiment sublime, et maintenant qu'il la regardait mieux la lueur dans ses yeux lui paraissait vaguement familière.
Une petite pause était la bienvenue, mais il était temps de revenir aux choses sérieuses. Il traversa le jacuzzi. Puis, après avoir déposé un court baiser sur ses lèvres tandis qu'il écartait ses cuisses, il plongea sous l'eau. Le cunnilingus sous l'eau était un exercice délicat mais ça ne lui faisait pas peur. Il écarta ses lèvres de deux doigts pour y introduire sa langue avant de se mettre à sucer son clitoris. Quand l'air vint à manquer, il remonta à la surface et s'empara de ses lèvres. Sans cesser de l'embrasser, il la souleva de manière à l'asseoir sur le rebord du jacuzzi, avant de repartir entre ses cuisses. Elle avait un parfum musquée, il s'activa un peu plus sur son clitoris et bientôt il commença à l'entendre gémir. Elle bascula la tête en arrière et jouit.
Quand elle eut repris ses esprits, il l'attira à nouveau à lui et l'assit sur ses genoux dans l'eau du jacuzzi. Après plusieurs minutes de caresses et divers baisers, Lex la souleva pour la sortir du bassin. Il l'enveloppa d'une serviette, s'en noua une autour de la taille, avant de la soulever pour la mener jusqu'à la chambre. Une fois à l'intérieur, il la déposa sur le lit puis enfila un préservatif pour lui faire l'amour encore et encore, jusqu'à ce qu'ils s'effondrent épuisés sur le lit, avant de s'endormir côte à côte.

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quidam2
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MessageSujet: Re: La Femme    Lun 26 Jan 2015 - 19:31

J'ai vraiment hâte à la suite
Plus le feu sacre du chlex je souhaite
Réellement que non qu'il y a toujours
Une braise sur les cendre prête à renaître
Tel un phénix quand tu sera prête
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Laenan
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MessageSujet: Re: La Femme    Sam 31 Jan 2015 - 17:20


cheers

Tu sais tout le bien que j'en pense hein mais je viens quand même posté un commentaire Smile Bon ça doit bien faire la 4ème voire 5ème fois que je lis ce passage mais je ne m'en lasse pas ! C'est du NC-17 de compétition, ça sert à rien de lutter ^^

Vivement la suite ! (On est déjà samedi ! Razz )


PS : Pour les fonctionnalités Word, c'est l'expérience de la correctrice de mémoires et autres rapports de stage... Autant dire que je préfère corriger des fics comme les tiennes ! xD

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Alexiel
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MessageSujet: Re: La Femme    Sam 31 Jan 2015 - 22:27

quidam2 : Wahou, je suis très touchée par ce joli poème.
Laenan : Hier, j'étais totalement à l'ouest, mais ayé, le voilà !

Chapitre 2 : La Femme cachée

Elle ouvrit les yeux en grands. Merde, merde, merde, mais dans quelle galère était-elle allée se fourrer ? En une nuit, elle avait brisé toutes les règles, les siennes propres et celles de sa profession. Ne jamais passer la nuit avec le client, ne jamais se rendre chez le client, garder le contrôle de la situation et surtout, surtout, ne jamais jouir.
Bon, tout d'abord, elle devait rester calme, avec un peu de chance, il dormait encore et elle pourrait filer sans être vue. Elle prit une grande inspiration et tenta de jeter un coup d'œil discret à côté d'elle, mais le lit était vide, il restait juste sa perruque brune, qui traînait entre deux oreillers. Et merde, en plus elle allait devoir lui raconter un bobard à ce sujet, pour qu'il lui fiche la paix. Elle roula sur le dos.
- Ça y est ? Réveillée ?
Elle se redressa brutalement. Il était assis sur un fauteuil dans un coin de la chambre. Depuis quand était-il assis là à la regarder ?
- Alors comment vas-tu Chloé Sullivan ?
Sa surprise fut telle qu'elle manqua de se décrocher la mâchoire. À ce stade, jamais elle n'aurait cru qu'il finirait par la reconnaître. Elle pensait vraiment être sauvée de ce côté-là. Raté.
- Comment tu m'as reconnue ?
- Les cheveux blonds et quelque chose de familier dans le regard. Et puis, quand tu dors, tu parais beaucoup plus jeune et je t'ai déjà regardée dormir, tu fronces toujours le nez quand tu rêves. Une fois que je t'ai eu reconnue, je me suis demandé pourquoi tu m'avais suivi, on ne peut pas vraiment dire que l'on se soit quitté en très bon terme. Je me suis alors souvenu que tu voulais devenir journaliste, j'en ai déduit que tu avais flairé un scoop. J'ai donc vérifié que tu n'avais fait ni enregistrement ni photo. Quelle ne fut pas ma surprise quand je suis tombé là-dessus.
Il s’agissait de la carte de visite de l'agence de Marilyn.
- Alors je suis curieux, j'aimerais vraiment savoir comment Chloé Sullivan, jeune femme brillante promise à un bel avenir journalistique, s'est-elle retrouvée à travailler pour la plus célèbre et la plus chère des agences de call-girls de Los Angeles ?
Elle s'était relevée et sortit du lit entièrement nue, il y avait bien longtemps qu'elle avait perdue toute pudeur. C'était presque obligatoire lorsque l'on exerçait un métier comme le sien.
- Je ne vois pas en quoi ça te regarde. Tu l'as dit toi-même, c'est pas comme si on s'était quitté en très bon terme.
Elle sortit de la chambre pour aller récupérer ses vêtements qui devaient toujours traîner sur la terrasse. Lex lui emboîta le pas.
- En rien, mais je suis d'un naturel curieux et ça m'intrigue. D'ailleurs, puisque j'y suis, j'aimerais aussi savoir s'il t'arrive souvent de faire ce genre de petits extras non payés ?
Chloé se figea. Merde, elle avait oublié ce petit détail. Toutes les filles participant à la soirée avait été payées pour faire acte de présence, tous les "extras" nocturnes étant en supplément et à la charge du client. « Extras » qu'il était conseillé de faire si on ne voulait pas avoir à faire à Marilyn. Chloé ne pouvait donc pas se pointer chez elle sans le paiement pour la nuit, Marilyn n'était pas spécialement méchante, mais elle tenait un business et entendait que ça lui rapporte. En plus, tout le monde avait dû la voir partir en compagnie d'un homme, homme avec qui elle avait forcément passé la nuit. Bref, il fallait qu'elle ramène le pognon. Elle allait donc devoir faire un passage par la banque pour récupérer du liquide, elle préférait encore payer de sa poche, plutôt que de demander le moindre dollar à Lex. Elle avait fait une connerie et elle devait assumer.
Elle était tellement absorbée par ses réflexions que lorsque Lex lui effleura le bras pour attirer son attention, elle sursauta.
- Chloé ?
Elle tenta de reprendre contenance
et se dirigea à nouveau vers la terrasse. Elle était en train de ramasser ses vêtements quand Lex reprit la parole.
- Tu n'as pas répondu à ma question.
Elle releva la tête pour le regarder dans les yeux.
- Parce qu'il n'y a rien de spécial à en dire et qu'en plus tu connais parfaitement la réponse.
- Alors pourquoi m'avoir suivi ? C'est pas comme si la première fois ça c'était super bien passé, enfin le sexe était bien, plus que bien même, mais on était pas vraiment sur la même longueur d'onde.
Elle soupira, elle était certaine qu'il ne lui ficherait pas la paix avant d'avoir une réponse. Il était au moins aussi têtu qu'elle, étrangement, ça faisait partie des détails qui l'avaient séduite autrefois, là ça la contrariait plus qu'autre chose.
- Au début, je voulais juste voir jusqu'où tu irais et si tu finirais par me reconnaître et puis les choses ont un peu dérapé.
- Un peu dérapé ? C'est comme ça que tu appelles une nuit de sexe et de passion. Je suis vexé.
Chloé grogna. Il n'avait pas non plus perdu son sens de l'ironie.
- Fous-moi la paix, Lex. Qu'est-ce que ça peut te foutre d'abord ?
Tout ça commençait sérieusement à l'agacer, il fallait qu'elle s'en aille et vite. Elle finit de se rhabiller et se dirigea vers la sortie.
- Attends, prends ça.
Il lui tendit une enveloppe, enveloppe qui contenait probablement de l'argent. Comment connaissait-il les tarifs et où avait-il pu trouver l'argent, elle s'en fichait et il était hors de question qu'elle le prenne.
- Garde ton fric, Lex.
Et elle partit.

Elle attendit quelques minutes que le taxi qu'elle avait appelé dans l'ascenseur arrive puis, elle monta dans la voiture et demanda au chauffeur de la conduire vers le centre-ville, loin de Lex et de toute cette histoire. Elle devait s'éclaircir les idées et surtout oublier la nuit qui venait de se dérouler. Dans un premier temps, il lui fallait passer à la banque, afin de récupérer suffisamment de liquide pour payer Marilyn, ensuite elle devait passer au bureau de celle-ci pour lui remettre l'argent, pour enfin rentrer chez elle et se planquer sous la couette.
Le passage à la banque fut rapide, les employés la connaissaient bien et avait l'habitude qu'elle dépose ou retire de belles sommes en liquide, ils ne lui firent donc aucune difficulté. Mais le passage au bureau de Marilyn le fut beaucoup moins.
Elle avait dû sentir que quelque chose n'allait pas chez Chloé et elle l'avait bombardée de questions diverses, sur le déroulement de la soirée, de la nuit, sur l'identité de son client... Chloé avait eu la désagréable sensation de subir un interrogatoire en règles. Il était rare que Marilyn se montre aussi curieuse sur ses activités et Chloé n'avait que moyennement apprécié cette inquisition, de plus quelque chose la dérangeait. Finalement, ça avait duré des heures.

Quand elle fut enfin rentrée chez elle, elle avait juste pris le temps de prendre une douche avant de se précipiter sous la couette, pour dormir et tout oublier.
Mais elle n'avait pas pu oublier, elle s'était remémoré cette fichue soirée jusque dans les moindres détails. Sa démarche de prédateur lorsqu'il s'était approché d'elle, le frisson qu'elle avait ressenti quand ses lèvres l'avaient effleurée pour murmurer à son oreille, ses mains partout sur son corps, dans les moindres replis. Et ce plaisir, un plaisir qu'elle n'avait plus ressentit depuis la première fois. Lex avait évoqué cette première fois, sa première fois, leur première fois. Elle avait pu entendre le remord dans sa voix. Ainsi, même Lex Luthor pouvait ressentir du remord, comme quoi, tout le monde était capable de changer, elle-même avait bien choisi de devenir une prostituée. Presque contre son grès, ses pensées se dirigèrent vers cette fameuse première fois et Chloé n'aimait pas penser à cette période de sa vie, tout était encore possible alors, mais c'était tellement loin maintenant.

Lex avait toujours été séduisant, beau, élégant, brillant, en cela il était tellement différent des garçons dont elle avait l'habitude. D'ailleurs, il n'entrait plus vraiment dans la catégorie de ce qu'on pouvait appeler "un garçon". Alors forcément, l'adolescente qu'elle était à cette époque était immédiatement tombée sous son charme. D'autant que malgré leur différence d'âge, ils s'entendaient plutôt bien et Chloé appréciait beaucoup qu'il lui parle d'égal à égale. Lorsqu'elle était avec lui elle avait l'impression de jouer enfin dans la cour des grands, c'était agréable d'avoir la sensation d'être appréciée à sa juste valeur. Mais ils n'évoluaient pas du tout dans les mêmes milieux et leurs rencontres étaient rares, c'était donc sous les prétextes les plus divers, un message de son père, un article pour la Torche, qu'elle avait cherché à le voir le plus souvent possible. Et puis, sans qu'elle ne s'en rende compte, des sentiments s'étaient installés, elle était tombée amoureuse de lui. C'était un amour d'adolescente, certes, mais c'était tout de même de l'amour.
Alors, l'impensable s'était produit, Lex avait commencé à flirter avec elle. Au début, elle avait cru que son imagination lui jouait des tours, qu'elle prenait ses rêves pour des réalités. Ça lui était déjà arrivé avec Clark, elle avait très mal lu les signes qu'il lui envoyait et elle en avait beaucoup souffert. Avec Lex, elle s'était montrée prudente mais progressivement les signes étaient devenus beaucoup plus clairs, plus explicites. Et un soir qu'elle se trouvait au manoir sous un prétexte quelconque, il l'avait embrassée.
Il avait commencé tout en douceur, ses baisers paraissaient presque hésitants, comme s'il avait cherché à tester le terrain pour s'assurer qu'elle le voulait aussi. Mais quand il avait senti son désir et aussi une certaine forme d'impatience, il était rapidement passé à la vitesse supérieure et avait dépassé le stade des simples baisers pour passer à quelque chose de beaucoup plus sensuel.
Lex s'était montré très entreprenant, il ne laissait planer aucun doute quant à son but final. Ses caresses s'étaient faites plus osées, s'insinuant sous ses vêtements, touchant sa peau et flattant ses formes généreuses. Il avait les mains habiles et savait exactement quoi faire pour attiser le désir de sa partenaire, mais sans pour autant aller trop loin. Puis finalement il avait murmuré à son oreille qu'il avait envie d'elle.
Chloé s'était sentie tellement grisée par toutes les sensations que Lex avait fait naître en elle. Personne ne lui avait jamais porté ce type d'intérêt avant, les garçons avaient tendance à la trouver un peu bizarre. Alors forcément, elle s'était laissée faire sans vraiment y penser, pas qu'elle n'en ait pas eu très envie, mais elle aurait dû y réfléchir à deux fois avant de se précipiter dans le lit d'un homme dont la réputation de coureur n'était plus à faire.
Il l'avait menée jusqu'à sa chambre et après avoir refermé la porte du pied, il avait commencé à la dévêtir avec beaucoup de dextérité. En à peine quelques minutes, elle s'était retrouvée entièrement nue, debout au milieu de la pièce face à lui toujours vêtu, elle s'était sentie très mal à l'aise. Lex l'avait dévorée avec des yeux gourmands, avant de l'allonger sur le lit. Puis, à son tour, il se déshabilla avec une certaine rapidité, mais non sans grâce, Chloé l'avait même soupçonné de lui avoir fait le show. Il était beau, Chloé ne pouvait pas le nier, musclé mais pas trop, il avait aussi une certaine élégance et beaucoup de sensualité. Ensuite, il l'avait rejointe sur le lit. Dès qu’il avait été à ses côté, il avait repris ses caresses, mais cette fois, il n’y avait plus que sa peau nue contre la sienne. Une fois qu’il l’avait sentie prête, il avait enfilé un préservatif et l’avait pénétrée. Elle avait eu mal au début, bien sûr, mais Lex savait ce qu'il faisait et il avait fait les choses avec beaucoup de douceur, alors rapidement elle avait commencé à y prendre du plaisir. Elle avait même eu un orgasme.
Ils avaient fait l'amour deux fois cette nuit-là, avant de s'endormir côte à côte. Mais le lendemain, quand elle lui avait demandé quand elle le reverrait, il lui avait gentiment fait comprendre que tout ceci n'était l'affaire que d'une nuit. Et elle avait eu le cœur brisé. Certes il ne lui avait rien promis de plus, il ne lui avait pas menti pour la mettre dans son lit, mais elle n'était qu'une adolescente un peu naïve et l'espace d'une nuit elle avait cru à plus.
Et aujourd'hui, malgré tout ce qui s'était produit entre eux, malgré ce qui s'était passé après le départ de Lex, malgré le métier qu'elle avait choisi d'exercer, elle avait encore trouvé le moyen de se laisser séduire. Oh, elle n'était pas retombée amoureuse de lui en une seule soirée, il y avait bien longtemps que Chloé avait cessé de croire en l'amour, mais elle s'était laissée avoir par son numéro de séduction comme une débutante et elle avait du mal à l'avaler. Alors, elle voulait l'oublier et reprendre le cours de sa vie.

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MessageSujet: Re: La Femme    Dim 1 Fév 2015 - 16:07


Toujours aussi bon !

A ce moment-là je me demandais quand même ce qui avait poussé Chloé à devenir prostituée (c'est quand même pas un chagrin d'adolescente qui pousse sur cette voie-là hein ^^)

J'ai hâte d'être à la semaine prochaine ! Very Happy


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MessageSujet: Re: La Femme    Sam 14 Fév 2015 - 23:38

Note : Bon j'ai comme qui dirait une grosse semaine de retard, mais voilà la suite !

Chapitre 3 : La Femme parmi les autres

Leur première fois, Lex s'en souvenait comme si c'était hier, Chloé n’était pas le genre de femmes qu’on oublie facilement. Elle lui avait plu dès l’instant où ils s'étaient rencontrés dans son bureau de La Torche, elle était lumineuse et ses yeux brillaient d'intelligence. Alors c'est vrai, il avait tout fait pour la séduire et la mettre dans son lit. À l'époque, il n'en avait éprouvé ni honte, ni remord, il était du genre à profiter de tout ce que la vie pouvait lui offrir sans vraiment se poser de questions et à ce moment-là, ça avait été Chloé. Il n'avait pas voulu la blesser, à vrai dire ça ne lui était même pas venu à l'esprit qu’il pouvait le faire. Il s'était montré parfaitement honnête avec elle, il était tellement sûr de lui qu’il n’avait même pas essayé de la baratiner, mais il avait surtout été stupide. Elle n'avait que seize ans et s’il avait été un peu plus malin, il aurait su que pour elle le sexe s'accompagnait forcément de sentiments.
Il l'avait faite souffrir sans même le vouloir. S'ils s'étaient rencontrés plus tard, il aurait peut-être pu y avoir quelque chose de solide entre eux, mais à l'époque il était trop immature et c'était totalement impensable pour lui d'entretenir une relation stable. Et aujourd'hui, il était bien trop blasé pour ça. Ils s'étaient manqués, c'était pas de chance, mais c'était comme ça.

Seulement voilà, maintenant il lui était totalement impossible de se la sortir de la tête et ça n’était pas faute d’essayer. Il était retourné à sa vie, avait continué de fréquenter les mêmes filles, mais elle l'obsédait, et pas seulement parce qu'ils avaient vécu l'une des meilleures nuits de sexe de sa vie. Il se demandait comment cette adolescente si brillante et pleine de vie, passionnée de journalisme, s’était retrouvée si loin de chez elle dans la peau d'une prostituée de luxe blasée.
D’ordinaire dans ce genre d’histoires, on avait une jeune provinciale naïve qui débarquait à Hollywood dans l’espoir de faire du cinéma et qui, suite à de fausses promesses, se retrouvait dans le milieu du porno ou de la prostitution. Mais pour Chloé, il n'imaginait pas une seule seconde que ça ait pu se passer comme ça. Non, il devait y avoir une autre raison, quelque chose de plus grave. Il voulait savoir, Lex avait toujours été obsédé par la vérité, alors il engagea un détective privé.
Après quelques semaines de recherches, il apprit la vérité, l'horrible vérité, dont il était partiellement responsable. Après qu'il eut quitté Smallville et LuthorCorp, Gabe Sullivan, le père de Chloé, avait pris sa place à la tête de l'usine de Smallville. C'était un homme profondément honnête, tout le contraire de Lionel en somme, il n'avait donc pas pu rester indifférent face aux diverses malversations du père de Lex. Et il en avait finalement payé le prix fort. Gabe était mort dans un mystérieux accident, très probablement provoqué par Lionel, et Chloé s'était retrouvée seule, perdue et sans un sous. Elle avait alors complètement disparu de la surface du globe pour réapparaître quelques mois plus tard, sous le nom de Candice Johnson, dans les brigades de choc de Marilyn. D'après les quelques éléments, non vérifiés, que le détective avait pu glaner, Chloé aurait croisé la route de Marilyn un peu par hasard alors qu'elle tentait de survivre tant bien que mal et lorsque la maquerelle lui avait proposé de l'argent facile, désabusée et perdue comme elle devait l'être, elle avait accepté.
Bien que dans le fond il n'y fût pas pour grand chose dans cette histoire, Lex ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable. S'il n'avait pas tourné le dos à son père, est-ce que tout cela se serait produit ? Et Chloé ? Le rendait-elle responsable de ce qui était arrivé à son propre père ? Probablement pas, elle n'aurait pas passé la nuit avec lui sinon, si ? Il était perdu, il avait besoin de réponses, comme toujours, et elle continuait de l'obséder. Il devait la revoir afin d'éclaircir toutes ces questions qui le hantaient et pouvoir enfin l'oublier.
Au cours de ses investigations, Lex découvrit que Chloé comptait parmi ses clients réguliers Stephen qui faisait partie de ses connaissances également. De plus Stephen organisait régulièrement des soirées tendance orgiaques, et généralement, en raison d’un déficit en participantes, il conviait des professionnelles pour distraire ses invités. Lex n’y assistait pratiquement jamais et plus depuis longtemps, il n’aimait pas avoir à faire à des prostituées. Il n’avait rien contre leur choix de vie, il était mal placé pour les juger, mais le sexe tarifé manquait d’intérêt à ses yeux. Il aimait faire jouir sa partenaire, c’était une sorte de défi, et c’était aussi une chose qu’une prostituée ne faisait pas. Cependant lorsque Stephen lui avait parlé d’une prochaine soirée, Lex avait accepté l’invitation dans l’espoir qu’il pourrait y voir Chloé.
Et effectivement, elle se trouvait là lorsqu’il arriva. Lex s’était arrangé pour arriver avec un peu de retard, afin d’éviter les présentations et autres mondanités, mais pas trop tard tout de même pour ne pas que Chloé soit déjà "occupée" avec un autre. Lex préférait vraiment ne pas penser à cette éventualité.
Quand il entra dans le salon, il la repéra immédiatement. Elle se tenait debout près du bar comme la dernière fois où il l’avait vue. Et elle jouait de nouveau l’indifférence, probablement sa marque de fabrique. Il l’observa un petit moment. Cette femme était très différente de la Chloé qu’il avait connue à Smallville mais elle lui plaisait tout autant.
Bon, il n’était pas là pour s’amuser. Il se dirigea droit vers elle, l'attrapa par le bras et l’entraîna à sa suite. Il la tenait avec une certaine douceur, mais surtout avec fermeté. Elle voulut protester mais il lui intima de se taire. Il préférait éviter le scandale et ils auraient tout le temps de discuter lorsqu’ils seraient seuls. Étonnamment, elle obéit. Ils montèrent à l’étage et Lex la fit entrer dans la première chambre de libre qu’ils croisèrent.
Une fois dans la chambre, elle se dégagea de son emprise d’un geste brusque.
- Je peux savoir ce que tu fiches ici, Lex ?
- Il fallait que je te voie.
- Très bien. Je me déshabille tout de suite ou tu préfères t’en charger toi-même comme la dernière fois ?
- Ni l’un, ni l’autre. Il faut qu’on se parle.
- On n’a rien à se dire.
- Toi peut-être, mais moi j’ai des choses à dire.
- Et si je n’ai pas envie de t’écouter ?
- Franchement qu’est-ce que ça te coûte ? Et je ne compte pas te laisser le choix, mais en prime, je t’offre une soirée de repos.
- Tu veux dire que tu n’as pas l’intention de profiter de mes services ?
- Non, je n’aime pas payer pour du sexe.
Elle lui lança un regard sceptique.
- Tu n’es quand même pas venu me faire la morale sur mon choix de profession ?
- Non, je ne te juge pas, pas plus que toutes ces femmes qui se prostituent plus ou moins volontairement. Je dis juste que je n’aime pas payer pour coucher. D’abord, parce que je n’en ai pas besoin et ensuite, parce que j’aime le jeu de la séduction. Mais surtout, j’aime que ma partenaire prenne vraiment son pied, pas qu’elle fasse semblant.
Elle eut un petit ricanement moqueur.
- Que tu me crois ou non m’importe peu. De toute façon, ça n’est pas de ça que je suis venu te parler, j’ai des choses à te dire et tu vas les écouter. J’ai appris ce qui était arrivé à ton père et je sais aussi que c’est mon père qui en est responsable. Tu as tenté de le lui faire payer mais il était bien plus fort que toi et tu as été contrainte de disparaître. J’ignore ce qui t’a poussée exactement à travailler pour Marilyn, mais je sais que la fille que j’ai connue à Smallville n’aurait jamais choisi cette voie par plaisir.
Elle fit mine de l’interrompre.
- Laisse-moi finir. Je sais aussi que je suis indirectement responsable de tout ça. Si j’avais choisi d’affronter mon père au lieu de fuir comme un enfant gâté qui n’a pas obtenu ce qu’il voulait, les choses n’auraient pas été si tragiques.
- Ne dis pas de bêtises Lex, qui sait ce qui aurait pu se passer. C’est peut-être toi qui aurais eu un malencontreux accident. Ou alors tu serais devenu comme ton père.
- Mais ton père serait probablement encore en vie. Et qui se serait soucié de ce qui aurait pu m’arriver ?
- Personne ne peut dire ce qui se serait passé et se perdre en conjecture ne sert à rien. Et moi je m’en serais souciée. Je t’ai aimé, bien que tu m’aies brisé le cœur en te comportant comme...
- Le dernier des enfoirés.
- J’aurais dit trou du cul mais enfoiré ça marche aussi. Pourquoi tu m’as fait ça, Lex ?
- Parce que tu me plaisais et que j’étais un abruti incapable de réfléchir plus loin que l’instant présent.
- En somme, tu voulais juste coucher avec moi.
- Oui. Je ne dis pas que je ne t’appréciais pas. Tu étais une fille brillante, sympathique, passionnée, mais à cette époque, je ne pouvais pas t’offrir autre chose. J’étais à peine capable d’affection, alors aimer... Par contre, j’aurais dû savoir qu’il n’en était pas de même pour toi. Je ne voulais pas te faire souffrir mais je n’ai simplement pas réfléchi. Je n’ai compris que bien plus tard à quel point j’avais dû te faire du mal.
- Et aujourd'hui ?
- Quoi ?
- Tu es capable d’aimer ?
Il eut un petit rire désabusé.
- Non, je crois que j’ai laissé passer ma chance. J’ai aimé une femme, il y a quelques années, mais ça n’a pas fonctionné. Je ne suis simplement pas fait pour ça.
- Tu préfères enchaîner les coups d’un soir ?
Il ne répondit pas et se contenta de hausser les épaules. Il n’avait pas vraiment de réponse à cette question.
- Enfin bref, ça ne va pas changer grand chose à nos vies mais je pense que tu méritais une explication.
- Et c’est tout ?
- Oui.
- On fait quoi maintenant ?
- Tu peux repartir au salon subir les assauts de crétins en rut à moitié bourrés ou tu peux rester là.
- Et si je reste là, il va m’arriver quoi ?
- Rien. Je te l’ai dit, je n’aime pas payer pour le sexe. Ni avec toi, ni avec une autre. Alors tu peux profiter de cette soirée tous frais payés pour glander dans cette chambre. La seule contrainte c’est que tu vas devoir supporter ma présence mais je te promets de me faire discret.
Joignant le geste à la parole il s’installa dans le fauteuil de la chambre avec son ordinateur qu’il avait amené avec lui. Tout en faisant plus ou moins mine de s’occuper, il l’observa du coin de l'œil. Elle resta debout un moment, plantée au milieu de la chambre à ne pas trop savoir quoi faire. Puis elle sembla prendre une décision, elle ôta ses chaussures, se débarrassa de sa perruque avant de venir se planter devant lui.
- File-moi ta chemise.
- Pardon ?
- Quitte à glander tout la soirée, autant être un minimum confortable et c’est pas dans cette tenue ridicule que je vais y arriver, alors file-moi ta chemise. Vu la température de la chambre, le T-shirt que t’as en-dessous est largement suffisant. Et puis je te laisse la moitié du lit, ce fichu fauteuil ultra design et probablement hors de prix a l’air horriblement inconfortable et je ne tiens pas à ce que tu viennes jouer les martyrs plus tard.
Lex se débarrassa de ses chaussures et s’allongea à droite du lit avec son ordinateur tandis que Chloé se glissait sous les draps à sa gauche après avoir allumé la télé. Elle zappa quelques secondes avant de tomber sur une vieille comédie musicale avec Fred Astaire.
- J’ignorais que tu aimais ce genre de films.
- Il y a beaucoup de choses que tu ignores à mon sujet, Lex.
- Vrai.
Ils se turent un long moment puis Chloé reprit la parole.
- Je suis sûre que tu es du genre à aimer les films d’intellos incompréhensibles.
- En fait, j’ai une préférence pour les vieux westerns avec Clint Eastwood et la musique d’Ennio Morricone.
- Ha ouais ?
- Et oui. J’adore ça depuis tout gamin. Tu ignores aussi beaucoup de choses à mon sujet, Chloé Sullivan.
Ils se turent à nouveau.
Lex ne sut pas si Chloé avait vu la fin du film ou pas, car lorsqu’il jeta un œil sur elle, elle dormait profondément.

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MessageSujet: Re: La Femme    Dim 22 Fév 2015 - 20:53

Note : Étant totalement incapable de tenir le rythme (alors même que tout est écrit), je poste les deux derniers chapitres maintenant.

Chapitre 4 : La Femme spéciale

Chloé sentait des mains parcourir son corps mais elle ne savait pas à qui elles appartenaient. Hormis la sensation de ces mains sur son corps, tout le reste était flou. Et la seule chose que Chloé savait, c'est qu'elle aimait sentir ces mains sur elle. Elles lui procuraient beaucoup de plaisir, tellement de plaisir qu'elle était sur le point de...
Chloé se réveilla. Elle avait chaud et elle se sentait frustrée. Bien sûr, ça n'était pas la première fois qu'elle faisait un rêve érotique mais celui-ci avait été particulièrement vivant. Elle émergea un peu plus du brouillard du sommeil et prit conscience du corps de Lex à côté du sien. Elle avait l'impression qu'il irradiait littéralement de chaleur. Elle remua mal à l'aise. Le souvenir encore vivace de son rêve et la proximité du corps de Lex provoquaient en elle des sensations dont elle n'avait plus l'habitude. Mais, pourquoi diable lui avait-elle proposé de partager le lit ? Elle s'agita encore un peu plus.
- Tout va bien ?
Elle faillit sursauter. Elle ne s'était pas rendu compte qu'il était réveillé.
- Oui, oui, j'ai juste fait... un cauchemar.
- Un cauchemar ? Vraiment ? À tes gémissements on aurait pu croire autre chose.
Ses mots lui firent l'effet d'une douche froide. Elle s'écarta de lui.
- Fiche-moi la paix Lex.
- Hé ! C'est toi qui me harcèle sexuellement dans ton sommeil.
Elle grogna en constatant que c'était bien elle qui s'était rapprochée de lui et se recoucha à sa place. Depuis combien de temps n'avait-elle pas ressenti d'attirance pour un homme ? Lex n'avait pas été le dernier, ni même le premier d'ailleurs, mais c'était avec lui qu'elle était passée à l'acte la première fois. Elle avait eu quelques flirts après lui, mais tout c'était arrêté à la mort de son père. Elle avait définitivement perdu ses dernières illusions dans la courte lutte qui l'avait opposée à Lionel.
- Lex ?
- Oui ?
- La première nuit où on a fait l'amour, tu savais qu'on était filmés ?
- QUOI ?!
Visiblement non. Chloé avait toujours eu un doute quant à l'implication de Lex dans cette histoire, et ce doute s'était conforté suite à la tirade de Lex la veille au soir.
- Mais de quoi est-ce que tu parles ?
- Quand j'ai tenté bêtement de faire tomber ton père pour le meurtre du mien, il y a eu beaucoup de coups bas, mais l'un des pires a été quand il m'a montré cette vidéo de nous deux.
- Je savais que mon père était une ordure et je savais qu'il avait fait placer des caméras dans le manoir pour m'espionner, mais j'ignorais qu'il avait aussi piégé ma chambre, je ne l'imaginais pas aussi pervers.
- Je te crois Lex.
- Donc mon père s'est aussi servi de notre courte aventure contre toi. Pas étonnant que tu sois devenue suffisamment désabusée pour faire ce boulot.
- Toutes mes décisions ne tournent pas autour de toi et de ton père.
Il l'attrapa par le bas du visage et l'obligea à lui faire face.
- Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que je n'ai pas une part, même minime, dans cette histoire.
Elle grogna. Bien sûr qu'il avait sa part de responsabilité dans tout ça. À cause de lui, elle avait perdu toute foi dans la gente masculine. Et ça n'était pas les deux crétins qu'elle avait fréquentés ensuite qui y avaient changé quoi que ce soit.
Il la lâcha et reprit :
- J'ai un truc à te proposer.
- Je t'écoute.
- Voilà, j’en ai assez d’enchaîner les coups d’un soir mais en même temps je ne peux me lancer dans une relation suivie et prendre le risque qu’elle développe des sentiments auxquels je ne pourrais pas répondre.
- Et alors quoi ?
- Alors franchement, les deux nuits que j’ai passées avec toi étaient parmi les meilleures sexuellement parlant, surtout la deuxième il faut bien l’avouer.
- Attends Lex, tu n’es pas en train de suggérer qu’on remette ça.
- Bien sûr que si et régulièrement en plus.
- Je croyais que tu n’aimais pas payer pour la bagatelle.
- J’ai pas l’intention de te payer.
Elle éclata de rire.
- Je suis très sérieux, Chloé.
Il se tourna sur le côté et elle sentit sa main se poser sur son épaule l’incitant à faire de même. Elle poussa un long soupir et concéda à lui faire face à nouveau.
- Franchement Lex, pourquoi est-ce que j’irai coucher avec toi gratuitement alors que je peux me faire plusieurs milliers de dollars en une nuit avec un autre ?
- Parce que tu as besoin de prendre ton pied de temps en temps quoi que tu en dises. Et là dessus, je peux t’aider.
- Toi, tu gagnes des passes gratuites et moi, ça me rapporte quoi ? D’hypothétiques orgasmes ?
- Tu le fais exprès ou tu ne vois vraiment pas où je veux en venir ? Il ne s’agit pas de gagner des passes gratuites. Tu sais ce n’est pas de payer pour le sexe qui me gêne dans la prostitution, c’est que je trouve alors le sexe creux.
- Sincèrement Lex, je ne te suis pas. Tu ne veux pas que le sexe soit creux mais tu ne veux pas de sentiments. Tu cherches quoi exactement ?
- Quelqu’un avec qui passer du bon temps mais qui ne risque pas d’attendre de moi de grandes promesses d’un amour éternel.
- Et ce quelqu’un, tu veux que ce soit moi.
- C’est ça.
- C’est complètement invraisemblable.
- Non, au contraire, c’est parfaitement logique.
- Oh ! Et en quoi ?
- Sexuellement, ça marche plutôt bien et, si on exclue la fois où je me suis comporté comme un connard, on s’entend assez bien. Je sais qu’il n’y a aucune chance que tu tombes amoureuse de moi. En plus, je pense vraiment que tu as besoin de prendre ton pied de temps en temps.
- Je te demande pardon ?
- Hormis avec moi, c’était quand la dernière fois où t’as pris ton pied ? Réellement, je veux dire ?
Là, Chloé était coincée. Elle ne voulait pas lui dire et, en même temps, elle était à peu près certaine que si elle mentait, il le saurait. Elle poussa un soupir exaspéré et choisit de tout lui balancer. De toute façon au point où elle en était…
- Jamais.
Après quelques secondes, elle releva le regard vers lui et pu lire la surprise sur son visage.
- Comment ça « jamais » ?
Elle soupira et se força à lui raconter.
- Après notre courte "aventure", je n’ai eu que deux petits amis. Le premier était carrément égoïste pour tout ce qui concernait le sexe et le second était certes de bonne volonté mais franchement mauvais. Ensuite, je suis partie pour LA et une fois rentrée dans le business, j’ai cessé de fréquenter des hommes en dehors du travail. Donc non, en dehors des deux fois avec toi, je n’ai pas "pris mon pied".
- Eh ben, raison de plus.
- Raison de plus pourquoi ?
- Pour que toi et moi, on s’envoie en l’air ici et là, parce que tout le monde a besoin de prendre son pied de temps en temps. Si ça n’était pas le cas, tu n’aurais pas de boulot.
- La grande majorité des femmes s’en passe depuis des millénaires, je ne vois pas le problème.
- Bon très bien, je n’insiste pas, mais si tu changes d’avis tu sais où me trouver.
Sur ces mots, Lex se releva, sortit du lit et se rhabilla. Mais avant de sortir de la chambre, il se tourna vers elle.
- Sincèrement Chloé, je pense que ça peut marcher. Et si dans une semaine, six mois ou un an, tu changes d’avis, sache que ma proposition reste valable.

Il fallut presque un mois à Chloé pour changer d’avis. Elle avait tout fait pour tenter de se le sortir de la tête mais sa frustration n’avait cessé de croître. Elle avait bien tenté de régler le problème par elle-même mais l’expérience n’avait pas été très concluante. Ne sachant plus trop quoi faire, elle avait envoyé un mail à Lex sans savoir où ça la mènerait.

Mardi 20 à 19h
Hôtel Sheraton
Réservation au nom de Flanigan.

Chloé était arrivée un peu en avance pour prendre possession de la chambre. Elle avait pris le temps de se doucher et de se changer. Elle avait acheté un ensemble pour l’occasion, à la fois élégant, sexy et confortable. Rien à voir avec ses tenues habituelles de travail, généralement vulgaires et particulièrement inconfortables. Ce soir, elle ne travaillait pas, elle avait donc investi pour la circonstance.
Elle était nerveuse et commençait sérieusement à regretter sa décision. Comment diable avait-elle pu se laisser convaincre de s’embarquer dans une histoire pareille.
Elle était toujours perdue dans ses réflexions quand à 19 heures pétantes, on frappa à la porte. Elle prit une grande inspiration et ouvrit avant de s’écarter pour le laisser entrer. Comme à son habitude, il était beau et élégant et Chloé se souvint d’une des raisons de sa présence ici.
- Tu vas bien ?
Elle lui tendit un verre de vin et ils discutèrent de façon superficielle durant quelques minutes. Bien qu’un peu surprise, Chloé apprécia le fait que Lex ne fasse aucun commentaire sur son revirement. Une fois son verre vide, Lex le reposa sur la table basse et tendit une main vers elle.
- Viens là.
Elle la prit et le laissa l’attirer à lui. Il déposa un baiser sur sa tempe.
- Tu es sûre que c’est ce que tu veux ?
Visiblement il se préoccupait vraiment de ce qu’elle voulait, c’était plutôt surprenant. Pour toute réponse, elle l’embrassa. Sans briser le baiser, ils se dirigèrent vers le lit.
- Est-ce que je t’ai dit que tu étais vraiment magnifique ce soir ? C’est nouveau ?
- Oui, j’ai pensé que ça serait plus approprié que mes habituelles tenues de boulot.
Il l’attira à nouveau à lui, avant de la pousser en douceur sur le lit. Il défit les cordons du déshabillé et l’écarta doucement comme on ouvre un présent. Il déposa de petits baisers le long de son cou. Pour Chloé, cette douceur était inhabituelle. Certes il avait toujours pris grand soin qu’elle ait aussi sa part de plaisir mais cette fois-ci c’était différent. Et ce changement d’attitude l’embarrassait, elle n’était pas habituée à ce genre d’attentions. Lex s’arrêta subitement et s’écarta.
- Tout va bien ?
- Oui, oui.
- Tu as l’air un peu... mal à l’aise.
- Je n’ai plus vraiment l’habitude de ce genre de situation.
- Tu avais pourtant l’air parfaitement à l’aise la dernière fois.
- C’est parce que je jouais un rôle. Certes tu ne m’as pas payée ce soir-là, mais ça n’est pas Chloé qui a couché avec toi, mais Crystal. J’étais en service.
- Je vois.
- Ça ne veut pas dire que je n’y ai pas pris de plaisir. Je mentirais si je disais le contraire, mais ça n’était pas vraiment moi. Je suis désolée, je crois que tout ça était une mauvaise idée.
Elle se releva, en rajustant ses vêtements.
- Chloé, tu ne crois pas qu’il serait justement temps pour Chloé de revenir un peu à la surface.
- Peut-être.
Elle se laissa retomber sur le lit.
- J’ai l’impression que ça fait si longtemps.
- Je sais que ça n’est pas évident, crois-moi. Je sais que mon comportement passé ne parle pas vraiment en ma faveur, mais tu peux avoir confiance en moi.
- Mmmh.
- On devrait peut-être réapprendre à se connaître avant d’aller plus loin.
Elle éclata de rire.
- T’es sérieux là ?
- Bien sûr, tu as besoin de retrouver un minimum de confiance en moi pour pouvoir te laisser aller. Tu as beaucoup changé, et moi aussi. Je ne prétends pas être devenu le meilleur des hommes, mais je me suis assagi avec les années.
- Très bien.
Ils avaient discuté pendant des heures de tout et de rien sans voir le temps passé et lorsqu’ils se séparèrent au matin, on aurait presque dit qu’ils ne s’étaient jamais perdus de vue.

Ils continuèrent de se voir régulièrement pendant plus de deux mois et il ne se passa rien d’autre entre eux que quelques baisers et caresses, mais il était évident qu’une nouvelle complicité c’était installée.
- Comment s’est passée ta semaine ?
- Comme toutes les autres. Et la tienne ?
- Une énième course de gagnée, rien de passionnant.
- Tu as encore eu droit à une petite fête ?
- Yep. Encore et toujours la même fête.
- Et elle s’appelait comment ?
- Il n’y a pas eu de « elle ».
- Non ?
- Non. Comme je te l’ai dit, j’en ai assez de toutes ces filles, de ces nuits sans lendemain. Alors non, il n’y a pas eu de fille.
- Attends. T’es pas en train de me dire que tu n’as pas couché avec une seule fille depuis qu’on a passé notre petit arrangement.
- Ben si.
- Mais on n’a même pas couché ensemble !
- Là n’est pas la question.
- Donc tu pratiques l’abstinence maintenant, jamais j’aurais cru voir ça un jour. Et si je décide que finalement on ne couchera pas ensemble ? Ou si j’attends trop ?
- Eh bien j’aviserais.
- Donc tu patientes.
- C’est ça.
- Mais pourquoi ?
- Chloé, pourquoi est-ce que tu te prends la tête avec ça ? Il n’y a pas d’obligation, on est deux adultes qui passons du temps ensemble, il se passera, ce qui se passera.
- Mais pourquoi ?
Il soupira.
- J’ai envie de toi, je ne vais pas le nier et quand tu seras prête, j’en serais très heureux. Mais j’aime aussi passer du temps avec toi, ça faisait très longtemps que je n’avais pas eu quelqu’un avec qui parler, une amie, quoi.
Quelque chose se débloqua en Chloé, il y eut comme un déclic avant qu’elle ne se jette littéralement sur lui, écrasant sa bouche sur la sienne. Elle ne sentit aucune résistance ni même de prise en main, il se laissait complètement faire, elle avait les pleins pouvoirs. C’était un sentiment à la fois grisant et terrifiant.
Elle était désormais totalement allongée sur lui, sa langue fouillant consciencieusement sa bouche. Lex avait simplement les mains posées sur ses hanches. Chloé savait que c’était à elle de prendre l’initiative, il ne se passerait rien si elle ne le décidait pas.
Elle se redressa et retira le déshabillé de soie bleu nuit qu’elle portait, dévoilant une nuisette assortie. Elle prit les mains de Lex pour les poser sur sa poitrine.
- Touche-moi.
Alors qu’elle se penchait à nouveau sur lui pour l’embrasser, elle sentit ses mains se mettre à bouger. Il commença doucement, faisant jouer ses pouces sur ses tétons tandis qu’elle déposait de petits baisers sur son visage. Quand elle approfondit le baiser, il raffermit sa prise sur ses seins, la faisant gémir.
- Encore.
Il savait vraiment ce qu’il faisait. La plupart du temps, ses clients se contentaient de lui pétrir la poitrine sans aucune forme de nuance et c’était rarement plaisant. Mais en alliant la douceur à la fermeté, il arrivait à rendre l’expérience excitante. Chloé n’avait jamais soupçonné que sa poitrine puisse être une zone à ce point érogène. Il glissa les mains sous le tissu et la sensation se fit plus intense. Elle se débarrassa de sa nuisette, seulement Lex était désormais beaucoup trop vêtu pour ce qu’elle avait en tête.
Après quelques tâtonnements, ils se retrouvèrent tous les deux nus.
- Tu es sûre ?
- Absolument.
Il se rallongea la laissant à nouveau le dominer. Mais bien qu’en position de force, elle se sentit soudain vulnérable.
- Chloé ?
- Ça va, je... Ça va paraître idiot, mais j’ai fait ça si souvent sans me préoccuper de ce que j’aimais ou voulais, que là, je ne sais pas trop comment m’y prendre.
En une fraction de seconde, il la fit basculer, inversant leur position.
- Très bien, faisons ça ensemble.
- Qu’est-ce que tu proposes ?
- Expérimentations.
- C’est à dire ?
- Je peux tenter diverses techniques que j’utilise d’ordinaire et à toi de me dire ce que tu aimes ou pas, ce qui marche le mieux.

Après quelques tentatives plus ou moins fructueuses, ils finirent par trouver leur rythme. Ils reprirent leurs expérimentations pendant plusieurs semaines et Chloé comprit qu’elle était piégée, elle avait fait la dernière chose à faire, elle avait développé des sentiments.

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MessageSujet: Re: La Femme    Dim 22 Fév 2015 - 20:54

Chapitre 5 : La Femme unique

Lex dormait profondément lorsqu’il fut réveillé par des coups répétés sur sa porte d’entrée. Il était très tard et il était rentré de sa dernière course seulement quelques heures auparavant, la question était donc qui pouvait bien cogner à sa porte à une heure pareille ?
Lex attrapa une batte qui traînait toujours dans l'entrée par précaution et ouvrir la porte.
- Chloé.
Il lâcha la batte à l’instant où il la vit tenant à peine debout, le visage tuméfié et couverte de bleus. Il la rattrapa in extremis avant qu'elle ne touche le sol lorsqu’elle perdit connaissance.
- Merde !
Après l’avoir allongée sur le sofa, il appela immédiatement un médecin de sa connaissance.

- Alors ?
- Je dirais qu’on l’a passée à tabac et peut-être même agressée sexuellement. Lex, c’est qui cette fille ?
- C’est une très vieille amie et non, ça n’est pas moi qui l’ai mise dans cet état, elle est juste venue se réfugier ici. Mais j’ai une petite idée sur les responsables.
Le médecin lui tendit une boite de cachets.
- Des antidouleurs, elle va en avoir besoin.

Lex passa le reste de la nuit à veiller sur son sommeil.

Peu après l’aube, elle finit par reprendre connaissance.
- Je suis où ?
- Chez moi, sur le sofa du salon.
- Lex ? Comment j’ai atterri ici ?
- Tu ne te souviens pas ?
- Non, pas bien. Attends si. Je suis allée voir Marilyn pour lui dire que je quittais le business.
Ça n'était pas la réponse qu'il attendait mais Lex devait reconnaître que cette information lui faisait très plaisir malgré les circonstances.
- C’est elle qui t’a mise dans cet état ?
- Tu penses bien que non, elle ne se salit jamais les mains, elle ne s’est même pas impliquée en m’envoyant ses hommes de mains. Non, cette garce a donné mon adresse à ce pervers de Stewie.
- Stewie ?
- Un de mes anciens clients. Il avait une obsession pour moi totalement malsaine. Après quelques rendez-vous j’avais demandé à Marilyn de ne plus m’en programmer avec lui.
- Elle a accepté ?
- Oui, tant que tu travailles convenablement et que tu obéis bien gentiment, Marilyn se montre plutôt protectrice avec ses filles. Et Stewie était du genre instable.
- C’est donc lui qui t’a mise dans cet état.
- Oui, j’imagine que Marilyn pensait que je me précipiterais vers elle à nouveau pour qu’elle assure ma protection.
- Mais c’est moi que tu es venue trouver.
- Oui.
Elle se rapprocha de lui et il lui ouvrit les bras, bras dans lesquels elle plongea sans hésiter.
- Tu aurais dû me dire que tu projetais de quitter le métier, j’aurais peut-être pu t’aider.
- C’est quelque chose que je devais faire par moi-même. Mais j’ai fait l’erreur de sous-estimer Marilyn, je ne pensais pas qu’elle réagirait aussi vite et aussi violemment.
Lex resserra son étreinte.
- Rassure-toi, Lex, tu ne crois quand même pas que j’ai fait tout ça sans penser à assurer mes arrières ? Dès le départ, je me suis ménagée une porte de sortie. Au cours des années, j'ai réuni suffisamment de preuves sur Marilyn et son business pour faire pression sur elle en cas de besoin. Seulement, elle a prit ça pour du bluff et elle a fait l'erreur de m'attaquer frontalement. Elle n'aurait jamais dû mettre un assistant du procureur général parmi mes clients.
- Et tu lui fais confiance à cet assistant procureur ?
- Disons que je ne lui confierais ni ma vie, ni mon cœur, mais une affaire pareille propulsera sa carrière vers l'avant et je fais confiance à son ambition sur ce coup-là.
- Mais vu qu’il n’est encore que six heures du matin, tu ne vas pas le contacter maintenant. Donc je te propose de prendre un de ces antidouleurs que le médecin m’a donné cette nuit, de regagner ma chambre et de dormir quelques heures.
- Je pense que c’est une excellente idée.

Il était plus de midi lorsque Lex émergea du sommeil. Chloé dormait encore, mais Lex sentait qu'elle ne mettrait pas longtemps à se réveiller. Il se rendit à la cuisine pour préparer un petit déjeuner, même si ça n'était plus vraiment l'heure, il ne savait cuisiner que ça et Chloé aurait probablement faim en se réveillant.
Absorbé par la préparation du petit déjeuner, Lex n'entendit pas Chloé entrer dans la cuisine. Il ne s’aperçut de sa présence que lorsqu'elle passa ses bras autour de sa taille, déposant un baiser sur son épaule.
- Qu'est-ce que tu prépares de bon ?
- Petit déjeuner spécial.
- Laisse-moi deviner, c'est celui que tu prépares à toutes les filles qui passent ici ?
Il se retourna pour lui faire face.
- Aucune femme n'est jamais venue ici, j'avais une garçonnière pour ça. En fait, très peu de personne connaisse cette adresse.
- « Avais » ?
- Oui, je m'en suis débarrassé peu après le début de notre arrangement, je n'en voyais plus l'utilité.
- Oh !
- Mais pour répondre à ta question, oui, en général je leur préparais un petit déjeuner avant qu'elles ne partent. C'est d'ailleurs pour ça que je ne sais pas cuisiner autre chose. Mais si tu veux, je prendrai des leçons.
Elle rit.
- Ça serait bien vu que je suis même incapable de faire cuire des pâtes.
- Pourquoi je ne suis pas surpris ?
- Hey !
Elle lui donna un coup dans l'épaule.
- Quoi ? Aussi loin que je me souvienne, ça n'a jamais été ton ambition de devenir la parfaite femme au foyer et tu étais plutôt du genre à manger sur le pouce.
- Pas faux. Et aujourd'hui, je suis plutôt du genre à fréquenter les grands restaurants, alors j'espère que tu seras à la hauteur.
- C'est un défi ?
- Ça dépend, tu es prêt à le relever ?
Il lui sourit. Puis il écarta une mèche de ses cheveux, effleurant un bleu et son air se fit plus grave.
- Comment vas-tu Chloé ?
- Ça va, ne t'inquiète pas. Il en faut plus pour m'abattre. Ce ne sont pas quelques bleus qui vont m'arrêter. Marilyn va me le payer très cher, tu peux me croire.

L'appartement de Chloé n'étant plus sûr, Lex lui proposa de rester avec lui. Après un temps d'hésitation, elle finit par accepter, c'était la meilleure solution. Les premiers jours de cohabitation furent un peu difficiles, l'un comme l'autre avait toujours vécu seul. Mais à force de compromis, ils finirent par prendre leurs marques.
Et puis un matin, la nouvelle tomba.
- Marilyn vient d'être arrêtée, ça fait la une de tous les journaux.
Chloé posa le journal sur la table avant de venir se blottir contre Lex.
- D'ici quelques semaines, il y aura très probablement un procès, tu te sens prête à affronter ça ?
- Oui, je m'y prépare depuis longtemps. Ne t'inquiète pas j'ai toujours su que ça finirait comme ça.
- Tu avais prévu ton coup dès le départ, n'est-ce pas ?
- Yep ! Je te l'ai dit, lorsque je suis rentrée dans le business, j'ai immédiatement pensé à me ménager une porte de sortie. Quand on a eu affaire à ton père, on apprend à couvrir ses arrières.
- Je suis désolé.
- Lex, ça n'était pas ta faute. Tu te conduisais peut-être comme un crétin avec les filles mais tu n'étais pas responsable des actes de ton père.
- J'aurais dû être là pour te soutenir.
- Lex tu avais tes propres problèmes et tu ne pouvais pas savoir que les choses tourneraient aussi mal avec ton père. Et puis, tu es là maintenant et c'est tout ce qui compte.
Elle s'assit sur ses genoux et déposa un baiser sur ses lèvres.
- Qu'est-ce qu'il va se passer maintenant ?
- Pour tout te dire, je n'y ai pas vraiment réfléchi.

Certes, il restait encore à affronter le procès, mais Lex savait qu'une fois que cette histoire serait terminée plus rien ne retiendrait Chloé à Los Angeles. Et plus il y pensait, plus la simple idée de la voir partir lui paraissait insupportable.
Oh non ! Il croyait tellement qu'une telle chose ne pouvait pas lui arriver qu'il ne l'avait pas vue venir. Il était tombé amoureux de Chloé Sullivan et il était dans la merde.

Un soir, alors qu'ils se détendaient tranquillement dans le salon, Lex pensa que c'était peut-être le bon moment pour tâter le terrain.
- Chloé ?
- Mmm ?
- Tu as pris une décision ?
- À quel sujet ?
- A propos de ce que tu vas faire maintenant que tout est terminé.
- Non, pas vraiment. Je crois que j'ai envie de me laisser vivre.
- C'est à dire ?
- J'en sais rien. Pourquoi?
- Pour rien, je suis juste curieux.
Il ne s’était pas montré assez prudent, oubliant que Chloé pouvait être extrêmement intuitive.
- Qu'est-ce qui se passe, Lex ?
Il soupira, c'était peine perdue, plus il tenterait de lui mentir et plus elle saurait qu'il essayait de lui cacher quelque chose.
- C'est juste que…
- Que quoi… ?
- Ces derniers mois passés avec toi... Eh bien, je ne pensais pas que j'aurais à nouveau envie de partager ma vie avec quelqu'un, mais c'est le cas.
Seigneur, c'était tellement difficile. Il avait affronté les circuits les plus difficiles, son père et même la mort en plusieurs occasions, mais rien de tout ça ne lui avait jamais paru aussi effrayant que l'idée de dire à Chloé qu'il l'aimait.
- Chloé, je sais parfaitement ce qu'on a décidé lorsque nous nous sommes lancés dans cette histoire et je ne te demande rien, mais je crois que je suis tombé amoureux et crois-moi j'en suis le premier surpris. L’idée seule que tu puisses partir refaire ta vie ailleurs maintenant que l'affaire Marilyn est terminée me fait souffrir. Alors si tu le veux bien, que tu décides de rester ici à Los Angeles ou de partir à l'autre bout du monde, j'aimerais être là.
Elle posa une main sur sa joue.
- Oh Lex !
Elle rapprocha son visage du sien et effleura ses lèvres des siennes.
- Moi aussi.
Lex sentit son cœur s'emballer.
- Qu'est-ce que tu...
- Lex, moi aussi, je t'aime.
- Comment...
Elle le regardait d'un air qui disait "J'ai plus d'intuition que toi".
- Je suis si transparent ?
- J'en ai bien peur.
- Et maintenant ?
- Maintenant, on vit.

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MessageSujet: Re: La Femme    Dim 22 Fév 2015 - 20:54

Épilogue

Ils avaient quitté les États-Unis et avaient choisi de s'installer en Angleterre. Leurs fortunes combinées leur avaient permis de s'offrir un grand loft dans la capitale londonienne. À eux deux, ils avaient largement de quoi vivre plusieurs vies, cependant l'un comme l'autre avait voulu se lancer dans une autre carrière professionnelle.
Chloé avait profité de sa nouvelle vie pour renouer avec le journalisme. Elle s'était même trouvée un sujet de prédilection en la personne de Sherlock Holmes, détective consultant. Elle le trouvait fascinant, ce qui faisait doucement ronchonner Lex et amusait énormément Chloé qui en rajoutait volontiers dans sa "fascination".
Lex quant à lui, après avoir vaguement songé à renouer avec les affaires, s'était lancé dans des études d’Histoire. Il ne lui avait fallu que deux ans pour obtenir un master. Il alternait désormais entre les cours qu'il donnait et les recherches pour sa thèse de doctorat sur les guerres napoléoniennes.
La vie s'écoulait doucement, loin du fracas et des tourments de leurs vies passées. Et c'était bien. Ils avaient mûri ensemble et s'étaient libérés de leurs démons intérieurs. Il était désormais évident qu'ils vieilliraient ensemble. L'idée d'avoir des enfants leur avait traversé l'esprit mais les circonstances en avaient décidé autrement.

Puis, ils avaient fini par quitter l'agitation de la grande ville pour aller finir leurs jours dans le calme de la campagne anglaise. C'est ainsi que Chloé était devenue l'une de ces petites vieilles adorables qui écrivent des horreurs quand elle avait, sur le tard, entamé une troisième carrière, celle d'auteur de romans policiers. Lex, qui de son côté avait fini par délaisser les études universitaires, se contentait désormais de donner des cours de soutien aux enfants du village et de les faire rêver en leur contant les petites histoires de la grande histoire. Et jamais, ils n'avaient regretté d'avoir tout laissé derrière eux.

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