Shivers : le forum du chlex

D'abord unique forum français entièrement dédié au couple Chloé/Lex de Smallville, Shivers se tourne aujourd'hui vers l'écrit sous toutes ses formes !
 
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 Walk with me, I'm your boss

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Mer 21 Déc 2011 - 12:54

Je veux la suite de voir Chloé être attirer par Lex et que Daniel aime Chloé. Je veux voir comment cela va se finir car un des deux va s'offfrir. Cheerleader Cheerleader Cheerleader

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Jeu 22 Déc 2011 - 19:39

vivement la suite Very Happy
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Laenan
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Ven 23 Déc 2011 - 1:06


Attends, là, rassure-moi... Lex est un saligot mais il est quand même PAS impliqué dans la mort/disparition du père de Chloé hein (non parce qu'en fait ce chapitre révèle rien du tout ! mdr il ne fait que poser des questions en plus !) ? Sois pas vilaine toi ! Razz
Je veux du Chleeeeeeeeeex !!! C'est pas que Danny n'a pas l'air bien (au contraire, je dirais ^_^) mais bon, Lex c'est Lex quoi !

La suiiiiiiiiteuh !


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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Sam 7 Jan 2012 - 15:12

Un grand merci à Veroni (encore bon annif), oria et Laenan pour leurs charmantes reviews Smile Laenan, t'inquiète, t'en a encore pleinnnnnn de révélations! Mais surtout dans le chapitre suivant ^^

Attention attention! Pour ceux qui ont déjà lu la précédente version de Walk with me, c'est ici le début des changements. Nouveaux persos entre autres ^^ Les chapitres sont totalement refondus mélanger et tout donc ne pas s'étonner Smile

Bonne lecture!

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Chapitre 9: Fuite et plans diabolique
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Pour des raisons de sécurité, dixit Lois, je suis priée de ne pas mettre un pied au boulot le temps qu’elle et Clark trouvent un plan génial et diabolique. Bon, je crains un peu le côté ‘diabolique’ du plan. Avec Lois, ce genre de termes peut vite devenir… et bien, diaboliquement improbable et étrangement bizarre.

Donc, toujours pour des raisons de sécurité, je suis donc mise à la porte de mon propre appartement. Je suis une sans domicile fixe pour une période indéterminée.

Et je ne peux même pas compter sur Lois pour m’héberger. Non, non, non ! Parce que ce serait, toujours selon elle, ‘trop évident pour Lex’ que j’aille me réfugier chez elle. Enfin, évident pour lui s’il est au courant que nous sommes au courant pour le meurtre de mon père. Enfin, le faux meurtre.

Ma vie est digne d’un film à rebondissements. Si quelque chose de pire peut arriver, ça arrivera. Les spécialistes appellent cela la loi de Murphy. Si quelque chose peut tourner mal, alors, infailliblement, cela finira par tourner mal. Ma vie est donc, à coup sûr, une incarnation de la loi de Murphy. Quelle chance !

Clark squattant chez Lois pour leur enquête et leur mission ‘faux couple’ – si vous voulez mon avis, cela va se finir en mariage, sûr et certain -, il n’a pas d’appartement à me prêter. J’avais bien pensé à Danny… Mais sérieusement, Danny ? Non, impossible. Premièrement, trop de possibilités que Lex le découvre et deuxièmement, et bien, je ne veux pas précipiter quoi que ce soit avec lui. Un emménagement, même temporaire, chez Danny serait synonyme de mariage, non ?

Donc, je suis actuellement chez Alice. Vous vous souvenez ? La jeune serveuse du restaurant ?

Alice est une étudiante qui travaille à mi-temps pour payer ses études. Et comme elle gère un appartement, ses études, son petit frère Gavin et son job, j’ai été acceptée chez elle. En tant que baby-sitter et aide ménagère.

Je ne sors pas vraiment de l’appartement mais vu que Gavin est en vacances, je ne suis pas vraiment seule.

- Chloé ! Tu veux qu’on regarde la chauve-souris ?
- Batman passe à la télévision ?
- Non… La chauve-souris. L’opéra.
- Un opéra ? Avec une chauve-souris ?!
- Oui. Une opérette viennoise écrit par Johann Strauss, en 1874.

Je vous ai précisé que Gavin est un surdoué ?

Ce gamin est juste… incroyable. Il connaît des milliers de choses et sa logique est imparable. Et il n’a que onze ans ! C’est d’ailleurs assez déroutant. Alice m’a recommandé de ne pas le laisser analyser mon profil psychologique mais ce petit est coriace et a une manière toute personnelle pour vous soutirer des détails sur votre vie.

- Tu en veux à ton père ?

Je viens d’allumer la télévision et je ne peux m’empêcher de le dévisager.

- Comment ça ? De quoi tu parles ?
- Et bien, sachant votre proximité et les liens du sang, son départ, dissimulé par un accident mortel de la route… Le fait qu’il soit en vie alors que tu portes le deuil depuis tout ce temps… Tu aurais parfaitement le droit d’être en colère. Il a joué avec tes sentiments et il est plus que probable que ta confiance envers les hommes va en prendre un fameux coup.

Entendre un truc pareil a de quoi refroidir n’importe qui. Mais entendre cela d’un gamin, je suis juste soufflée.

- Je… Ma confiance envers les hommes va très bien. » J’affirme d’un ton ferme. « Mais merci de te soucier de moi.
- J’en doute, tu gaffes en permanence, tu hésites entre Lex et Danny, tu es indécise et sûre de toi en même temps. Et tu culpabilises à mort d’avoir encore des sentiments pour Lex, enfin, moi je dirais que ça ressemble plus à un désir profond que des sentiments mais bref. Tu culpabilises, tu désires et tu veux les deux mecs pour compenser les défauts de l’un avec l’autre.
-Hein ?! Mais non ! Vraiment, je…
- Et sans arguments pour te défendre, tu bégaies. J’ai raison. Je te parlerais bien de ton sentiment d’infériorité et ton retard maladif qui y est lié mais…

Ce gosse m’agace et me plait en même temps. Situation très étrange si vous voulez mon avis.

- Raconte.
- Ton retard montre clairement que tu te sens dépassée par la situation générale de ta vie. Ton père est mort, puis est en vie, ton patron te plait mais il est peut-être un meurtrier qui sort avec une autre, bien plus riche que toi. Et Danny a sa propre entreprise tout comme Lex alors que toi, tu peines à trouver un job stable et puis aussi…
- Stop. Trop d’informations. Trop.

Il m’agace parfois plus qu’il ne me plait, j’avoue. Mais je lui pardonne très vite lorsqu’il reprend sa place de gamin en s’extasiant sur un jeu vidéo ou sur un dessin animé. D’après Alice, nous sommes un duo comique imparable. Et Lois a fait copine-copine avec elle pour avoir de mes nouvelles et les histoires qu’Alice lui raconte sont à hurler de rire. Enfin, toujours selon Alice.

- Et donc, tu vas faire quoi en le voyant ? Enfin, en les voyant.
- Je tue Lex, j’épouse Danny et je frappe mon père ? » Je demande ironiquement.
- Aie… carrément ? » Son air sérieux ne me dit vraiment rien qui vaille.
- Je rigolais !
- Oui. Je me doute mais avoir choisir ça de manière si… spontanée laisse penser que…

Ce môme va avoir ma peau. C’est moi qui vous le dis.

Pour notre cinquième jour de cohabitation, Gavin m’a proposé de m’initier à la danse. Au chachacha plus précisément. Alice ayant senti le mauvais plan, elle a eu la bonne idée de ficher le camp et de demander des heures supplémentaires à Daniel. C’est officiel, n’épousez jamais un mec plus petit que vous ! La première danse serait ridicule ! Gavin n’est vraiment pas bien grand. Ce qui donne le petit doué et la grande gourde maladroite. La honte intégrale.

- Chloé, on a dit le pied droit !
- Et bien !
- L’autre droit !
- Ah…

Et voilà, j’lui ai encore marché sur le pied. A ce rythme là, il va être un génie sans pied. Je propose d’arrêter le massacre et ce bougre propose une autre danse. Hin hin. Certes. Ou pas.

- Tu as peur ?
-De quoi ?
-De danser.
- Non.
-Alors, viens ici ! Choisi la danse si tu veux, je ne suis pas compliqué.
- Ton Strauss de la chauve souris, il a fait d’autres trucs ?
- Affirmatif. Son père et son frère aussi. Une valse de lui, ça te va ?
- Je connais plus ou moins. Mon père m’avait appris.
- J’veux voir. Et pour corser les choses, on va tenter An der schönen blauen Donau, traduit donc par Le Beau Danube bleu. Valse mais… avec un temps décalé.

Que fait un génie lorsqu’il choisit une danse ? Il prend la pire ! Celle que tu ne peux même pas réussir. Tu connais la valse ? Oui. Tu aimes les temps décalés. Non. En plus, avec un partenaire petit, la valse s’est drôle. Pour ceux qui la voient, pas pour les danseurs.

Alice est revenue tard dans la nuit. J’étais devant la télé, Gavin endormi sur le canapé la tête sur mes genoux.

- Tu as réussi à le mettre KO. Total respect. Son côté génie le rend presque insomniaque et toi, tu l’endors. T’es un génie ! J’t’engage à vie !

Alice s’assied à côté de moi.

- Le restaurant était bondé. Une véritable horreur. Et sinon, t’as fait comment ?
- La danse s’est infaillible, je pense. J’lui ai assez écrasé les pieds pour au moins cent ans. Et j’l’ai achevé avec un dessin animé.

Alice acquiesce d’un air vague.

-Ca fait plaisir d’avoir quelqu’un de plus à la maison. Avec notre mère qui s’est tirée bien loin et un père en cavale, j’avais oublié ce que c’était. Merci Chloé.
-De rien. J’aime bien t’aider. Et Gavin est super.
-J’ai vu Lois et son petit-ami aujourd’hui.
-Ah ? Et elle raconte quoi ?
-Oh, une bêtise comme quoi elle et Clark ne serait pas ensemble.
-C’est vrai, c’est une couverture. Mais je parie qu’ils vont finir ensemble.
-Idem ici. » Me répond Alice d’un air de plus en plus absent. « Lois a un plan tordu. J’lui ai interdit de le faire tant que Gavin n’aura pas jeté un œil dessus.

Pourquoi suis-je en train de craindre ce plan ? Supervisé par un génie de onze ans ? Grand dieu. Ils vont vraiment me tuer.

- Alice, tu bosses trop.
- Je sais. Mais c’est pas grave. Un jour, je serai une grande spécialiste du droit et je gagnerai des millions. Et Gavin et son super cerveau seront mondialement connus donc ça fera des milliards dans notre poche.
- Pourquoi le droit ?
- Pour savoir exactement comment contrer les plans diaboliques de nos parents quand ils apprendront qu’on est riche et qu’ils voudront nous voler. » Me raconte-t-elle en baillant. « Je les déteste de nous avoir abandonnés. Ils n’auront que ce qu’ils méritent.

Au moins, maintenant je sais pourquoi Gavin est persuadé que je dois en vouloir à mort à mon père. Après mûre réflexion – ce que je ne lui avouerai JAMAIS sous aucun prétexte – il a raison. Au moins un peu. Et je suis aussi furieuse que ce soit Lois qui ait tout découvert. Comment peut-il seulement se cacher et ne pas rassurer sa fille unique ?!

Une semaine après, Gavin a accepté la sixième version du plan ‘diabolique’. Il m’avait déjà entrainé pour la base qu’il acceptait. Lois était là pour les menus détails finaux.
-Alors tu as bien compris le plan ? » Me demande Lois d’un air inquiet et maternel sur le visage.
Mais pour qui me prend-t-elle, bien sur que j'ai tout compris jusque dans la dernière virgule de son satané plan. Cela fait deux semaines que je vis chez Alice et Gavin, Lois nous a transmis son plan et Gavin s’est fait un réel plaisir de m’apprendre tout ça.
En l’agrémentant de quelques conseils bien fondés. Je suis une experte maintenant dans plusieurs domaines comme comment mentir correctement, comment prêcher le faux pour récolter le vrai ou encore comment gérer un meurtrier. Et j’ai passé six heures dans un entrainement très spécial. Entrainement concernant, je vous le donne en mille, la relation père-fille, la relation victime-meurtrier et les bases de self-défense si besoin. Alors, oui Lois, bien sûr que j’ai bien compris ! Je suis même surentrainée !
-Oui ! » J’affirme d’un air passablement ennuyé.
-Parfait, alors récite le moi…
Je déteste cet air satisfait et plein d'ironie. Elle croit qu'elle va m'avoir mais elle va bien devoir avouer que je le connais. Lois Lane prépare toi à être surprise !
- Je reprends ma place comme si de rien n'était au sein de la LexCorp.Je cède légèrement à ses avances comme avant, comme si rien ne c'était passé et que j’étais cette naïve petite Chloé d’avant. » Je marmonne d’un air peu convaincu. Moi ? Naïve ? La bonne blague. « Et tandis qu'il aura le dos tourné ou qu’il aura le nez dans le cou de sa bimbo, moi je me faufilerai pour fouiller ses dossiers à la recherche de… de… » Je fixe Gavin appuyé négligemment sur le chambranle de la porte du salon. Déconcentrée, je ne sais plus exactement quoi dire.
Mince alors, je le savais. C'est cette chose là… On a répété des heures cette partie pour savoir comment faire.
-Chloé ! » S’exclame Lois alors que Gavin se marre. Au moins, il se fait aussi réprimander par Lois ! Yes !
-Oh oui, pas la peine de t'énerver, ça arrive à tout le monde d'oublier !
-La vie de ton père dépend de ça ! Ce n'est pas un jeu !
Comment peut-elle oser me sortir cela, c'est pire qu'un coup bas ! Je tremble de colère et je lui lance un regard noir. Je sais les enjeux et les risques. Merci bien ! Je suis sur les nerfs depuis hier, les quelques moments calmes ont été rares. Gavin m’a bien drillé. Pas la peine d’en rajouter.
- Excuse-moi Chloé, mes mots ont dépassés ma pensée. Je suis tout aussi énervée que toi, je dois bien avouer. » M’annonce Lois plus tempérée.
- Et son père ne doit pas vraiment être en danger. Personne ou presque ne sait qu’il est en vie. Et les détectives des Luthor ne l’ont pas retrouvés donc, ça me semble peu probable.
Lois est bouche bée en entendant Gavin. Je ricane intérieurement.

-Tu as surtout les hormones qui pètent au plafond… avec Clark en permanence sous ton nez, ça doit être difficile de ne pas lui sauter dessus… » J’ajoute un peu sournoisement.
Gavin devient rouge comme une tomate tandis que Lois s’insurge.

-Non, ne reviens pas avec cette histoire de mauvaise période du mois !
-Avoue quand même qu'il ne faut pas t'approcher pendant ces quelques jours…
-Ce n'est pas vrai ! Je suis juste un tantinet plus… réactive que d'habitude. Mais rien de très grave.
Une des grandes particularités entre Lois et moi c'est que nous nous réconcilions très facilement. Il suffit simplement de détourner la conversation sur un sujet différent. Et la taquiner marche toujours sur elle.

Clark rentre dans la pièce, dépassant ainsi Gavin qu’il décoiffe généreusement en le saluant d’un joyeux ‘salut terreur’. Clark se fait un plaisir de le traiter comme un enfant normal et pas comme un génie. Ils ne se sont vus que trois fois et c’est l’amour fou. Et cela fait du bien à Gavin d’avoir un homme dans les parages. Et puis, comme ça, Clark et moi en sommes revenu à des rapports cordiaux.
-Vous avez bientôt fini de discuter ? On va devoir y aller. Le taxi arrive dans quelques minutes.
Ah oui, j'ai oublié de vous dire, Lois a (encore) détruit une de ses voitures. La troisième ce mois-ci… Elle voulait éviter un pauvre écureuil sur la route et a assassiné un arbre à la place. Arbre qui hébergeait la famille de cet écureuil. Je dis ça, je dis rien, mais quand même, quelle ironie. Je lance en ricanant un ‘J'espère qu'il n'y aura pas d'écureuils sur la route…’ et Clark me fait un clin d'œil en répondant ‘Ca serait malheureux qu'elle se jette sur le pauvre conducteur pour tenter de l'éviter’. Et tandis que nous éclatons tous de rire, Lois grogne.
-La ferme vous deux… Moi au moins je défends la veuve, l'orphelin et les animaux.
Clark se tourne vers moi. Je sens venir la grosse bêtise. La très grosse bêtise à en croire son sourire.
-Chloé, tu connais cette actrice française célèbre, Barjot…
-Ah oui, Brigitte Barjot … Elle défendait quoi encore ? Je me souviens d’un article…
-Bardot ! Et non je n'ai rien en commun avec elle. Oubliez cette histoire, bande de nouilles ! » Clame Lois.
Peut-être qu’elle n’a rien de commun avec cette française mais elle la connaît quand même assez que pour savoir son nom… Je pouffe lentement de rire. Gavin se retient de faire un commentaire mais pas assez.
- On va t'acheter des noisettes et un vélo… » Commence-t-il.
Oh bien ça ! C’est mignon !
- Tu pourras discuter avec eux au lieu d'essayer de les éviter. » J’ajoute.
-Toi essaie plutôt de te souvenir de ce dont tu dois te souvenir. » Me rétorque-t-elle.
-Manque de chocolat Lois ? » Ricane Clark en lui tendant une barre de chocolat.
-Clark se n'est pas le moment de blaguer ! » Elle s’empare de la barre, l’ouvre et croque avec délice dedans. « Arrête de rire. Traitre !
Les voir se battre me fait plaisir. J'ai l'impression que l'avenir est rose pour eux deux. Il connaît déjà ses manies, il est l’un des rares à lui tenir tête, et puis, il est pas mal foutu. Et bien, oui, soyons honnêtes, il est canon. Mais je ne veux plus jamais voir ses fesses.
Lois et son faux fiancé filent, nous laissant moi et Gavin seuls.
- La fin du plan, c’est tenter de trouver des informations sur Andréas pour la couler. Enfin, pour voir son implication dans toute cette affaire pour ensuite la couler. Tu dois essayer de voir les transferts de fonds.
Voilà ! C’était ça ! Je colle un bisou sur la joue de mon génie.
- Et tu vas lui dire quoi pour ces deux semaines d’absences ?
- Maladie. C’est le plus crédible
- Grippe. H1N1. Deux semaines de repos puisque le virus n’est contagieux que 10 jours et que tu voulais être en forme pour bien bosser. » Il hésite. « Tu vas me manquer.
- J’en ai discuté avec ta sœur. Je continuerai de te garder. Ta sœur a besoin de bosser son droit et tu ne dois pas étudier avec elle. J’ai des horaires corrects donc. Je te récupèrerai à l’école de temps en temps.
Et puis, les documents, je les trouverai. Même si pour ça je dois éplucher un par un les dossiers de Lex. De toute façon avec miss-je suis-une-cruche-et-je-le-vaux-bien », il n'aura même pas l'idée de me surveiller…
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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Sam 14 Jan 2012 - 19:49

Bon, je m'étais engagée à passer pour poster quand même les suites mais je pense vraiment couper les ponts pendant un mois. Donc je vous mets ça à jour mais on reverra ça dans un mois pour la suite.

Excellente lecture


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Chapitre 10: Grand retour et rangements

Je ne croyais pas si bien dire. Lex ne se doutera jamais que je fouille ses dossiers et pour cause ! Déjà, mon arrivée est étroitement surveillée par le vigile de l'entrée. Après une fouille en règle, je monte à pied jusqu'à l'étage de la direction. Là, c'est la stupeur. Les couloirs sont dans un état lamentable. Pire encore, je suis atterrée en arrivant devant mon bureau attenant à celui de Lex. Un vrai carnage. Des centaines de dossiers sont éparpillés dans tous les coins, ouverts, éventrés, certains sont même déchirés.
Je trouve Lex pestant dans son bureau.
- Bonjour ? » Je commence un peu décontenancée par la situation.
- On a été cambriolé. » Il ne se retourne même pas sur moi, ses mains s'emparant d'un dossier. Il tremble de colère. « TU t'occupe du ménage, il n'y a que toi qui doit toucher à ces dossiers, avec tous les espions industriels qui trainent, je me méfie. Chloé, j'ai vraiment besoin de toi sur ce coup. Personne ne doit avoir accès à cet étage avant que tout soit rangé. Je vais vérifier dans les autres étages dans quelques minutes.
Bonjour à toi aussi Lex, oui je vais très bien, non ça ne me dérange pas de ranger car j'ai appris que c'était toi qui avait fait en sorte que mon père disparaisse dans la nature alors... Il se retourne vers moi un instant et je suis déstabilisée par son air. Il est vraiment touché par ce cambriolage.
-Qui ? Pour quelles raisons ? » Je demande alors que mon ancien esprit journalistique reprend du service au galop. « Tu as des pistes ?
- A quel propos ?
-Du cambriolage.
-Comment veux-tu que je le sache ? » Me rétorque-t-il d'un air un peu perdu.
-Cet immeuble doit-être le plus protégé de tout le continent… Tu dois avoir des vidéos… Des caméras de surveillance ?
-Ils les ont volées… les vidéos, pas les caméras. » Lex me précise avec un léger sourire qui n'atteint pas ses yeux.
Il rigole ? Rassurez-moi, dites moi qu'il plaisante. Sérieusement. Le grand Lex Luthor qui se fait avoir par quelques cambrioleurs ? Lex n'en mène pas large face à moi et devant son air mi outré mi gêné, j'éclate de rire. Je l'entends encore lors d'une conférence de presse, il n'y a pas un mois, lorsqu'il affirmait, droit comme la justice 'Oui, cet immeuble est le plus sécurisé de ce continent, même la maison blanche a plus de chances de se faire cambrioler.'
Mais même si cette situation me semble grotesque, je remarque quand même qu'il est affecté. Par un dossier compromettant qui aurait été volé ? L'occasion est toutefois trop belle pour moi et pour ma mission. Et comme de juste, Lex m'aide encore plus pour cette mission en me lançant un beau
-Chloé, au boulot. Si tu as besoin d'aide, tu m'appelles. J'accourrai. Et ça va mieux ? Ta grippe, je veux dire.
- Oui. Merci. » Je me sens un peu coupable de lui mentir ainsi. « Et comptez sur moi, patron ! On va ranger ça vite et bien. Je ferai des tas en fonction des dossiers… Je… » Je n'arrive pas à finir ma phrase alors qu'il me fixe comme ça. D'une manière chaleureuse et agréable. Cela me serre lentement l'estomac. Et je culpabilise aussitôt. Bien sûr. Ma vie n'est vraiment pas simple !
-Au fait, tu te rends compte que tu m'as posé un lapin en tombant ainsi malade ? » Il sourit tout aussi doucement que quelques instants plus tôt mais cette fois, le sourire atteint ses yeux.
-J'ai fait ça, moi ? » Je demande innocemment.
-Oui.
Il plonge son regard acier dans le mien… Lutte Chloé, c'est ton instinct de survie qui te parle, non, non, oublie ça ! Non, il n'est pas mignon, tu ne peux pas penser cela. Il n'est pas mignon, il est… irrésistible. Non ! Reprends-toi ! Fais quelque chose d'utile. Je ne sais pas, embrasse-le ! Non je veux dire éloigne-toi ! Bon sang Chloé !
Voilà, même mon instinct en perd la boule, il faut qu'on m'aide ! A l'aide !
-J'ai du oublier. Tu sais, le H1N1, c'est pas du petit virus… Au fait, ta copine au soutien-gorge noir a bien dû te tenir compagnie ?
Chloé, dis moi que tu n'as pas dit ça ? Pitié… Pas le coup de la jalousie ! Autant donner un couteau à un meurtrier ! C'est de la folie ! Même Gavin se moquerait de toi !
Lex s'approche lentement de moi et me susurre à l'oreille « Jalouse ? ».
Je lui lance juste un regard moqueur en tentant de ne pas rougir et je m'éloigne au plus vite de lui, de son corps parfait, de... Lui !
-Je vais faire du rangement !
- T'es géniale. Content de te retrouver dans les parages, ma belle.
Mon rougissement doit se voir de la lune ! Et du rangement, et bien, il y en a. Des tas. Des tonnes. Ramasser les dossiers, vérifier les codes des feuilles, les classer par ordre, reclasser les dossiers dans les armoires, recoller les feuilles, les photocopier, les ranger dans les dossiers… Ma première journée est une véritable horreur. Heureusement, sur le temps de midi, Lex revient près de moi et m'aide un peu. Il reprend quelques dossiers déjà triés et les revérifie à son aise.
A cinq heures, je sors enfin du bureau et je file pour récupérer mon génie à l'école. Gavin est devant l'établissement, tout sourire, en train de discuter avec une jeune demoiselle.
- Salut, les jeunes ! » Je lance à la cantonade.
J'ai droit à un bisou des deux. Gavin salue Laora, un autre génie de sa classe et me suit un sourire aux lèvres. Ils sont hypra mignon tous les deux !
- Alors, ça avance ta mission ? » Me questionne Gavin après avoir fini son assiette de macaronis au fromage.
- On a été cambriolé. J'ai pour mission professionnelle de tout ranger. J'en ai déjà marre. C'est long et fastidieux. Et toi ?
- Etude approfondie des astres et des géantes gazeuses. Composition chimique et évolution.
Il a des étoiles dans les yeux et juste pour mon plaisir, je le laisse me parler de Saturne, de son hydrogène, de sa ceinture de glace et de poussières. Il est passionné et ça fait plaisir à voir.
J'ai passé les trois jours suivant à classer, à trier, à ranger, à récurer, à photocopier… Encore et encore et encore… D'ailleurs, de vous à moi, encore un seul mini dossier de plus et je crois que je vais commettre un meurtre.
Et pendant que moi, je trime comme une folle, Lois et Clark pensent que c'est juste parfait que la Lex Corp ait été cambriolée, on voit bien que ce n'est pas eux qui doivent s'occuper de ça ! J'entends encore Lois me frotter avec douceur le dos en me sermonnant d'un 'C'est pour la bonne cause, tu as une bonne raison de fouiller un par un tous les dossiers'.
Lex lui ne se préoccupe pas du tout de ce qui a bien pu se passer. Sa dernière excuse est qu'il attend de savoir si effectivement quelque chose a été volé. Moi je trouve ça plutôt louche sachant que si on lui a dérobé un projet top secret, c'est tout de suite qu'il faut réagir.

A moins…

A moins qu'il ne sache ce qui s'est réellement passé ! Mais bien sûr ! Un manque de réaction montre la culpabilité. Imaginons un tribunal. La veuve s'avance sur le banc des témoins. Et là, l'avocat de la famille du défunt s'avance et brandit l'arme du crime sous son nez en hurlant : 'Madame, vous n'êtes pas surprise que votre mari ai été retrouvé avec une pince à épiler plantée dans le cœur ? Vous êtes donc coupable de son meurtre ! Vous l'avez assassiné !'. Il faut que je téléphone à Lois ! C'est sûr et certain !
Je lui bafouille ma découverte à toute vitesse.
-Chloé, c'est quoi cette histoire de pince à épiler ?
-Il sait qui a commis ce cambriolage !
-Qui ?
-Lex, pardi ! Lois, suis un peu, veux tu !
-Et on l'a cambriolé avec une pince à épiler ? Qui a été tué ? Chloé, explique.
-Mais non ! Lex sait qui l'a cambriolé et la preuve est son manque de réaction !
-Parce qu'il a une pince à épiler dans le cœur ?
Désespérant… Je suis sur le point de lui expliquer lorsque Lex entre dans la pièce. Il porte quelques dossiers sous son bras.
-Chloé encore au téléphone ? Un soucis ?
-Oh, Lex, c'est… Lois ! Ma cousine. Elle vient de m'annoncer que Clark est enceinte ! C'est merveilleux !
Dites moi que je rêve, je n'ai pas dis ça quand même ? Je voulais juste détourner son attention, pas éveiller son attention ! Lex hausse un sourcil.
- Deux secondes Lois. Lex, je voulais dire que Lois est enceinte… de Clark ! Je vous avais dit qu'ils avaient emménagé ensemble ?
-Non. Chloé, s'il te plait, finis ce rangement, c'est tout ce que je te demande. Et arrête de me ruiner avec tes coups de téléphone.
C'est la première fois qu'il me parle aussi durement. C'est sur, il ne peut être que coupable. C'est ça qui le ronge de l'intérieur, il est méchant parce qu'il souffre d'avoir commis d'un crime, tout bon pédopsychiatre vous le dirait !
Enfin,… Je crois. Il faudrait vérifier cela, je demanderai à Gavin. Je tente l'approche 'désolée mais j'ignore pourquoi tu es dans cet état' doublé de 'je te fais croire que je ne sais pas tes sales petites cachoteries' pour avoir de plus amples informations. Ce qui se traduit de manière efficace par un simple :
-Lex, tu n'as pas besoin d'être aussi désagréable avec tes employés. Pourquoi es-tu d'aussi mauvaise humeur ? Ce cambriolage est certes malvenu mais jusqu'à présent, il n'y a rien de vraiment probant. Rien de volé.
-Chloé, ce n'est pas le moment…
-C'est maintenant ou tes dossiers tu pourras…
Je m'interromps à temps. Ne surtout pas l'énerver. Je ne dois être que compassion. Amadouer l'enfant en lui pour lui extorquer le plus possible.
-Désolée, Lex, je ne te comprends pas. Pourquoi es-tu dans cet état là ?
-Je ne te mérite pas, Chloé… Vraiment pas. Une employée si modèle, ça ne court pas les rues.

Pendant un instant, j'ai cru qu'il allait me demander en mariage. A croire que c'est une manie chez moi que d'avoir trop d'imagination. Mais toute cette histoire me semble étrange. Lex est vraiment ravi de m'avoir à ses côtés.
-Arrête les compliments et dis-moi ce qui se passe ici.
-J'ai repoussé les avances de Carmelina et maintenant elle tient à me le faire payer… Je pense sérieusement qu'elle est responsable de ce... désordre.
Il l'a repoussée ? Youpi ! Il y a une chance pour que cela soit à cause de moi ! Le seul souci est de savoir s'il a voulu tuer mon père… Enfin, ça ce n'est qu'un détail. Il l'a repoussée ! Je jubile littéralement. Merveilleuse… Non. Chloé, on se reprend.
-Et donc tu penses que c'est elle qui…
-S'est occupée de faire ce cambriolage. Oui.
Carmelina serait la responsable de tout ce cirque ? Juste pour se venger d'un amant qui l'a éconduit ? Je laisse tomber des dossiers sous le choc. Il y a autre chose entre eux. Ils se menacent l'un l'autre. Et si elle était aussi responsable pour le départ de mon père ?
-Toujours aussi maladroite toi.
-Désolée. Je vais…
-Non, laisse, je vais le faire.
Il se penche et ramasse les dossiers qu'il me tend.
-Fais attention, il y a des choses qui ne devraient pas tomber entre de mauvaises mains. Empêche quiconque de venir t'embêter.
-Tu as des choses à cacher ?
-On a tous des secrets.
Moi, je le sais, et je crois que c'est ça qui m'inquiète le plus…
Gavin était d'accord avec moi. Il était persuadé que Lex cachait encore bien des choses. Et moi, je le taquinais avec Laora. Ce petit génie n'allait pas passer à côté des premiers amours de jeunesse, j'allais me faire un plaisir de le mettre mal à l'aise comme n'importe quel autre garçon de onze ans.
Les jours passaient au bureau mais rien ne venait. Lex s'enfermait de plus en plus dans son bureau vérifiant chaque dossier que je finissais. La police ne faisait pas son boulot, j'étais même persuadée qu'ils ignoraient tout de l'affaire.
Et moi ? Et bien, je continuais encore et toujours mes rangements. Oui, vous avez bien lu. Je rangeais ! Cela faisait exactement cinq jours, six heures et quarante-six minutes et quelques vingt-sept secondes que je rangeais! Je n'en pouvais plus ! Plus je rangeais et plus je rageais. Les dossiers étaient pour la plupart en ruines et je bossais très dur. Des puzzles géants sans image pour s'aider. Encore une chose à classer et je tuais quelqu'un. Et cette fois-ci, j'en étais intimement persuadée.

Alors que je maudissais l'inventeur du classement qui devait être un psychotique du désordre cherchant à se venger de l'humanité, j'aperçu Danny qui venait m'apporter du café. Depuis qu'il avait appris par Lex – et cet état de fait me perturbais encore plus que tout le reste - que j'étais survolté de ces temps-ci, il avait décidé de prendre soin de moi. D'ailleurs, je devais remercier Lois qui avait confirmé cette histoire auprès de Danny pour, je suppose, le pousser à me courtiser tout en me calmant.
Agréable de savoir que votre cousine vous voit comme un cas désespéré, n'est-ce-pas ?
J'étais néanmoins touchée par le dévouement de Danny, même si depuis la veille, la situation entre lui et moi était devenue un peu plus… explosif. Etrange. Pas banal. J'avais fait mon grand retour au restaurant. Alice semblait assez fatiguée au service et malgré mon travail de rangement plus qu'agaçant, j'avais pris un peu sa place. Danny en avait fait tout un foin. Pas qu'il râlait. Non, non, non. Il était simplement ravi de me revoir. Tellement ravi qu'il m'avait embrassée dans l'arrière cuisine.
-Alors petite fée du rangement ? » Oui, les surnoms et lui, ce n'était pas le grand amour mais au moins, il ne les hurlait pas devant des dizaines de personnes. « Du nouveau ? Un sombre cahier comportant les pensées intimes d'un milliardaire démoniaque ?
Voilà ce que j'appréciais le plus chez lui. Il avait le don de me faire rire. Et puis, il n'avait pas de si mauvaises idées…
-Si j'avais ça, ça résoudrait tous mes problèmes…
-Hey ! »
Lex était dans la pièce d'à côté mais il nous avait entendu comme le confirmait ce cri.
- C'était pas de moi ! C'était Danny !
- Balance. Chloé, je sais que tu ne veux pas en parler mais… tu peux me faire confiance. Si tu veux m'en parler… Il n'y a pas de soucis.
- Oh….
Un instant, je me surpris à vouloir lui dire. A tout lui déballer, de long en large et en travers. Je me moquais bien de la présence de Lex à côté. J'en avais marre de ne pas pouvoir échanger avec mes amis. Je voulais faire comme avec Gavin et Alice, lui révéler le fin fond de mon âme. Il était mon ami.
Et puis, toute la stupidité de cette idée me vint. En pleine face. Violemment. Je me rendis compte du danger que cela pourrait représenter pour mon père. Pour Lois, pour Clark, pour Gavin et Alice. Tous ceux que je mettais en danger si je révélais encore une fois ce secret.
- Danny, tu es adorable. Mais voilà, je suis un peu exploitée par mon patron. Alors, si tu viens pour finaliser les papiers… Relis bien les closes en tout petit. Histoire de ne pas lui donner ton âme.
Je tourne la situation à la rigolade. Danny semble sceptique mais il finit par me faire un sourire sincère.
- Chloé, sache que s'il ne signe pas l'exclusivité avec la LexCorp, tu seras torturée dans les sous-sols de cet immeuble à coups de chatouilles. Fais bien attention !
Lex sort de son bureau, un sourire amusé sur les lèvres même si le regard qu'il m''adresse est très froid. Il salue poliment Danny et l'entraine à sa suite. Avant de s'enfermer avec lui, il ferme la porte derrière le cuisinier pour le murmurer un 'Je t'avais interdit d'amener quelqu'un'. Je suis sur le point de lui rétorquer que je ne suis en aucun cas responsable mais il ne m'en laisse pas l'occasion. Il rentre à son tour dans le bureau attenant au mien. Une grosse demi-heure après, ils ressortent et m'annoncent qu'ils vont discuter avec le comptable de Daniel.
- Ne nous attends pas. Rentre chez toi à l'heure habituelle.
J'acquiesce doucement. Je vais être enfin seule ici avec les dossiers. Les caméras de surveillance ne sont toujours pas remises en place, c'est ma chance.
Tous les tiroirs dans le petit réduit entre les ascenseurs et les bureaux étaient encore ouverts. C'était l'une des rares pièces que je n'avais pas encore rangées. En bonne journaliste, je fis tous les dessous de tiroirs et les hauts d'armoires avant de prendre les dossiers éparpillés à même le sol.
Un petit détour derrière les cadres et les rideaux ne révéla rien de plus. C'est là que me vint l'illumination, si je voulais être sure que personne ne trouve mes documents les plus confidentiels, il n'y avait qu'un seul endroit où je planquerais tout : la poubelle !
J'avais usé de cette astuce bien des fois avec Clark. Et avec Lois. Même avec Lex si je me souvenais bien. La poubelle était synonyme de 'je jette et j'oublie', c'était l'astuce idéale ! Personne ne vérifiait cela. Enfin, à l'exception des espions industriels qui trainaient le soir autour des poubelles en bas de l'immeuble de la LexCorp.
Malheureusement pour moi, il semblait que Lex n'avait pas cette petite astuce sous sa charmante petite tête chauve.
A moins que…
Non.
Impossible. Il n'aurait quand même pas fait ça ?

En deux secondes, je suis dans mon bureau. Ma poubelle se retrouve bien vite vide à terre. Et dans mes mains, je tiens un petit dossier, très discret. Pour un peu, il pourrait passer pour un vieil agenda. L'inscription 'Opération SG1' était écrite sur la première page.
SG1… Ce nom me dit quelque chose. Mais quoi. Concentre-toi Chloé.
J'éclate de rire. Un rire nerveux. Trop nerveux. Choisir une série télévisée pour nom de code… Parce que ce SG ne peut dire qu'une chose. Sullivan Gabe. Mon père.

Bien trouvé. Je lui dois au moins ça. Joli, Lex. Bien joué. Mais je n'ai pas encore perdu la partie.
Dans ce carnet, quelques chiffres, sans explications. Une page a été arrachée. Aussitôt, j'attrape un crayon et je m'efforce de faire apparaître les mots qui devaient recouvrir cette page. Je réprime un cri. Ca marche ! Lentement, je commence à lire et mon cœur manque l'un ou l'autre battement.
'Sg1 est envoyé en mission, malheureusement un commando de Jaffas le surprend et l'attaque. Les corps de Sg1 sont retrouvés le jour même, calcinés. Bonne idée de série, non ?'
Une simple version d'un épisode. Très mauvais si vous voulez mon avis. Un vrai navet. Trop classique. Trop prévisible. Je m'assieds à terre. Mes jambes ne me portent plus.
Alors, ils avaient raison. Lex était au courant. Lex était au courant.
- Lex était au courant.
Prononcer ces mots les rend plus réels. Plus tangibles. Si vrais.
J'ai des difficultés à respirer.

Je sais que je ne peux rien démontrer avec ce simple dossier.
Ce plan pour tuer mon père n'est rien. Il ne représente rien si l'on ne sait lire entre les lignes. On me prendra pour une folle au poste de police. Mais Lois me suivra. Elle saura quoi faire. J'en suis sûre.
Je suppose maintenant que ce n'était pas un hasard que je me retrouve secrétaire du grand Lex Luthor. Une journaliste cherchant du boulot, qui la voudrait comme secrétaire ?
Garde tes amis proches et tes ennemis encore plus proches. M'avoir sous la main pour mieux me surveiller. Etre sur que personne ne se doute rien. Me manipuler. Me garder dans l'ignorance. Ou débusquer mon père.

Me mettre dans son lit devait être un petit extra. Peut-être pour mieux m'éliminer après.
Incapable de pouvoir rester un instant de plus dans cet immeuble, je prends mon sac et le petit agenda. Lui, il rentre avec moi.





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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Mer 15 Fév 2012 - 18:27

tres bne fic, vivement la suite, j aime bien le genre pas de bol de Chloe, elle est folle de LEX.Non rassure moi Lex n es pas aussi machiavelique que cela, mais j aime bien quand cela fini bien
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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Ven 2 Mar 2012 - 19:58

Me revoilà! Ce fut long et fastidieux mais j'ai eu pleinnnnn de trucs entre temps. Donc, pour le coup, je pense me concentrer sur cette fic, la finir puis seulement (ne pas frapper s'il vous plait, j'ai facilement des bleus) attaquer Paradisiaque 3.

Excellente lecture à tous!



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Chapitre 11: Promesses et secrets
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Tranquillement installée dans l’appartement d’Alice et de Gavin, je sirotais un thé noir brûlant, amer à souhait après dix minutes d’infusion me laissant bercer par les voix de Lois, Gavin et Clark qui décryptaient – ou du moins, essayaient de décrypter – le carnet. J’avais bien sûr élaboré quelques pistes intéressantes mais force était de constater que personne ne semblait m’’accorder le moindre crédit.

Ah, c’était beau la solidarité. Je me battais pour leur ramener le fruit d’un dur labeur et voilà tout le mérite que je récoltais ! Mais je parvenais à bien me rattraper en ayant pris en main le poste convoité de responsable des thés/cafés/chocolats chauds.

Je ricanais intérieurement en voyant Lois avaler avec difficulté son thé noir. Dans certaines tribus, quelque part dans le monde, les nomades servaient trois fois du thé. Le premier, le plus léger et le plus sucré, très peu infusé. Le second, plus mature, équilibré. Et le dernier, tel la mort, amer. Je crois que là, je m’étais surpassée à ce niveau. Une mort lente et douloureuse à passer.

- Et si tous ces chiffres étaient des montants ? Des résultats de transaction ? » Commenta Gavin, en fronçant les sourcils, suspicieux devant mon sourire sadique. « J’ai dit une bêtise, Chloé ?

Essayant de ne pas le vexer, je lui fis non de la tête, ce qui ne le rassura pas le moins du monde.

- Gavin, je ne pense pas. Les montants seraient alors de l’ordre du milliard et ce, à chaque fois. Même pour lui, c’est énorme. » Répondit Clark en essayant de comprendre la raison de ma petite hilarité. « Ce stupide…

Clark bafouilla quelque peu la fi !n de sa phrase pour cacher le ou les gros mots qui auraient pu arriver.

- Luthor n’est pas aussi riche. Quoiqu’on puisse en dire. » Termina-t-il d’un ton docte.
- Et si c’était des dates ? Des dates et des montants mis côte à côte ? » Demanda Lois en abandonnant définitivement l’idée de finir le thé.
- Ca pourrait coller.

Une heure d’hypothèses avait passé. On avait presque tout tenté. Puis Gavin s’empara du livre, le feuilleta consciencieusement et après quelques secondes, déclara d’un ton lugubre que le jour de la ‘disparition’ de mon père, si l’on en croyait le carnet avait été commandité par Carmelina et Lex.

- Tu veux dire que l’on avait raison pour les dates ?

C’était bien moi pour poser une telle question.

- Yep.
- On dit oui. » Je ne pus m’empêcher de rectifier. « Et pourquoi tu penses que c’est Andréas et Luthor ?
- Les gribouillis, on n’aurait pas dû les négliger. C’est du morse. Enfin, un abrégé de morse, c’était évident en fait. Tellement flagrant que j’en ai honte.

Je ne sais pas si c’était la même chose pour Lois ou pour Clark, mais en tout cas, je ne m’étais jamais doutée que c’était du morse. Ni que l’on pouvait abréger des points et des barres. Etait-ce seulement possible ?

- Mais non, terreur. T’es juste un génie en puissance. Et sérieusement, j’ignore si on peut vraiment abréger du morse. T’es sûr de ton coup ?
- Ben, ça ressemble vraiment beaucoup aux essais que j’avais faits à la récréation il y a quelques semaines. Le dites pas à Alice, elle veut que j’essaie de sociabiliser au lieu de travailler encore plus. Alors…

Il fit une grimace mi contrite mi embêtée avant de se lever pour chiper un chocolat sur la table.

- Mais je vous assure, ça parle bien d’eux. Je le sens. C’est là. C’est écrit d’une manière ou d’une autre. Je dois juste trouver ce qu’il faut pour déchiffrer correctement ce truc !

La fougue de la jeunesse me fit plaisir à voir même si je sentais qu’il était honteux de ne pas avoir trouvé le code du carnet. Et puis, Gavin devenait déjà sociable avec nous, c’était un début. Alice n’allait pas adhérer totalement au fait que son petit frère se retrouvait dans cette affaire. Mais je ne pouvais pas dire non à ce gamin. C’était impensable.

Gavin décida alors qu’il était temps pour nous de lui apporter des garanties. Des garanties solides.

- Tu entends quoi par là ? Tu ne veux quand même pas t’associer à Luthor si on refuse ? » Demanda Lois en rigolant.
- Non ! » Son petit air choqué était adorable. « Je veux que vous m’aidiez.
- Explique.
- Nos parents. Enfin, ce qui est légalement et biologiquement nos parents. Ils peuvent revenir. Et ça, je ne peux pas l’accepter. Je ne veux pas les revoir. Jamais. Je suis avec Alice. Un point c’est tout. Donc, j’ai besoin de vous pour monter un dossier solide.
- Nous sommes journalistes, Gavin. Personnellement, je ne m’y connais pas le moins du monde dans le domaine de l’assistance sociale.

Clark acquiesça piteusement à l’affirmation de Lois. Mais Gavin souriait. Ce génie avait une idée tordue derrière la tête à ne pas en douter.

- Un article. Un vrai article bien travaillé. Un dossier sur un fait de société. Des enfants abandonnés, des parents démissionnaires disparaissant avec l’argent. Tout. Avec preuves, chiffres, photographies… Vous montez le dossier, qu’il soit prêt à tout moment, simplement. Alice ne doit rien savoir.

Onze ans ? Sérieusement ? Il avait la diablesse et la ruse d’un Ulysse ! Alors qu’ils discutaient sur les possibilités de ce fameux article, je reçus un texto de Daniel. « J’ai une serveuse aux trousses, tu viens me sauver ? »

C’était pour le moins étrange. Mais n’écoutant que mon bon cœur – et mon envie subite d’une énorme mousse au chocolat – je pris mon sac, mon manteau et une cuillère très pratique pour gouter les plats sans laisser des preuves derrière soi.

- Vas-y, explique-moi.

Je souris bêtement à Daniel en m’asseyant sur le passe plat. Il me jette un regard noir puis se retourne vers Alice qui s’est approchée. Ce pauvre chef cuisinier se retrouve de ce fait coincé entre moi et une Alice remontée à bloc. J’aime voir les autres en danger, bafouillant pour se justifier. Il ne manque plus que des pop-corn et ce sera parfait.

- Il refuse de me garantir mon emploi ! » Hurle Alice.
- Quoi ?! » Je n’ai pas vraiment l’impression de hurler mais vu l’air ahuri des cuisiniers et du serveur qui vient d’entrer, je crains d’avoir haussé le ton de manière trop… euhh… disons abrupte. Je me reprends un instant avant de siffler d’un air très très très mauvais assorti d’un regard meurtrier. « Comment ça ‘tu ne lui garantis pas son emploi’ ?! C’est absolument ridicule ! Elle est parfaite ! Bosseuse ! Elle ! Elle ! Je. Toi !

Je suis incapable de me reprendre. Si Alice a des problèmes, c’est Gavin qui en a aussi. Et ça, je ne le laisserai pas faire.

- Chloé. Tu ignores la situation. Calme-toi et on en reparle.
- Me calmer ?! Et tu crois que je vais me calmer comme ça ? Parce que tu le veux ? » Je suis hors de moi, je sais parfaitement que c’est inutile mais c’est épidermique. Je me découvre un côté mère poule. « Cette gamine, elle bosse comme une malade et toi, tout ce que tu vois c’est que c’est juste pour un temps, juste le temps que tu te lasses ?

Le laisser me répondre ? Que nenni ! J’attrape Alice par la main et je prends une crème au chocolat qui traine sur le passe-plat.

Nous trouvons refuge sur la petite terrasse aménagée à l’étage. Elle n’est réservée qu’à la clientèle VIP et par chance, elle est déserte ce soir.

- Installe-toi. » J’ordonne à Alice.

Cette dernière s’exécute sans rechigner. Elle est au bord des larmes.

- Hey. Ne pleure pas. Je vais te garantir ton job, tu vas voir.
- Non, c’est pas ça. Chloé…
- Oui ?
- Ce que tu viens de faire. C’est juste. C’est la première fois qu’on me défend. La première fois depuis des lustres. Peut-être même la première fois de ma vie ! Et tu as quoi… Cinq ou six ans de plus que moi ?
- Ne me rappelle pas que je suis vieille. Et avale moi ça.

Je lui tends la crème et ma cuillère que j’extirpe de mon sac avec précaution.

- Je le savais que tu piquais dans les plats ! T’es un génie en fait… C’est Gavin qui t’a mis cette idée en tête ?

Je nie avec véhémence, pas question d’avouer que c’est vraiment Gavin qui m’en a donné l’idée. J’ai une réputation à tenir.

- Alice, il se passe quoi ?
- Des tensions dans l’équipe. Certains pensent qu’il se vend en voulant travailler avec Luthor. Et vu l’histoire du carnet…
- Tu as peur que cela te retombe dessus ?
- Je suis désolée.
- Oh non, tu ne l’es pas. Je te l’interdis. Tu dois protéger ta famille. Je suis d’accord. Et je vais arranger ça.

Alice lève les yeux au ciel. Un sourire plus tard, je descends dans la cuisine. Le bruit y est comme toujours presque infernal, c’est l’heure du coup de feu. Daniel examine les assiettes méticuleusement puis hoche la tête pour confirmer que le serveur peut les apporter à table. Ma colère retombe comme un soufflé.

- Hey toi. » Me fait-il avec un clin d’œil.

Il a l’air moins enjoué, plus forcé que d’habitude. Je m’approche et je commente la décoration des assiettes. Il ronchonne un instant contre ma manie de tout critiquer puis se redresse.

- Chloé. Cette affaire…
- Je te demande juste de faire en sorte qu’Alice puisse avoir des revenus réguliers.
- Je sais mais… La situation est compliquée. Luthor pose ses exigences et…
- Quoi ? C’est Lex Luthor qui décide qui fera partie de ton personnel ?
- Il veut que ce soit des professionnels. C’est juste ça. Pour les dîners d’affaire, pour ne pas commettre d’impairs. Ce genre de choses.

C’est ridicule. Totalement ridicule.

- D’accord. Et Alice gaffe comme pas deux, a déjà tué trois clients et pique dans les assiettes ? » Je demande d’un air sarcastique à souhait.
- La pique-assiette, c’est toi, Chloé. Et non, Alice n’est pas comme ça.
- Place-la au service en bas et l’étage des VIP pour les repas d’affaires de Luthor. Alice ne peut pas se permettre…
- D’accord.
- Et d’ailleurs, je… Attends. » Je me fige, fronçant les sourcils. « Tu as dit quoi là tout de suite ?
- Que c’est d’accord. Je vais m’arranger. Je vais négocier pour Alice et une autre serveuse. Mais tu vas devoir m’aider.
- Tout ce que tu veux ! T’es génial.

Il m’enlace sous les sifflements moqueurs de sa brigade. J’ignore si c’est moi ou lui qu’ils visent et je préfère ne pas savoir.

Après avoir raccompagné Alice chez elle, pris un taxi pour rentrer chez moi pour la première fois depuis des lustres.

Home sweet home ! Je ramasse négligemment les publicités et autres lettres qui trainent dans l’entrée. Factures, factures, factures. Ben tiens. Madame la chance le retour ! Mon répondeur n’a que quelques messages sans réelle importance à part celui de Lex. Demain, réunion toute l’après-midi. C’est la galère !

Je m’effondre enfin dans mon canapé. La grâce d’un pachyderme. La souplesse d’un bout de bois. La… Pffffff J’en ai marre. Vraiment. Je suis victime de cette vie. Depuis la mort de papa. Enfin… sa ‘mort’ factice. Comment vous ruiner la vie avec simplicité. Gavin n’avait pas tord au fond en me demandant si je lui en voulais. Je pense qu’une part de moi lui en veut un peu. Une minuscule part de moi.

Il est plus de huit heures quand je me réveille. Groggy, je m’étire péniblement. J’ai dormi là. Sur le canapé. Ma vie est en train de prendre un tournant étrange. Le silence de l’appartement me choque. Ne pas entendre Gavin courir à gauche et à droite est étonnant après tous ces jours de babysitting.

Je peste pour la forme en me précipitant vers les bureaux de la LexCorp. L’ascenseur me semble plus lent que d’habitude. Ou alors je suis tellement fatiguée que ma perception en est complètement chamboulée.

- Vous êtes encore là ? Vous êtes pire que votre père, on dirait.

Merci Mademoiselle je-suis-mieux-que-tout-le-monde Carmelina Andréas. Quel plaisir de vous revoir… Ou pas en fait. Envoyez-la au diable ! Commencer mon lundi avec son horrible tête… Brrrrrrr. Quelle horreur !

Je continue vers mon bureau. Je vérifie en vitesse ce qui s’y trouve et je rentre dans le bureau de Lex pour lui signaler ma présence. Et là, les mots d’Andréas me reviennent en pleine face en voyant Lex enfilant sa chemise. ‘Vous êtes pire que votre père.’ Tout ça parce qu’elle me voyait encore là.

Comme mon père.

Parce qu’il trainait trop dans leurs pattes.

Alors qu’ils avaient leurs magouilles.

- Lex, tu penses que c’était un accident pour mon père ? » Je demande négligemment.
- Quoi ? » Il sourit légèrement, se demandant ce que je lui raconte.
- Je te le demande si tu es persuadé ou non que ce qui est arrivé à mon père était un accident.

Mon ton est hautain et froid. La colère sourde qui m’étreint prend le dessus lorsqu’il me regarde avec étonnement.

- C’est ce qu’a dit la police, non ?
- Je te le demande autrement alors. Es-tu responsable de ce qui est arrivé à mon père ? De quelque manière que ce soit. As-tu quelque chose à te reprocher ?
- Chloé… Je… Ecoute.
J’écarquille les yeux en le voyant chercher ses mots. Il cherche une excuse ? Il veut me demander de lui pardonner ? Comment peut-il seulement essayer de s’expliquer. Il m’a menti, il m’a trompé, il a joué avec moi. C'était lui, il était responsable de mon malheur. Simplement.
Je le voyais sous un autre jour. Sous son vrai visage, celui d'un assassin.
- Chloé, écoute-moi.
- Tu l'as tué ?
- Non !
- Lex, es-tu responsable de la mort de mon père, oui ou non ?!
- C’est plus compliqué que ça. Mais je t’interdis de parler de cette histoire à qui que ce soit. Tu pourrais te faire des ennemis mortels, Sullivan.
- C’est une menace ?
- Un avertissement. Fais attention. Très attention

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Ven 2 Mar 2012 - 20:11


Salut

Je suis impatience de lire la suite, Chloé voit Lex sous un autre angle es ce que Lex a commendité le meutre de son pére.

Bonne continuation. Cheerleader Cheerleader
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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 11 Mar 2012 - 12:55

Merci Veroni ^^

Alors, comme demandé! La suite!

je me tiens (pour le moment) à un chapitre semaine, yahouuuuuuuuuu. Joie!

Excellente lecture à tous!

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Chapitre 12: Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire
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C'est très dur d'avoir le cœur brisé. Lorsque l’on ressent chacune des petites failles qui creusent votre poitrine, lorsque l’on sent les morceaux qui s'éloignent lentement. Je tombe à genoux et je m’autorise enfin à le regarder. A vraiment le regarder.
Son visage, si beau, si envoutant, si dangereux. Des yeux bleus, parfaits, des yeux qui peuvent vous sonder. Vous manipuler avec précision lorsqu’ils expriment cette innocence que n’ont pas ses paroles.
Je le dévisage, silencieuse. Et il ne sait comment se tenir face à moi.
Il me semble soudain si faible. Si vile. Comment ais-je pu ressentir ces sentiments pour un être si froid ?
-Tu as orchestré ça ? Tu as orchestré la mort de mon père pour ensuite m'engager ?
Ma voix brisée retentit dans le silence de la pièce. Il ne bouge pas mais je peux lire dans son regard de l’incompréhension et de la surprise. Il croyait réellement que je ne poserais pas plus de question après un tel aveu ?

-Chloé, non ! Je n'ai jamais… Non ! Que vas-tu croire ?
Il bafouille. Je crois que si je n’étais pas si choquée, je pourrais en rire.
Il semble ridicule. Un vrai pantin qui ne sait pas comment réagir.

-Tu l'as… tué. Car il ne faut pas se voiler la face, Luthor. Tu l’as fait.
Comment avait-il pu me regarder tout ce temps sans jamais éprouver le moindre… remord. Il était donc aussi froid et calculateur que ce que l'on prétendait. Pourquoi avais-je cru déceler un fond de vérité chez lui ?
Tout ce temps, il m'avait manipulée… Il avait joué avec moi, tel un chat jouant avec une pauvre petite souris. Avant de la croquer comme il avait croqué sa famille avant.
- Chloé, écoute-moi !
Son ton me paralyse. Tant de force dans un seul être. Il avait déjà tué mon père. Se débarrasser de moi serait un jeu d'enfant. Je me recule, soudain apeurée. Mon cœur s’emballe dans ma poitrine. Je ne me rends compte de ma situation précaire que trop tard.
Lex s'approche, aussi lentement que je recule. Je bute un instant contre une chaise, ma chaise. Nous sommes dans le couloir. Le couloir qui est vide.
Sa voix grave et envoutante - qu'il réserve à ses clients prestigieux, ces deux mois à travailler pour lui m’ont laissé le temps de le découvrir - vibre dans l'air. Il essaie de me manipuler. Encore une fois !
- Chloé, j'ai découvert ce complot contre ton père, il y a un an… J'ai voulu faire des recherches mais il semblerait que tout ce soit évaporé autour de lui. Pas le moindre petit indice qui pourrait expliquer ce qu'il s'est réellement passé… Mais je suis sûr qu’il y a un complot. Tu dois me croire. Je n’étais pas au courant.
Il me fixe. Hésitant probablement à me tuer ici. Seigneur. Si je m’en sors, je jure que je ferai une prière chaque jour. Promis. Et je serai serviable avec mon prochain. Et je ferai éclater la vérité. Mais pitié, aidez-moi…
- Et puis, quand je t'ai vue. Tes yeux… ils n'étaient plus ceux que j'avais connus. Comme éteints. Je voulais que tu retrouves ta joie de vivre. Je voulais… Chloé, comment peux-tu seulement croire que je pouvais faire du mal à ton père ? Je ne suis pas un monstre.
Il s'arrête, plonge ses yeux dans les miens. Je vois comme une cassure dans son regard. Il est blessé que je le considère comme un meurtrier. La minuscule pointe de remord qui me traverse me met mal à l’aise mais je la chasse bien vite. On parle de la mort de mon père. Enfin, la mort fictive que j’ai cru réelle pendant des années.
-Mais c'est ce que tu penses. Que je suis un monstre.
Comme prise en faute, je baisse les yeux. Je ne sais quoi dire ou quoi faire. Je m'en veux de l'avoir blessé mais mon être hurle que je déteste cet homme désormais.
Enfin, puis-je vraiment dire que je le déteste ?
Stupéfaite par cette réflexion, je le fixe. Je ne le déteste pas ? C’est… illogique ? Je dois partir. Je ne peux pas lui faire face. Pas sans savoir ce qui me trotte réellement en tête. Mais il me prend de court.
- Laisse-moi te prouver que je ne suis pas un monstre. Je veux t'aider. Je ferai ce que tu voudras. Laisse-moi une chance de te montrer que je ne suis pas mon père. Je t'en supplie.
Je suis au bord des larmes. Comment le croire ? Comment lui faire confiance ? Ma vie me semble être, soudain, en ruine.
Il se retourne et décroche son téléphone sur le bureau. Morte de peur, je tremble.
Et là, tout se passe si vite qu’il me fallut près de trois heures pour que je comprenne ce qui c’était produit.
Il téléphona à la police. Il se constituait prisonnier. De son plein gré affirma-t-il au policier qui lui avait répondu. J'eus beau le supplier de m'expliquer, il resta de marbre jusqu’à l’arrivée d’un inspecteur.
Pas un mot.
Pas un regard.
Sa volonté de me prouver que j'avais tord l'avait quitté. Il se disait désormais coupable et semblait vouloir assumer ses actes. La dernière image que j'ai de lui maintenant, était celle d'un homme menotté emmené par deux colosses de la police de Métropolis.
Et donc, là, je suis dans un avion. Oui, vous avez bien lu. Un avion. Un Métropolis/New-York sans escale.
Lois m’a mise de force dedans prétendant que m’envoyer le soir même à New York était parfait pour me protéger. Je trouve cela totalement inutile. Je ne vois pas trop ce que je dois craindre là, tout de suite.
Lex ne se serais jamais abaissé à essayer de m'assassiner. Je le comprenais enfin. C’était pour ça que je ne le détestais pas. Il ne semblait pas mauvais au point de tuer de ses mains quelqu’un. Pour mon père, c’était un accident déguisé. Enfin, je le supposais. Mais jamais au grand jamais, il n'aurait tenté de m'assassiner. Il ignorait encore que mon père était en vie – je suppose qu’il aurait utilisé cet argument pour se disculper s’il avait été au courant.
Donc, il n'avait pas de raisons valables de vouloir le faire. Et au fond de moi, une petite voix ne voulait pas croire en sa culpabilité.
C’était probablement horrible à dire. Un peu indigne. Mais je n’arrivais pas à me résoudre. Et New York m’apprit à relativiser.
Mon arrivée fut un peu étrange, je n’avais encore jamais posé le pied là-bas. Je me redis dans l’hôtel que l’on m’avait réservé. Mademoiselle Alice Gavin, chambre 127. Ironique mais tellement drôle.
Central Park était magnifique à cette époque de l'année. J’y passais mes après-midi au calme les deux premiers jours. La température était idéale, le vent juste doux. Même si je détestais être si loin de Métropolis et de ses nouvelles sur l’arrestation de Lex, je me rendais compte du chemin parcourut ces derniers mois.
La découverte que mon père était en vie. Lois et Clark qui étaient toujours en contact, qui travaillaient ensemble et qui avaient – ou auraient dans un avenir très proche – une relation amoureuse. Ils avaient d’ailleurs fait du bon boulot. Ils avaient réalisé une enquête de longue haleine. Sur le gang des matelas et sur Lex Luthor.
Et je reçus le mardi soir un dossier de leur part. Emballé précieusement. Avec un ancien doudou de Gavin, un foulard d’Alice et une multitude de bracelets pour que je ne les oublie pas. Ils pouvaient vraiment être fous parfois.
Un dossier qui était d'une clarté et d'une précision frisant la perfection. A un point tel que les enquêteurs n'avait eu qu'à mettre Carmelina et Lex en prison dans l'attente de leur procès d’après ce que je lisais. J’étais impressionnée. Avec leurs recoupements, le petit carnet n’avait pas tenus ses secrets plus d’une semaine. Le gang des matelas était le lien manquant entre les deux sociétés de Carmelina et de Lex.
Et malgré mon envie de croire en l’innocence de Lex – il m’avait supplié de ne pas le prendre pour un monstre, bon sang ! Je ne pouvais quand même pas rester insensible ! – je devais me faire à l’idée qu’il était impliqué dans toute cette affaire.
Le seul problème résidait dans le fait que pour inculper les meurtriers, mon père allait devoir revenir sur le devant de la scène. Et Lois, dans sa lettre, m’informa qu’il voulait d’abord me parler. Et pour une fois, depuis très longtemps, je fus d’accord. Nous avions, lui et moi, des comptes à régler.
New York m’avait fait comprendre quelques choses essentielles.
- La vie était palpitante avec quelques comédies musicales.
- Je ne pouvais vivre sans cupcake.
- Je devais prendre ma vie en main.
J'avais enfin repris le dessus. Travailler pour Lex m'avait réellement plu. Enfin au début. La fin était trop imparfaite mais travailler pour lui m'avait prouvé que je pouvais reprendre une existence normale. Même si au niveau émotionnel, j'avais régressé.
En me promenant ici, dans Central Park, je sentais que j'avais grandi. Ou que je m'étais retrouvée. Je ne sais pas vraiment quel terme est le plus correct.
Dans tous les cas, je ne voulais plus jamais redevenir secrétaire. D'une part, parce que j'avais collé parfaitement à l'image de la secrétaire s'envoyant en l'air avec son patron.
Et d'autre part, j'avais réalisé à quel point le journalisme m'avait manqué. Venir ici, là où Pulitzer avait lancé le fameux ‘The New York World’, là où il avait disputé une lutte acharnée contre William Hearst pour la suprématie de son journal, je sentais déjà mon sang battre plus fort dans mes veines. Comme si quelque chose en moi se réveillait.
Et puis, je ne courrais plus. Moi qui avait été dans une lutte constante contre la montre, je venais de me rendre compte que j’étais maintenant maitresse de ma vie. Je la gérais avec facilité.
Je remis mes lunettes de soleil sur mon nez et je me replongeais dans ma lecture. Encore un des nouveaux plaisirs que je m’octroyais pendant cette petite pause New-Yorkaise.
-Chloé, fais donc attention, tu vas attraper un coup de soleil.
Machinalement, je répliquais, sans même relever la tête vers mon interlocuteur.

-Papa, je n'ai plus…
Mon cœur rata quelques battements. Mon souffle devint erratique. Non. Non. Non. Pas comme ça. Ce ne pouvait pas…
-Papa ? » Demanda ma voix qui ne m’obéissait plus, dans un murmure.
Il était là, devant moi ! Encore plus beau que dans mon souvenir. Comment avais-je pu oublier cette petite ride au coin de l'œil, ce sourire, ces bras accueillants…

En un instant, j’étais debout et il me prit dans ses bras. Jamais je n'avais ressenti pareil bonheur. Il était là. Dans mes bras. Il était vivant.
Pour la première fois depuis l’annonce de Lois, je pouvais constater que c’était réel. Il était vivant. C’était si fort. Si renversant comme sensation. J’étais presque ivre de bonheur.
-Ne pars plus jamais.
-Plus jamais mon ange.
Sa voix grave me transperça le cœur. Trop de bonheur en si peu de temps. Pourrait-il supporter tout cela ?
- Tu as intérêt à respecter cette promesse Gabriel Sullivan.
J’étais mortellement sérieuse. Mon cœur ne pourrait survivre à une autre disparition. Je le savais. Et tant que j’étais là, à mettre les points sur les i, je lui mis une baffe magistrale. Qui me fit le plus grand bien.
- Ca, c’est pour ces dernières années de larmes et de déprime et d’horreurs et de dimanche sans toi et sans ton café. Et sans…
Je sentais les larmes sur mes joues mais je n’y faisais rien. Lui me reprit dans ses bras. A m’étouffer.
Une litanie de ‘je suis désolé’ m’enveloppa des heures durant.

Nous avons passé la journée ensemble à parler de tout et de rien. Nous avons juste savouré le fait d'être ensemble. Malheureusement, le soir venu il devait repartir pour Métropolis pour faire sa déposition. Il faisait son grand retour et pour qu’on ne puisse pas le faire chanter, il m’intima de rester à New-York quelques jours encore.

Mais je ne m'inquiétais pas. Il avait promis. Il ne me quitterait plus.
Et donc, j’eus le temps de visiter la moitié de la ville avant de craquer définitivement. Je devais rentrer à Métropolis. Et pour cela, je devais convaincre Lois du bien fondé de ma demande. En bref, je devais amadouer Cerbère.
-« Allo ? » Répondit-elle, inconsciente du danger que je pouvais représenter. Parfait, ça va être plus simple que prévu… Enfin, je l’espère.

-Salut douce cousine de mon cœur.
Je me mords les lèvres, ça, c’était un peu trop enjoué. Elle risque de se douter…
- « Vas-y, Chloé. Assume et demande-moi clairement. »
-Lois… Laisse-moi revenir.
-« Non. »
-Mais !
- « Il n'y a pas de mais qui compte. Tu restes à New York. Le temps que le juge annonce s'il va y avoir poursuite contre Andréas et Luthor ».
-Il va y avoir poursuite ! Ils ont voulu tuer mon père ! Lex s’est constitué prisonnier.
- « Chloé, Andréas va tomber. C’est sûr. Pour Luthor, ça va être plus compliqué. Il était au courant mais il n'a rien organisé. Enfin, c’est ce qu’il clame depuis le début. Il risque juste d'être jugé pour ses agissements illégaux et pour non assistance à personne en danger. Il ne sera probablement pas inquiété outre mesure ».
Je reste silencieuse. La situation est périlleuse à Métropolis.
-« Chloé, je sais que tu es tiraillée entre ta raison et… »
- Non ! Je t'interdis de dire ça. Mon cœur n'a aucune raison d'être dans cette histoire. Je n'éprouve rien. Pas la moindre émotion à son égard. Compris ?
Pas la moindre émotion. Pas la moindre petite émotion. Même si je veux le voir en prison et que ma raison me crie de le croire innocent. Pourquoi ma vie ne peut pas être idyllique ? Ah oui… Madame la chance veille sur moi. J’avais oublié !
- « D'accord Chloé. Je te promets qu'à la seconde où la situation sera éclaircie ici, je te fais revenir. En attendant, profite de ton voyage. Et c’est un ordre. »
-J'ai le choix ? » Je demande tout de même, en désespoir de cause.
-« Non. »
-Bien.
-« Chloé, n'oublie pas que je fais ça pour ton bien. Et n’essaie même pas de louer une voiture, tu ne sais pas conduire. Oublie aussi le train. L’avion. Et à pieds, c’est du suicide. Donc… Reste là. »
-Oui. Je sais.
Je râle. Un peu.
Je sais qu’elle ne pense qu’à mon bien. Elle s’était occupée de moi, à la mort de papa. Elle avait peur que je devienne folle. Que je craque et que je fasse des bêtises. Et c’ets ce qu’elle avait craint aussi à l’arrestation de Lex. Trop d'émotions avait-elle murmuré à Clark alors qu'ils m'emmenaient à l'aéroport. C’est sûr que découvrir que son boss était un manipulateur de première, ça avait de quoi vous rendre dingue.
Mais j’étais solide, quoi qu’elle puisse en dire.

Je ne lui en voulais pas de vouloir me protéger. Je lui en voulais de m'éloigner de mon univers, de mon père et dans un sens aussi de Lex. Je voulais le voir, qu'il m'explique, qu'il me dise qu'il n'avait rien à voir avec tout cela, qu'il ne m'avait pas manipulée, qu'il…
Elle avait raison. Je ne savais plus du tout à qui me fier. Et désormais, il fallait que cela cesse. Il n’y avait qu’une personne au monde que je pouvais suivre aveuglément. C’était moi-même. Je me devais d’être enfin adulte. Je devais devenir responsable. En un sens, ma faculté à gérer mon temps était les prémices de cette décision.

Et je devais me l’avouer.
Mon univers tournait autour de Lex.
Insidieusement, mon cœur avait pris le pas sur ma raison.
J'étais à sa merci.
Il m'avait séduite et je ne pouvais rien faire contre ça. J'étais amoureuse d'un monstre.
Et je devais découvrir la vérité. Toute la vérité.

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Laenan
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 11 Mar 2012 - 19:31


Oh punaise ! Faint

Je suis aussi perdue que Chloé dans cette histoire ! Lex a-t-il vraiment participé ou pas à la disparition de son père ? Ou doit-elle le croire quand il dit qu'il est innocent ?
Il a une attitude tellement ambigüe avec elle que c'est difficile de dire de quel côté il est ! lol

Vivement la suite ! Smile


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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Lun 19 Mar 2012 - 14:54

Merci Laenan! Smile J'adore tes reviews ^^ Et tu vas voir, ça va... *censure pour que les lecteurs aient la surprise en temps voulu ^^ *

Mais donc, la suite! (un jour en retard ^^ )

Excellente lecture!

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Chapitre 13: Presse à scandale
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Retournement de situation !

Depuis quelques mois déjà, nous vous tenons au courant de l'évolution de l'enquête qui tente d’établir la culpabilité de Carmelina Andréas et de Lex Luthor dans l’affaire dite du ‘gang des matelas’.
En effet, comme nous vous l'avions annoncé en exclusivité en septembre, ils sont soupçonnés d'avoir commandité le meurtre d'un des employés de la LexCorp, Gabriel Sullivan, qui aurait été impliqué avec les deux milliardaires dans un sombre trafic de matelas. Pour rappel, cette entreprise de matelas leur servait à blanchir l'argent des sociétés LexCorp et AndréasCorp.
Lois Lane, journaliste émérite de notre journal et proche parente du défunt déclarait il y a peu que ‘ce crime ne peut rester impuni’. Cependant, hier soir, les enquêteurs ont rendu public le premier rapport d'analyse et la stupeur est totale dans tout Métropolis : Gabe Sullivan est réapparu, vivant.
La réaction a été immédiate, les avocats des accusés ont demandé la libération de leurs clients dans les plus brefs délais, clamant que la raison même de leur emprisonnement n'avait plus lieu d'être.
Chloé Sullivan, fille de Gabriel Sullivan, s'insurge contre cette décision. « Même s'il est vivant, il n'est reste pas moins qu'il y a eu une tentative d'assassinat. C'est un véritable miracle qu'il ait pu s'en sortir. Les libérer, ce serait leur rendre service. Ce serait une preuve que l’argent permet une impunité totale. »
Nous ignorons toujours à l'heure actuelle les raisons qui ont poussé monsieur Sullivan à se cacher pendant trois ans sans donner signe de vie ni les raisons qui l'on poussé à refaire surface après toutes ces années.
Pour plus d'informations, surfez sur le Daily Planet en ligne!

People&Me s'invite chez vous…

La sublime Carmelina Andréas, la ligne parfaite et le regard enjôleur, et son compagnon Lex Luthor, le grand milliardaire si convoité, sont actuellement reclus dans leur luxueux appartement dans le centre de Métropolis.
Enfermés comme des criminels alors qu'ils sont totalement innocents, ils ont acceptés de nous recevoir pour faire la lumière sur toute cette affaire. Trouvez les photos de ce moment exceptionnel dans notre supplément « Ma star préférée est un(e) rebelle : arrestation, prison, cure de désintox'… Ils ont TOUT vécu ! »
People&Me, le lien le plus proche entre vous et les stars, maintenant disponible sur smartphone !


Je fixe d’un air hagard les magazines installés sur le petit promontoire dans la rue. Un café brulant dans la main, un cupcake triple chocolat de l’autre, je suis juste stupéfiée. Cette affaire devient totalement hors de contrôle.
- Hey ! Si vous voulez les lire, vous les achetez ! » Me hurle le libraire.
Je lui lance un regard courroucé et je fais demi-tour sur mes hauts-talons. Ma jupe à pois tourne en voletant un peu. Depuis New-York, les choses ont bien changé dans ma vie.
Je marche avec détermination jusqu’au journal. Le Daily Planet est toujours là, imposant et fier. Je dépose à l’entrée mon sac pour qu’il soit vérifié. Une fois chose faite, je monte dans les étages par le grand escalier en bois.
Même si je ne suis pas encore officiellement journaliste ici, je fais mon stage ici. Et oui ! J’ai repris des études ! Je fais enfin ma dernière année de journalisme que j’avais abandonné un an après la disparition de mon père.
Et même si je ne travaille, pour le moment, que sur des rubriques ridicules de conseils ménagers – on ne ricane pas ! – j’espère faire mes preuves. Rapidement. Et comme je vais recevoir mon diplôme dans deux semaines… Je croise les doigts !
Une fois mon article déposé, j’attrape un journal du jour dans le hall d’entrée et je retourne chez moi, la tête de Lex Luthor en première page coincée sous mon bras.
Mais le cas pour lequel je croise le plus les doigts, c’est pour la condamnation de Lex et de Carmelina. L’enquête de police dure depuis plus de dix mois. Les premiers temps ont été un peu compliqués, les avocats des deux milliardaires ont été des vrais requins.
Mais contre des preuves bétons, un génie de douze ans et une future avocate en herbe, ils se sont vite retrouvés au trou. Enfin, en résidence surveillée et avec possibilité de sortir ! Si c’est pas malheureux. Et c’est pour ça que je clame tous les jours au matin que ‘Non non et non ! Il ne peut pas s'en tirer si facilement’.
Enfin. Peut-être que j’espère qu’il va bien finir par venir me voir et tout m'expliquer… Mais, je n’espère pas le voir débarquer. Non. Ce n’est pas comme si j’étais encore amoureuse de lui après tout ce temps.
Alice et Gavin prétendent justement le contraire et tout ça, juste parce que je ne voulais pas sortir avec Daniel. Ridicule. Soyons sérieux quand même. Et puis, même si Lex venait me dire qu’il m’aime et bien…
Lois ne le laissera jamais passer. Et avec Clark, elle va l'étriper. Et je vais devoir leur porter des oranges en prison. Non, restons calme, je m'éloigne du sujet. Mais donc, le fait est que non je n’espère – presque - pas le revoir et que non, je ne suis – presque - plus amoureuse de lui.
Voilà, c’est dit.
Luthor est libre. Enfin, assigné à résidence. Résidence luxueuse, bien sûr. Il est libre comme l'air et il s'envoie toujours en l'air avec cette sale petite peste de… Oh mon dieu ! Je suis jalouse d'une meurtrière probable. Comment voulez-vous que j'arrive à faire la part des choses entre le monstre et le délicieux mec qu'il peut être. Comment voulez-vous que je résiste à l’idée même d’être dans ses bras et qu’il me prouve qu’il n’est pas un monstre ?!
Ma vie est catastrophique ! J’ouvre la porte de mon appartement – appartement relooké de A à Z depuis quelques mois déjà. J’avais besoin de changement.
Et quand je pense qu'il a offert sa première interview à la concurrence… Je suis hors de moi.
Et dès qu'on parle de lui… Je fonds.
Je suis vraiment amoureuse. Si seulement j'avais pu tomber sur un homme bien et bon. Vivant dans une petite maison de bois. Nous aurions des filles. Exclusivement des filles. Qui courraient le matin pour aller à l'école. Et qui aideraient leur petite sœur lorsqu'elle tomberait dans les collines…
Respire Chloé. Respire calmement et profondément. Inspire, expire, inspire… Tu délires.
Je vais… faire la vaisselle ! Ca va me changer les idées. En plus, la pile d’assiettes sales dépasse l’entendement.
Frotter, il n'y a que ça de vrai !
Cette assiette d’ailleurs n'a jamais été aussi propre. Tiens, c'est une bien belle assiette, je ne me souvenais pas qu'il y a avait des motifs dessus. Mais… elle est signée ! Mais d’où vient cette assiette ?! Lois me l’aurait-elle apportée ? Non, ce n’est vraiment pas son genre de faire des cadeaux pareils.
Oh mon dieu ! Elle doit valoir au moins une bonne liasse de billets ! A moi la fortune ! J’effectue une danse de la joie dans ma cuisine.
- Chloé ?
Une voix que je n’avais pas pensé réentendre de sitôt me fait sursauter. Je hurle de toutes mes forces à moitié paralysée par la peur. Quelqu'un vient de rentrer dans mon appartement ! J’étais pourtant sûre d’avoir fermé à clé ! Et puis je les vois, mes clés, posées négligemment à côté de l’évier ! Mais quelle cruche !
- Qu’est-ce que… » Je me retourne doucement en murmurant.
Je suis sous le choc. IL est là. Juste là. Devant moi. Plus grand que dans mon souvenir. Je lâche mon assiette. Mais mince !
- Mes millions ! » Je m’écrie d’un air atterré.
- Pardon ?
- Cette assiette valait probablement très cher. Vraiment très cher et je viens de la faire tomber à cause de vous !
- Je peux entrer ? » Demande-t-il.
C’est ridicule, c’est totalement ridicule, il est déjà chez moi ! Dans mon appartement !
Je doute que Lois sera particulièrement contente de l’apprendre mais je me laisse tenter par ma curiosité et j’accepte. Il se glisse près de moi. Il est vraiment plus grand que moi, cela ne m’avait jamais autant frappé qu’à ce moment. Il pourrait me tuer très facilement en fait.
- Tu me détestes peut-être mais… tu me dois encore un mois de ta vie à mon service.
Lex Luthor se dresse là, dans toute sa splendeur et me demande réellement de continuer à travailler pour lui ?! C’est ridicule ! Je demande quand même confirmation, juste pour être sûre que je ne rêve pas.
- Une semaine de ?
- Travail.
- Comment… Je ne peux pas… Mon père est en procès contre toi. Le juge va être contre cette idée. Je… Non ! » Je m’exclame finalement. Il est complètement cinglé !
- Si, tu vas travailler avec moi. Tu me l'as promis, tu as signé un contrat avec moi donc, je te le demande en tant que patron, reviens travailler Sullivan. Chloé. Ta présence me manque et ton efficacité aussi.
Je suis touchée par ce qu'il me dit mais d'un autre coté… Comment puis-je lui faire confiance ? Comment puis-je seulement envisager de… Non !
- Luthor ! C’est ridicule !
Lois vient d’arriver. Ah oui… On devait diner à deux ! Mince ! Elle va le tuer. Littéralement. Jeter son corps dans la fosse aux lions.
- Oh Lois… Comment allez-vous ? » Demande Lex d’un ton presque cordial.
- Dehors !
Il me sourit et me fait un clin d'œil avant de se diriger vers la porte. Il contourne Lois qui semble plus furax que jamais.
- Bonne journée, à vous deux! Sullivan, je veux ce mois. Tu n’as pas le choix. Le juge a consenti à ce projet. Les délibérations sont presque faites, la vérité va éclater au grand jour et je vais avoir besoin de ma secrétaire. D’accord ?
- Dehors !
Je suis impressionnée par le ton menaçant de Lois. Je plains sincèrement les futurs prétendants de ma future nièce. Ou les prétendantes de mes futurs neveux. Lois va leur faire vivre un enfer.
- Lois ? Tu voudrais une fille ou un garçon ? » Je demande un peu bêtement lorsque Luthor passe le pas de la porte.
- Chlo… Tu nous as fait quoi là ? Lui ouvrir la porte ?!
- Il est rentré parce que j’ai oublié de fermer ma porte…
- Tu te moques de moi ?
- Mais non ! Je te le jure sur mes futurs enfants, j’ai oublié de fermer cette stupide porte de malheur !
- Ne menace pas ta future progéniture !
- Mais Lois !
Elle est bornée !
- D’accord, alors, je le jure sur ton antiquité de voisine qui arrive bien à monter chaque jour à pied et qui arrive vivante, Lex Luthor est passé par ma porte grande ouverte, je suppose !
- Pas faux pour l’antiquité. On va faire une enquete sur elle. Et jure moi que tu fermeras mieux tes portes à l’avenir.
- Vendu.
- Et tu es privée de café pour une heure.
- Non ! » Je m’insurge !
- Deux heures ! » Fait-elle d’un air sadique.
Je me tais aussitôt. Plutôt mourir que d'être privée encore plus longtemps de café. J'en aurais bien besoin pour me remettre de cette apparition divine. Ou satanique ? Il était là. Juste là. Il était si beau. Si… dangereusement beau. Rahhhhhhh, café !!!! Je n’ai plus les idées claires !
Je sens le regard menaçant de Lois dans mon dos.
- Chloé… Il te voulait quoi ce Luthor ?
- Il… il…
Excuse’bidon, dieu des excuses foireuses, pitié aide moi !
- Il venait essayer de faire la paix.
- Pardon ?
- Il avait amené une… » Je regarde par terre, et je la vois ! Victoire ! » … une assiette de la paix. C'est comme le calumet de la paix à part que ce n'est pas toxique, que c’est… plat.
- Chloé…
Je reste silencieuse tout en essayant de paraître crédible.
- Trois heures ?
- Il voulait que je finisse mon contrat. Après le verdict, il va recommencer à travailler et il me veut comme secrétaire pour le mois qu’il me reste à faire.
- Tu ne comptes quand même pas accepter ?!
- Si. » J’écarquille les yeux. Je ne viens quand même pas de dire cela ?!
- …
Elle est furax. Vraiment furax. Elle a même le rouge aux joues, je vais mourir.
Mais je dois le faire. Je dois finir ce contrat. Et savoir enfin ce qui se trame réellement dans la LexCorp. Plus j'y pense, plus je pense que Lex me cache quelque chose. Et je doute que le verdict du procès puisse lever le voile sur cette affaire.
Et moi. Et bien, je compte découvrir de quoi il retourne.

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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 1 Avr 2012 - 0:41

Et voilà! Dernier chapitre de ce qui avait déjà été écrit ^^ revu et corrigé et pour vous, prochain chapitre comme saut dans l'inconnu. Bonne lecture!


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Chapitre 14: Carpette?
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Je m’extirpe lentement de ma couette. J’ai l’impression d’avoir dormi un siècle. Et pourtant je suis restée deux heures dans mon lit. Deux heures, à cause de Luthor et de ses conneries de ‘reviens à moi ma secrétaire/esclave/bonne poire’ – le tout étant dit avec une voix de fausset sinon, ce n’est pas drôle.
Mais aussi, il faut bien le reconnaître, à cause de Daniel. Je suis encore de service au restaurant. Ce n’est pas que je bosse pour lui mais je suis en quelques sortes devenue son intérimaire préférée lorsqu’Alice doit filer pour des cours déplacés en urgence ou lorsqu’elle doit assister à un procès.
En parlant d’Alice, je vois qu’elle m’a envoyé un e-mail. Quelle idée de laisser mon portable allumé tout la nuit. Enfin bref.

De : Al’capone
A : Chloé
Objet : Remplacement
Désolée pour ce contretemps ! J’ai une urgence du genre atroce ! Horrible ! Une abomination qui s’abat sur moi. J’te raconterai ça tout à l’heure. Enfin, non. Nos parents ont eu vent de nous par quelques journaux – je vais d’ailleurs les attaquer pour atteinte aux droits d’image. Ils vont apprendre ce qu’est la vie privée ! - et je te laisse deviner la suite. J’ignore ce qu’ils nous veulent. Gavin est à son école, peu de chance qu’ils y aient accès, les écoles privées ont au moins ça de bon. Pourrais-tu le récupérer après le service ? J’ai prévenu la directrice. Ramène-le chez toi. C’est plus prudent.
Je t’embrasse ma Chloé ! J’te revaudrai ça au centuple ! Tu seras milliardaire !
Al’


Ok, là, je m’inquiète vraiment. Je lui envoie un mail pour confirmer que je prends Gavin avec moi ce soir et je lui donne rendez-vous dès qu’elle peut. Mais pour l’heure, je file au restaurant. Juste après ma douche, mon café, mon cupcake fait maison par Alice – je suis incapable de réaliser une telle merveille rose pailletée. Je serai donc, encore une fois en retard ! Chouette ! J’en connais un qui va être contente.
- Pile à l’heure ! » S’écrie alors Daniel lorsque je rentre dans le restaurant une grosse demi heure plus tard.
- Arrête le sarcasme, pas de si bon matin en tout cas.
- Je ne plaisante pas. Tu es vraiment à l’heure.
- Impossible.
- Si. On a parié en cuisine qu’en te fournissant une mauvaise heure, tu arriverais à l’heure. Et te voilà !

Les fourbes ! Je n’en reviens tout simplement pas ! Je suis à l’heure ! Ma réputation ! Ma si belle réputation ternie à jamais !
La journée passa relativement vite. Lois était passée en coup de vent pour nous prévenir qu’elle allait faire des investigations avec Clark. Des investigations… Mais bien sûr. C’ets comme ça que l’on appelle la bête à deux dos maintenant ? Je fis un pari avec Daniel que ces ‘investigations’ concernaient probablement un lit, un matelas – non volé bien sûr - et des corps nus. Il paria que ce serait les corps de cadavres du gang des matelas. Son poids en chocolat comme récompense. C’était beau.
Alors que nous lavions les assiettes, juste après le premier service, j’ouvris mon sac et je mis la main sur un débris d'assiette. Aie ! Mais quelle gourde de l’avoir prise avec ! La main en sang et pleurant sur cette pauvre assiette – et surtout mes millions perdus, je vis arriver ce cher Adam avec sa boîte de pansements.
- J’en ai trouvé à l’effigie des Schtroumpfs, tu vas adorer ! S’esclaffe-t-il d’un air béat.
- Rigole seulement, sadique ! D’ailleurs, tu n’aurais pas une idée pour recoller une assiette en porcelaine ?
- Euh, de la glu ? Ma grand-mère t’aurait dit un de ses conseils foireux mais je te conseille plus la glu.
Je fus soudain happée par idée génialissime. La grand-mère de Lois était ma solution ! Enfin, la vieille voisine de Lois.
Cette brave grand-mère! On me l'avait répété à maintes reprises que les secrets de grand-mère pouvaient tout faire – à part peut-être de ressusciter les morts. Mais réparer les assiettes… Ca, elle le pourrait ! Adam avait parfaitement raison ! Elle allait la réparer en un claquement de doigts ! Yahou !
- Danny ! J’dois partir une demi-heure plus tôt !
- Non.
- T’as pas le choix ! Je pars ! Je dois voir une petite veille. C’est urgent.
- Tu comptes faire quoi avec elle ?
- Lui voler ses recettes secrètes ! Bon, je pars, à plus tard. Et je vais chercher Gavin après donc n’espère même pas que je revienne !
Je sors du restaurant en vitesse, poursuivie par un Daniel mort de rire. Et il persiste le bougre ! Il veut m’aider à débusquer la pauvre grand-mère. Oui, vous avez bien lu ! Il l’appelle la pauvre grand-mère ! Quel rustre !
Je devrais pourtant le savoir. Cela fait des mois que nous nous tournons autour sans jamais franchir le pas. Oh, il y a bien eu quelques bisous mais jamais rien de plus. Il ne mentionne d’ailleurs jamais le sujet. Et ça me convient bien aussi.
Parvenus à l’appartement, nous montons les étages avec difficulté. Au moins, il ne me double pas, c’est déjà ça de pris. Fatigués, épuisés et avec quelques crampes, nous nous partageons l’étage. Quatre appartements pour moi, cinq pour lui. Je suis une femme ne l'oublions pas. J'ai donc droit à un minimum d'égards. Et en plus, dans mes quatre appartements, il y a celui de Lois. Je suis diaboliquement géniale.
Après un couple à moitié nu – sexyyyyy - et un motard aux multiples tatouages – pas sexyyyyyyy, la porte s'ouvre sur cette sale petite vipère de vieille dame. Elle me semble toujours aussi antipathique mais elle peut me faire gagner très gros. Alors, je ravale mes sarcasmes et je commence, tout sucre, tout miel avec ma voix ‘je te prends pour une cruche’.
- Bonjour !
- Tiens, vous avez survécu à votre dernière montée ici ?
Bon, ça, c’est fait. Restons calme et posons une gentille question, elle semble dans ses bons jours.
- Pourquoi ? Vous aviez ciré les marches pour me faire tomber ?
Je rigole gentiment, fière de ma boutade.
- Oh, une excellente suggestion, très chère.
Diabolique petite vieille ! Quelle vipère, celle-là !
- C'est copyright !
Elle m'énerve !
- J'aurais besoin de votre aide. Savez-vous comment recoller une assiette en porcelaine brisée ?
- Fromage blanc.
Et voilà qu'elle est sourde, ce coup ci ! Je n’en reviens pas !
- Je ne veux pas remplir mon assiette, je veux la REPARER.
- Fro-ma-ge Blanc. » Reprend-elle avec le même ton que moi.
- Ca marche vraiment ?
- Comme je vous le dis.
Pour une fois, je la crois. Son regard semble plus… gentil. Etrange. Bon, suivons le courant. Je vais quand même montrer un peu d’intérêt pour cette vieille… Cette femme.
- Vous vous appelez ?
- Amélia Carpette.
Amélia Carpette… Ne pas rire, Chloé. Ne surtout pas rire. Reste tout à fait normale. Je ne peux m’empêcher de paniquer lorsque mes lèvres s’étirent en un sourire.
- Un rire et je vous tue dans cet escalier.
- Je ne…
Mais attendez un instant… elle est en train de perdre un morceau de son… nez ? Oh mon dieu, elle se décompose sous mes yeux… Ce nez est… Oh mon dieu ! Je m’apprête à le lui annoncer – comment annoncer une nouvelle pareille à une antiquité sur pattes ? – Lorsque Daniel arrive près de moi en s’écriant :
- Mais vous perdez votre nez ! Dingue ! Mais…Aline ? C’est toi ?
- Daniel ?
Là, je suis vraiment, totalement, larguée.
Et étonnement, cela ne prit que trois heures, quarante minutes et vingt secondes pour que je comprenne enfin de quoi il était question.
Amélia Carpette était un personnage. Un personnage de fiction créé par la jeune et talentueuse Aline, une ex-actrice de Hollywood qui avait fuit les projecteurs et beaux mecs pour s'installer à Métropolis. Ce changement de vie n’avait pas encore été expliqué et je doutais sincèrement de ses raisons. Et puis, pour ne rien gâcher, elle était aussi l'ex de Danny. Elle l'avait largué après trois ans de relation pour vivre son amour de la scène à Los Angeles ! Elle était d’ailleurs son premier amour. Et à voir ses yeux de merlans fris, Daniel était bien loin de l’avoir oubliée.
Et comme ils semblaient vouloir refaire connaissance en quelque sorte et qu’en plus, elle devait se changer pour redevenir jeune, j’en ai profité pour aller voir Lois. Il me semblait qu’en passant devant son appartement avoir entendu du bruit.
Je les avais trouvés tranquillement installés sur le canapé. Clark avait déniché un cadavre sur un lit de Lois. Un cadavre d'oiseau. Lois en avait déduit que le dit oiseau avait été empoisonné par un composant du matelas qui venait de la compagnie du gang. Ils l’avaient acheté au cours de leur enquête, se faisant passer pour un jeune couple emménageant ensemble. Ils attendaient maintenant les résultats du labo pour pouvoir les relier à la Lex ou bien à Carmelina. Ils étaient négligemment vautrés l'un sur l'autre sur le canapé. Le pari tombait à l'eau… même si leurs mines me semblaient étranges…
Dans le genre ‘la vie et ses hasards’, nous étions plus que servis. Et installés à cinq dans l’appartement d’Aline, nous nous regardions en chien de faïence, sans vraiment savoir quoi faire ou dire.
- Alors, Aline. » Oui, je suis d'accord, je suis à peine sarcastique avec cette fille mais que voulez-vous… Elle m’agace avec ses longs cheveux ondulés et sa peau de porcelaine. « Vous êtes actrice.
Lois lève les yeux au ciel, clairement amusée de mon approche tandis que Clark se redresse. Je parie qu’il sent venir les révélations…
- Oui. C'est un métier très simple mais pas autant que celui de journaliste.
Ok, elle me le rend bien. Daniel me fait les gros yeux lorsqu’Aline lui tourne le dos. Ah ben voilà, à peine retrouvés et il essaie de la protéger… Oh mon dieu. Je crois que je viens de comprendre. Elle ne me prend pour une rivale ! Et Daniel veut justement lui prouver que c’est faux ! Dingue. C’est la première fois qu’on me fait un coup pareil !
- Un peu de calme, s'il vous plait. Je ne pense pas que nous ayons vraiment besoin de faire le procès de chaque profession.
Lois et Clark en parfaite synchronisation. C'est ravissant. Danny, lui, dévore cette chipie du regard. Il ne l'a pas oublié. Je ne suis pas jalouse, soyons clair sur ce point. J’ai tiré un trait sur lui mais… car oui, il y a un mais, je ne veux pas qu'il finisse dans les bras de cette vieille harpie.
- Amélia Carpette, c'est un peu original comme pseudonyme, non ?
- Ca dépend du point de vue. Voyez-vous, un bon nombre d'américain porte le nom de Smith. Et vous trouvez ça plus normal ? Par habitude. Juste par simple habitude. S'il y avait dans le monde une centaine de Carpette ou de Chapeau, vous me trouveriez très désuète.
- Donc votre nom est réellement Carpette ? » Je lui demande un peu stupéfaite.
- Aline Carpette, oui.
Lois pouffe de rire et attire tous les regards étonnés, je bois mon verre pour cacher mon hilarité.
- Vous vous faisiez passer pour votre véritable grand-mère ? Enfin du coté Carpette, je veux dire. » Je reprends l’air de rien pour montrer que je peux être parfaitement sérieuse.
Lois continue toujours de pouffer de rire mais un peu plus fort cette fois-ci. Je sens mes joues se gonfler contre mon gré et j’essaie de le cacher sous ma main. Le fou rire n'est pas loin.
Je me crispe et essaie de rester sérieuse. Imaginons quelque chose pour nous calmer. Une grand-mère sur son tapis volant.
Je vois que Lois tente, elle-aussi, de se calmer mais à la seconde où nos regards se croisent, nous explosons littéralement de rire. Aucun moyen de se récupérer. Je sens les larmes couler et Lois devient rouge comme un coquelicot. J’ai l’impression de mourir de rire littéralement dans ce salon.
- Grand-mère Carpette, paix à son âme, était une femme très bien. Un peu aigrie sur les bords mais c'est à cause de son défunt mari. Elle avait refusé de prendre son nom le jour de leur mariage et il lui avait fait payer au prix fort le nom de ‘Carpette’. Mon père hérita d'ailleurs du double nom de ses parents ‘Carpette World’. L’administration de Métropolis a refusé que je porte ce nom, pour une raison obscure d’une société de tapis et donc, oui, je m’appelle ‘Aline Carpette’ alors, foutez-vous de moi une bonne fois. Mais je vous promets, si vous recommencez une seule fois par après. Je vous le ferai payer. Est-ce clair ?
Je pense que Lois et moi ne nous remettrons jamais de cette histoire. Dès lors, je crois bien que chaque mention de carpette allait provoquer dans l’avenir l'hystérie la plus complète pour nous deux. Nous avions abandonné bien vite, il nous était totalement impossible de tenir le coup devant Aline-j’aiunnomàcoucherdehors- Carpette. Clark avait décidé de nous suivre, je pense qu’il ne voulait pas voir les retrouvailles Daniel/Aline de plus près.
Et puis, je devais récupérer mon Gavin à l’école. En rue, à chaque fois que nous croisions une petite vieille, nous éclations de rire. Une catastrophe. Gavin avait l’air inquiet de nous voir dans cet état, Clark avait alors décidé de le prendre sur ses épaules pour rentrer à mon appartement.
- Donc, vous avez débarqué chez cette Aline, qui est la copine de Daniel, pour se moquer d’elle ? Et après, vous êtes partis comme des rustres pour venir me chercher. Pourquoi ?
- Elle s’appelle Carpette, choupinet, Carpette !
- Non, je veux dire, pourquoi venir me chercher ? Alice a des cours ?
- Elle t’expliquera, terreur. Tu vas devoir nous supporter toute l’après midi. Et c’est Lois qui cuisine…
- Vous êtes cruels, mais, je vous aime quand même.
Et effectivement, nous étions cruels. Après que Lois lui ait fait à manger, il a du faire ses devoirs et apprendre ses leçons avec trois crétins penchés au dessus de sa tête. Et il a du nous expliquer trois fois de quoi il était question. Je n’y comprenais strictement rien.
- Mais, alors… » Commença Gavin à minuit alors qu’Alice n’était toujours pas rentrée. « Avec votre amie Carpette magique…
J’ai honte de lui avoir trouvé un pareil surnom. C’est pas gentil. Mais ça fait rire Lois. Lois qui est dans les bras de Clark, en train de somnoler. Demain, je la cuisine sur cette affaire. Je commence à avoir de fameux soupçons sur ces deux là.
- Vous devriez l’envoyer comme secrétaire d’Andréas.
- Quoi ? » Demande Lois, soudain, bien éveillée. « Répète-ça un coup pour voir.
- Ben oui, elle est actrice, elle devrait mener cette fille par le bout du nez et avoir facilement le nez dans ses dossiers.
Lois le regarde comme s’il avait une deuxième tête. Moi je suis juste ébahie. Pourquoi n’y avais-je pas pensé moi-même ?!
- C’est juste ce qu’il nous fallait. Et si, moi, je reprends le secrétariat de Luthor pendant un mois… On peut réussir à les coincer !
C’est presque providentiel. Maintenant, nous devons encore convaincre cette Carpette magique de nous aider. Mais avant ça…

De : Chloé
A : L.Luthor
Objet : Secrétariat
Luthor,
J’accepte. Je serai là lundi.
C. S.


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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Mar 17 Avr 2012 - 15:50

Bon, vu que je suis maintenant dans la phase écriture pure, on passe à un chapitre par deux semaines. J'espère que ça ne gènera pas les quelques lecteurs.

Excellente lecture !

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Chapitre 15: Les pions se placent, la partie commence
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Fort heureusement, nous avons deux jours. Le week-end a intérêt à se passer relativement bien. Parce que là, je ne m’attends pas juste à le revoir. Je me préparais lentement mais surement à retourner à la Lex Corp, à y travailler, à découvrir ses horribles secrets, à lutter contre mon envie irrésistible de me retrouver contre lui, à…
Je m’égare! Chloé ! Reprends-toi bon sang ! C’est la honte ! Lois va te tuer si tu tombes dans les bras de ce crétin chauve ! Je vais juste retrouver mon patron. Le Devil Boss Luthor dans toute sa splendeur.
Les essayages vont d’ailleurs bon train. J’ai enfilé un tailleur noir que j’ai piqué à Lois. J’ai l’air super strict. Je suis coincée entre Alice qui révise le droit des espaces aériens tandis qu’Aline me tresse les cheveux pour faire un chignon.
Je vous ai dit qu'elle squattait chez nous ? Pour des questions de facilités. Comme nous avons mis plus de deux heures à la convaincre, maintenant elle veut être parfaite pour son rôle. Alors, elle squatte chez Lois qui est sensée ‘l’éduquer’ sur les ficelles du journalisme d’investigation... Oui, même si son appartement se trouve à trois petits mètres de celui de Lois, Aline trouve que ça fait plus ‘professionnel’. Professionnel de mes fesses si vous voulez mon avis. Enfin bref.
Et un malheur n’arrivant pas tout seul, Danny et Clark logent là-bas aussi. Enfin, pas chez Lois, mais bien chez Aline. Vu qu’elle déserte son appartement, quoi de mieux que de loger Danny dans son lit et Clark sur son immense lit clic clac.
Et puis, chez moi, il y a Gavin et Alice. Mais ça, ça demande encore quelques éclaircissements.
Aline finit de tirer une dernière fois mes cheveux – me laissant ainsi hurler un grand ‘aie’ une fois de plus – et Alice se marre doucement en ricanant. Je suis sûre qu’Aline le fait exprès. C’est une sadique qui veut ma peau. Je n’ai aucune confiance en elle. Absolument aucune confiance !
- Clark, je peux te parler un instant ? » Gavin vient de presque murmurer sa question mais avec notre groupe si silencieux, j’ai l’impression qu’il vient de hurler. Clark hoche la tête et l’emmène dans ma salle de bain. Je me demande vraiment ce qui peut tracasser mon petit génie. Et j’espère sincèrement que cela concerne une fille…

Une fois que nous nous retrouvons entre filles, l’ambiance semble changer du tout au tout. Aline met une dernière pince dans mes cheveux et s’exclame qu’elle veut absolument tout savoir.
- Comment ça ‘tout savoir’ ? » Demande Lois d’un air perplexe.
- Je suis nouvelle dans votre petit… club. Et comme je fais maintenant partie de la combine, je veux savoir dans quoi je mets les pieds. Donc, pour ce qui me vient à l’esprit… Quels liens entre la secrétaire blonde et Luthor, entre Lois et Clark, pourquoi Gavin a l’air d’un dépressif et les raisons pour lesquelles ses parents ne sont pas là…
Je vois directement Lois se crisper. Alice n’en mène pas large non plus mais c’est à la seconde où les mots ‘Gavin’ et ‘dépressif’ sortent de la bouche en cœur d’Aline que tout vole. Littéralement. Le verre d’eau d’Alice en particulier. Eau qui atterrit sur le visage d’Aline. Bien évidemment.
La pauvre Carpette magique en reste bouche bée, les yeux écarquillés. Pour un peu, je rigolerais bien. Mais le regard furieux de Lois vaut tous les moyens de se calmer réunis.
- Mais… » Aline est totalement choquée.
- Ca c’était pour mon pauvre dépressif de petit frère.
- Et ça, c’est pour intrusion dans ma vie privée. » Rétorque Lois en lui renversant son verre de vin blanc.
Elle doit être vraiment en colère pour sacrifier son vin blanc. Aline ne réagit pas plus à l’attaque. Ca fait du bien un peu de silence d’ailleurs. Mais celui-ci ne dure pas plus de cinq secondes. Lois se redresse de toute sa stature, probablement pour paraître encore plus impressionnante par rapport à Aline qui est assise dans le canapé.
- Et Clark… » Reprend Lois d’un air sévère. « Il n’est pas libre. Pas pour une fille comme toi alors tu arrêtes de souffler le chaud et le froid avec lui. C’est territoire gardé. Et Daniel, tu le laisses tranquille, par la même occasion.
Même si Lois ne le prononce pas, je la connais assez pour entendre le ‘groniasse’ sous-entendu. Je ne sais pas si je dois en sauter de joie ou être choquée. Je savais bien qu’il y avait anguille sous roche mais de là à avoir une preuve aussi formelle d’une relation entre Lois et … Ca non, je ne m’y attendais pas le moins du monde.
Mais… attendez une minute. Lois serait… Non. Impossible. Elle ne serait quand même pas jalouse ?! Jalouse de cette… Non ?! Et cette Carpette aurait essayé de séduire Clark ET Daniel ?! Dites-moi que je rêve…
- Et je suppose que tu es la suivante, Sullivan ? Tu vas m’ébouillanter avec ton café, je suppose ?
Aline me défie du regard. Elle plaisante là ?
- Gâcher du café pour vous ? Jamais de la vie.
Je m’esclaffe. La bonne blague. Un grand cru sud-américain ! Elle est dingue. Quoique, Lois vient de sacrifier un verre de Pouilly fumé qu’elle adore.
D’ailleurs… Pourquoi voudrais-je faire quelque chose contre Aline ?
Elle me sourit. Mince, j’ai parlé tout haut.
- Et bien, peut-être que Daniel est propriété privée, lui-aussi ? Ou alors ce Luthor ? Ou Andréas, ça tombe, je ne connais pas tes préférences sexuelles…
Elle continue à sourire et elle va finir par m’agacer plus que certainement… Je suis sur le point de lui dire le fin fond de ma pensée – à grand renfort de regards noirs – lorsque Gavin revient avec Clark.
Ils semblent trop calmes. Trop droits. Trop tout. Ils nous cachent des choses et pour qu’on ne puisse pas leur poser la question fatidique ‘Que se passe-t-il ?’, ils nous prennent de vitesse pour nous demander la raison pour laquelle Aline est trempée.
Lois se précipite dans la cuisine en prétextant qu’elle va reprendre du vin – ma foi, c’est assez flagrant comme excuse, un verre vide… c’est suspect dans ce cas ci, non ? – Alice hausse les épaules en tournant une page de son syllabus et je me contente d’un petit sourire contrit. Je n’ai rien à voir là-dedans de toute façon alors, je bois un peu de café.
Gavin, toujours silencieux se dirige vers moi, m’attrape un instant une mèche qui s’échappe de mon chignon pour la remettre à place et vient se blottir contre moi. J’enserre sa taille avec douceur et pose un baiser sur ses cheveux.
- Je pense que je vais y aller. » Annonce Aline en attrapant son manteau. « Je serai chez Andréas lundi à la première heure pour essayer de me faire engager. Ne comptez pas sur moi demain. Bye !
Elle parle à une telle vitesse que je n’ai pas le temps d’en placer une. Elle se dirige vers la porte d’entrée et sort sans un bruit.
- Tu m’expliques, Chloé ?
Je regarde Clark, incertaine. Lui dire ? Je jette un rapide coup d’œil à Alice qui m’ignore. Je prends ça comme une acceptation.
- Disons qu’avec Carpette magique, ce n’est pas le beau fixe…
- A quel point ?
- Aline a tendance à vouloir se poser comme… euh… une commère. Et elle a dit des choses pas très… disons qu’elle n’a aucun tact.
- D’accord, je crois que j’ai compris, vous ne l’appréciez pas ?
- Ce n’est pas vraiment ça. Disons que c’est plus une profonde inimitié qui nous lie. Actuellement en tout cas. Ca pourrait changer si chacun fait des efforts.
Oui, bon, j’avoue. Il va nous falloir des tonnes d’efforts pour arriver à un résultat correct.
- Et pour ce qui concerne Lois ? » Demande-t-il l’air de rien.

Je ne peux réprimer le sourire qui nait sur mon visage.
- Là, disons que tu vas devoir te tenir assez éloigné d’Aline. Et ne pas répondre à ses avances. Parce que crois-moi, à la seconde où elle aura étripé cette fille pour t’avoir approché, tu seras le suivant sur sa liste… Et tu as intérêt à la rendre heureuse. Sinon, c’est moi qui me changerai de ton cas, Kent.
Clark a au moins la décence de rougir tandis que Gavin se marre doucement dans mon cou.
- Tu es donc au courant. D’accord.
Je souris, lui promettant silencieusement de lui extorquer toutes les informations que je jugerai nécessaire.
- Oui. Pas encore de tout, mais je suis au courant. D’ailleurs… » Je reprends mon rôle de cousine un peu dingue et sadique. « Ma future nièce ou mon futur neveu, c’est prévu pour quand ?
J’entends un étranglement étouffé. Cri qui vient, bien entendu de la cuisine. Si peu discret que même Alice a relevé la tête. Elle est d’ailleurs la première à réagir.
- Et bien, maintenant, mes doutes sont confirmés, Lois. Tu n’as pas touché aux sushis hier soir au restaurant, soi-disant parce que tu préférais gouter le plat végétarien de Gavin… Tu as balancé ton verre de vin à la figure d’Aline et étrangement, il était encore totalement plein…
Clark et moi, nous la dévisageons. Elle n’est quand même pas en train de sous-entendre que Lois est enceinte ?!
- Et elle a refusé de la charcuterie et des fromages la semaine dernière. » Affirme Gavin, la voix légèrement étouffée vu qu’il chuchote dans mon cou.
- Et ben mince… » Je m’exclame.
Clark est muet. Lois nous sourit à tous, le rose aux joues et une grimace d’embarra sur le visage.
Je vais être tata. Ben ça. Papa ne va jamais en revenir. Et ça explique pourquoi elle a réagit avec tant de virulence avec Carpette magique.
La soirée se finit plus calmement. Lois et Clark discutent dans ma chambre depuis plus de quatre heures. Ils ont beaucoup de choses à se dire. Et pas question pour eux de le faire devant Aline qui squatte chez ma chère cousine. Gavin dort depuis un moment déjà, il est vraiment épuisé depuis hier et je ne parviens pas à lui faire avouer ce qui se passer.
Alors, pour s’occuper, avec Alice, nous nous entrainons. Je lui fais réviser l’espace aérien, ses lois et ses conventions et dans la nuit nous commençons l’espace maritime alors qu’elle me rappelle tous les documents que je dois réunir pour comprendre le lien entre Andréas et Luthor.
Et bien sûr, Alice en profite pour glisser quelques questions sur Lex et moi. Elle semble innocente sur ce point mais je sens qu’elle cherche à me cerner. Moi et mes sentiments.
Malheureusement pour moi, le dimanche passe bien trop vite. Impossible de le nier, il est sept heures, mon réveil vient de sonner et… nous sommes lundi. Retour à la LexCorp dans une heure précisément.
Me retournant dans mes couvertures, je lâche un soupir.
Comment vais-je faire pour ne pas craquer ? Au moins, je suis sûre de refuser les invitations à manger. J’ai dans mon frigo un déjeuner préparé avec soin par Danny, à réchauffer trois minutes précisément au micro-ondes. Impossible de sortir diner avec le Devil Boss comme cela. Ca c’est déjà gagné.
Un solide petit-déjeuner et quelques litres de café plus tard, Clark arrive. Il m’accompagne à pied jusqu’au bureau. Nous arrivons à 7h54 exactement. J'entre dans le bâtiment à 7h55 après un faible signe au papa de mon futur neveu – je suis sûre que ce sera un garçon ! Je prends l'ascenseur à 7h57, le garde me salue simplement, comme s’il n’était pas au courant du procès, de qui est mon père,… et j’entre dans mon bureau à 8h pile.
Tout en vérifiant mon bureau, je m’oblige à réciter mon nouveau mantra. «’Je ne succomberai pas au charme du tueur de papa. Je ne…’ Parce que je suis bien consciente que je peux à tout moment retomber dans ses bras. C’est la pire révélation que j’ai pu avoir ces derniers mois. C’était cette nuit.
Parce non seulement, il est dans mes pensées le jour. Mais aussi la nuit. Et mes pensées sont tout sauf catholiques à son égard.
Je m’assieds un instant et j’allume mon ordinateur. Rien ne semble avoir changé depuis mon départ. C’est à se demander s’il a eu une autre secrétaire depuis mon départ. Non, impossible, il n’aurait jamais pu survivre sans une aider.
- Bonjour.
Je sursaute au son de sa voix. Voilà, il est arrivé. Il est 8h 06 et il se dresse devant mon bureau, un sourire aimable aux lèvres. Il tient dans sa main un document qu’il m’annonce être la décision de justice pour son acquittement. Bien sûr. J’aurais du m’en douter. Et puis, c’est Luthor, à qui pouvais-je m’attendre d’autre ?
Il me tend une rose rouge. Je la fixe, un peu interdite. Que veut-il avec cette rose ? Me signifier sa passion ? Non ridicule de chez ridicule.
- Tu peux la prendre, elle n’a pas d’épines.
Ne sachant pas quoi répondre, je tends la main. Mes doigts restent éloignés des siens et cela vaut mieux. Je vais qu’il peut être diabolique.
- Merci. » Je murmure.
Il se contente de sourire et en allant dans son bureau et m’annonce qu’il y a du tiramisu dans son frigo personnel et que, si je veux, je peux en prendre.
Un flash Back d'une soirée où je craquais pour lui me revient de plein fouet. J’ai l’impression que cela de plus d’un siècle…
-Lex que fais-tu ?
-Je te donne à manger.
Je ne plaisante pas. Il est réellement en train de me prendre ma cuillère pour la plonger dans mon tiramisu !
-Il n'est pas question que tu…
Je n'ai pas eu le temps de finir. Il m'a mise la cuillère en bouche. C'est… un régal. Simple mais tellement bon.
Je parie qu'il a un bon traiteur.
Parce que si c'est lui qui a fait ce tiramisu… Je vous ai déjà dit que je voulais l'épouser ? Oui ? Et bien… Ca se confirme ! Grandement !
Il retente de me faire manger. Je me dérobe. Il essaie de m'attraper et comme dans tout bon roman à l'eau de rose – je le jure, je suis innocente… ou pas mais bon, on ne va pas débattre de ça ! – on tombe tous deux en bas du canapé. Lui sur moi, bien sur ! Comme par hasard ! Je suis hypnotisée par ses yeux qui plongent dans les miens. Il a ce fameux sourire en coin qui me donne envie de lui sauter dessus – comme par hasard toujours.
C'est une véritable manie chez lui de vouloir lire en moi juste en me regardant. J'espère qu'il ne sent pas mon trouble.
-Chloé…
Oh mon dieu, mon cœur s'arrête. Serait-ce ce que l'on appelle un coup de foudre ?
-Ton tiramisu est en train de tomber dans mon cou…
Aie ! Maladroite ! Tout gâcher à cause d'un stupide…
-Lex, je suis désolée. Tellement désolée ! Je …
Je crois que je vais très vite m'habituer au fait qu'il me coupe la parole en m'embrassant… J’ai le droit de récupérer ce qui est dans son cou ? Ca serait du gâchis, non ?

Plus d’un siècle même. Se souvient-il de cette soirée ? Ses lèvres sont toujours aussi attirantes, je remarque alors qu’il me fixe, adossé au chambranle de la porte de son bureau. Je déglutis difficilement. Me rappeler de ce baiser envoutant n’est vraiment pas indiqué. C’est même contreproductif.
Parce que maintenant, je n’ai plus qu’une envie… recommencer. Seigneur… Je suis une horrible, horrible, horrible petite personne ! Je me relève, pour prendre l’agenda sur l’armoire derrière moi.
Lex semble envouté. Il me fixe avec intérêt. Et envie, si j’en crois son regard assombri. Il doit avoir sensiblement les mêmes idées.
Et soudain, il s'approche de moi et pose ses lèvres contre les miennes. Dieu, je ne pensais pas que cela m’avait tant manqué. Ses lèvres douces et fermes, sa main dans mes cheveux, l’autre dans le bas de mon dos. Avant que je puisse réagir, il se recule, un sourire aux lèvres.
- Et bien… Bon retour ici, Sullivan.
Je hoche la tête. Mes pensées vont à cent à l’heure. Je me mets à mon bureau, l’agenda étant miraculeusement dans mes mains. Je l’ouvre. Et sans savoir vraiment comment, je me mets à lui parler de ma voix la plus professionnelle.
- Monsieur Luthor, … Votre rendez-vous devrait arriver dans quelques instants.
Comment puis-je résister… Il se rapproche une fois de plus de moi, se penche sur mon bureau. Et l'ascenseur s'ouvre et il se redresse d’un bond. Comme s’il n’y avait jamais rien eu. Comme s’il n’avait pas essayé de m’embrasser encore une fois.
Des talons font du bruit sur le parquet du couloir et la personne montre le bout de son nez. Pire encore. Le fameux rendez-vous s'appelle Carmelina Andréas. Accompagnée d’Aline Carpette dans toute sa splendeur avec décolleté vertigineux et jupe à la limite de la décence… Je vois directement le regard de Luthor courir sur leurs jambes.
- Sullivan. » Carmelina semble étonnée. « C’est pas un peu étonnant de venir voir ceux qui ont prétendument essayé de tuer son papa ? Lex, chéri, tu ne vas quand même pas la garder à ton service ?
- Elle me doit un mois de travail. C’est bien payé pour mes mois de préventive et de procès.
J’essaie de ne pas montrer mon atterrement. Alors, c’est ça. Je ne suis qu’un jeu. Qu’une simple vengeance pour lui ?!
Ils rentrent à trois dans le grand bureau. Au moins, je dois avoir une demi-heure de fouille intensive devant moi. Enfin, ça c’était avant de recevoir le coup de téléphone.
- Gavin ?!
- Chloé, je n’arrive pas à joindre Clark. Je me suis enfui de mon école. Nos parents nous ont retrouvés. Je…
Sa voix est comme brisée.
- Gavin, calme-toi. Tu vas venir au bureau. Dernier étage. Mon bureau est au bout du couloir. Tu files directement, je vais prévenir les gardes de te laisser passer. Ne t’inquiète pas.
- Et s’ils me trouvent ?
- Viens ici, à la LexCorp. Je trouverai une solution.
- Je… Je… J’arrive.
Il raccroche et je m’autorise enfin à respirer. Je ne croyais pas avoir attendu si longtemps. J’inspire encore une fois. Bonheur d’avoir de l’oxygène dans les poumons. Je téléphone en vitesse à la réception. Ils m’assurent qu’ils laisseront passer Gavin.
La porte s’ouvre et je sursaute.
- Et bien, tu ne dois pas avoir la conscience tranquille pour sursauter comme ça, Sullivan…
Aline ! Elle sort du bureau de Lex et vient près de moi.
- Tu aurais le dossier Andréas ? Nous en avons besoin pour finaliser ce nouveau contrat.
- Mais qu’est ce que tu fabriques ici ? Tu devais investir sa société, pas la suivre comme un toutou !
- Justement, j’ai investi directement le poste de secrétaire personnelle. C’est plus logique que nous soyons au même niveau, non ? D’ailleurs, canon le patron. Célibataire ou avec quelques régulières ?
- Des régulières qui ne durent jamais. » Je réponds pour qu’elle me laisse tranquille. « Et donc, tu comptes fouiller ses bureaux ?
- Prochainement, je ne suis pas encore décidée.
- Prochainement ?! » J’essaie de ne pas crier, il ne faudrait pas que Lex ou Carmelina se doutent de quelque chose. « Aline, cette histoire, c’est du sérieux.
Elle me regarde, un peu ironique.
- Il y a un problème ?
Je me retourne vers Andréas et son sourire sarcastique. Au moins je sais ce qui a pu rapprocher ces deux mégères. Comment diable Danny peut-il être sorti avec cette fille ?! Encore un mystère de plus en ce bas monde avec la naissance de l’univers et la recette du cupcake au beurre de cacahuète vendu dans le centre de Métropolis.

- Non, aucun, je vous apporte le dossier dans moins de deux minutes. » Je réponds de mon air le plus professionnel.

Je pense que je m’améliore car elle ne réplique rien et hoche simplement la tête.

La fouille se passe tranquillement, comme si ça ne faisait pas des mois que j’avais quitté le bureau. Je retrouve même des post-it que j’avais écrits. Fronçant les sourcils, j’en récupère quelques-uns avant de les remettre dans leurs dossiers respectifs.

S’il y avait plus de poussières, je jurerai que personne n’a mis un orteil dans mon bureau depuis mon départ.

J’ouvre la porte et je m’avance. Le silence s’est fait entre les trois personnes présentes et je me contente de poser le dossier devant Lex. Il hoche la tête et je prends ça pour un merci avant de ressortir.

Une fois sortie, je m’adosse à la porte. Une horrible impression me prend aux entrailles et je n’arrive pas à la calmer.

J’ouvre consciencieusement tous les tiroirs. Je retrouve dans le troisième à gauche les trombones que j’avais pris plaisir à emboiter. Le post-it mémo que je m’étais fait pour retenir les noms des employés est toujours planqué en dessous du dossier de l’usine de Smallville. Je retrouve même un papier de bonbon que je n’avais jamais jeté.

Je suis tellement surprise qu’il me faut plusieurs minutes avant de l’apercevoir que mon téléphone sonne. Gavin !

- Oui ? Vous pouvez le laisser monter.

Incapable de rester en place, je me poste devant l’ascenseur. Gavin me saute dans les bras dès que les portes s’ouvrent.

D’accord, Chloé, il va falloir être très prudente.

- Gavin, écoute-moi, je vais te mettre tranquillement dans la salle des archives, juste le temps qu’Andréas parte.
- Elle est ici ?
- Oui, donc, je ne veux pas que tu la croises, mon chou, cette fille est trop horrible.
- Je peux supporter.
- Toi peut-être, pas moi. Alors les archives sont pour toi. Tu fais tes devoirs et je m’occupe de trouver Clark, Daniel ou Lois.
- Pas Daniel !

Il semble apeuré.

- Que se passe-t-il avec Daniel ?
- Je suis certain que c’est lui qui a contacté nos parents. Je suis prêt à le parier.
- Pourquoi donc ? A quoi cela lui servirait ?
- A ne pas avoir à s’occuper d’Alice, à faire son devoir citoyen et ne pas laisser un jeune sous la garde d’une grande sœur peu présente… J’en sais rien moi. A part qu’il doit être le seul à n’avoir rien promis. Tu nous as promis de rien dire. Lois l’a fait. Clark aussi. Mais pas lui.

Ne t’inquiète pas. Voilà ce que j’ai envie de lui dire mais j’en suis incapable. Moi-même, je ne sais pas comment faire pour le rassurer et me rassurer.

Je l’installe le mieux du monde avec une bouteille d’eau et mon gouter. Je suis une incorrigible gourmande mais il saura en profiter aussi.

- Chloé ?
- Oui ?
- Tu faisais déjà les archives ? » Me demande Lex, un sourire amusé aux lèvres.
- … » J’étais confuse, lui dire ou pas à propos de Gavin ? « Oui, je me suis dit que ce serait bien de me familiariser avec les locaux.
- Et bien, quelle conscience, Sullivan. Andréas et sa nouvelle secrétaire viennent de partir. La sécurité m’a dit pour ton ami. Je ne dirai rien pour aujourd’hui mais que ça n’arrive pas tous les jours… Je ne voudrais pas qu’on prenne ce bureau pour une garderie.
- Ce n’est que provisoire. C’est mon… Neveu. Et donc, il fallait bien que je m’en occupe.
- Ton neveu ?
- Oui. Enfin, le fils d’un cousin mais je le considère comme mon neveu. Tu ne le verras même pas. Et nous avons tous les deux à manger. Donc, pas de soucis.

Il me sourit et repart dans son bureau. Et je remarque que mon écharpe pend toujours à son porte-manteau.

Cette affaire devient vraiment étrange. Tellement étrange.

Allez, Chloé, au boulot. Il y a bien assez de mystères à éclaircir aujourd’hui, alors, il est temps de s’y mettre !

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Laenan
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Mar 17 Avr 2012 - 20:49


Purée mais c'est toujours aussi confus cette histoire d'implication de Lex ou pas !!! ^^ Il est méchant ou il l'est pas, hein ? Dis-moi qu'on aura une réponse parce que sinon je vais péter un plomb ! mdr

En tout cas, j'ai hâte de lire la suite ! Very Happy


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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Jeu 19 Avr 2012 - 7:12

Lex Lex Lex que nous cache tu encore????
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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Ven 13 Juil 2012 - 14:56

J'ai honte. J'avoue. Tout ce temps pour une suite Laughing mais bon, on reprend! Encore quelques chapitres et ce sera fait ^^

Et une grosse révélation Smile (oui, j'aime en mettre de temps en temps, les filles, décidez si lex est gentil ou pas ici ^^)

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Chapitre 16: Ordre et désordre
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Bien évidemment, je n’ai résolu aucun mystère. C’est presque réconfortant de constater que mon inaptitude dans ce domaine est toujours aussi parfaite. Découvrir les sales petits secrets de Lex ? Echec. Découvrir un document compromettant la LexCorp et Andréas ? Echec. En apprendre plus sur les parents d’Alice et Gavin – oui, je sais que c’est mal de ne pas passer ses heures de bureau à faire son travail mais je m’inquiète – et leurs intentions ? Echec, échec, échec.

Ma seule victoire du jour est que Clark était venu chercher Gavin et que mon petit protégé a semblé se relaxer à la seconde où son sauveur est entré. En bref, je suis nulle aujourd’hui.

Bon, j’ai quand même eu le temps de régler la plupart des dossiers demandés par Lex. Le seul problème étant que ces dossiers ont vraiment été négligés depuis mon départ. Et quand je dis négligé, c’est vraiment vraiment vraiment très négligé. C’est une catastrophe. J’en viens à redouter le moindre dossier.

Pire encore. J’en viens à me demander si Lex est tellement amoureux de cette andouille d’Andréas pour en arriver à négliger son entreprise à ce point. Ou alors, il a engagé la pire secrétaire au monde. Entendez par là qu’il l’a recrutée en fonction de ses jambes et pas de ses capacités intellectuelles.

Dès que Lex est avec son rendez-vous de la soirée – qui prends des rendez-vous professionnels en soirée ?! Sérieusement ? – je m’empresse de ranger mon bureau. J’en profite pour récupérer le petit tas de dossiers que j’avais prévu de ramener chez moi, histoire de classer ça en douce. Bon, ok, j’avoue, c’est uniquement pour retrouver des informations compromettantes.

Et là, je dois dire que la pile me semble vraiment plus importante que ce que je pensais. Et puis, Lex a aussi exigé que j’en vérifie pour sa réunion du lendemain…

- Tu as tout ?
- Tu abandonnes déjà ton meeting ?
- Il veut du café.
- Tu veux que…
- Non, toi, tu rentres et tu te reposes. Ta journée va être longue demain. Je suis désolé de te demander tant de boulot mais c’est vraiment essentiel. Tu auras ton vendredi de libre.

Il y a trop de mystères planant sur cette entreprise. Vraiment trop. Et ce travail titanesque pour moi toute seule… Et bien, disons que j’ai la vague impression qu’on me prend pour une quiche. Bon, j’avoue que j’étais effectivement assez idiote que pour revenir travailler ici. Surtout si on prend en compte le procès en cours. Mais mue par l’intérêt de faire mon boulot correctement, entendez par là ‘ laissant toute prudence de côté pour satisfaire ma curiosité’, j’ose demander.

- Qui était ta secrétaire ces derniers temps ?

Ma voix est étonnamment calme mais mon cœur, lui, bat à cent à l’heure. Une crise cardiaque précoce ne m’étonnerait même pas. Et en voyant le visage de Lex Luthor et sa posture droite comme la justice, je me doute que ce qu’il va me répondre va changer radicalement nos rapports.

- Pourquoi ? » Demande-t-il avec un soupçon d’innocence qui ne lui va pas du tout.

Alors, quitte à ce qu’il fasse l’imbécile avec moi, j’allais rentrer dans son jeu.

- Parce qu’elle était nulle. » Je reprends avec une imitation loufoque de Lana. Il sourit et je continue un peu plus sérieuse cette fois-ci. « Rien n’a avancé, le travail est titanesque. Elle ne serait pas venue ici que le résultat aurait été le même. Je pense qu’elle t’a arnaqué.

Je m’arrête un instant, stupéfaite par cette révélation. Serait-ce… Non. Impossible. Lex Luthor, arnaqué ? Impossible. Tout simplement impossible. Par contre… Les preuves sont là. Les dossiers sont à l’abandon, le travail est colossal, mes notes n’ont pas bougé d’un centimètre. J’ai même retrouvé une liste de courses dans un dossier. Une liste que j’avais écrite à la va-vite un soir.

- Personne n’a géré le secrétariat de cette société pendant… hum… » J’hésite à nommer le procès Luthor/Andréas/Sullivan mais appelons un chat un chat. Ou pas en fait, je tiens à la vie. « Disons l’enquête et le procès ?

Il ne répond pas. Je retiens ma respiration. Il plaisante là ? Hein ? Que quelqu’un me rassure… Il hausse les sourcils, comme une excuse.

- C’est l’idée.
- Comment ça, ‘c’est l’idée’ ? Luthor…

Mon dieu. Il a laissé le navire à l’abandon ? Il a laissé sa précieuse compagnie sans surveillance ? C’est… J’essaie de trouver une excuse valable et je la lui propose.

- La police te l’a interdit ? » Je demande en fronçant les sourcils. « Mais ce n’est pas légal… si ?
- La police n’a rien fait. Disons que… Travailler ici sans toi, ce n’était pas la même chose. Alors, je me suis débrouillé. Seul.

Travailler sans moi. Il a bien dit ‘travailler sans moi’ ?

- Tu es responsable de ce massacre de dossiers ? » Oui, j’évite de relever ses aveux. Et j’assume ! « Même moi, avec une formation de journaliste, je suis plus douée !

Ma voix, un peu moqueuse, se fait plus discrète alors qu’il me regarde avec douceur.

- Mais justement, c’est toi qui a un don pour l’organisation. Moi je suis plus dans les affaires et le contact direct avec les clients et investisseurs.
- Raison de plus d’investir dans une secrétaire de talent. Je peux essayer d’en dégoter une…
- Non.
- Non ?
- Non.

Cette conversation me met mal à l’aise.

- Ah…
- Je ne veux que toi, Sullivan.

C’est là que je commence à prier tous les dieux, déesses et extraterrestres surpuissants. Il me faut une échappatoire. Je ne peux décemment pas lui répondre. Honnêtement. Que voulez-vous que je réponde à un truc pareil ?!

Lex s’approche. Je le fixe, souriant de manière crispée. Ne rien répondre. C’est une bonne idée.

Il avance encore.

Une excellente idée ?

Son front se pose sur le mien.

Une horrible idée. Les mots sont maintenant bloqués dans ma gorge qui s’est asséchée brutalement. Je mordille ma lèvre inférieure, signe évident de mon trouble. Et s’il voulait me tuer ? Non. Il l’aurait déjà fait et surement pas ici. Ou alors, c’est pour mieux me manipuler. Il veut simplement que je panique, que je laisse tout en plan. Il détruira ainsi ma carrière avec la pire lettre de recommandation au monde. Et puis, il me fera expulser et…

Mon cœur bat la chamade tandis que le souffle de Lex se perd dans mon cou.

Qu’ais-je fait de mal pour être si faible devant lui. Sérieusement. Mon karma empire de jour en jour. Ce n’est pas en fourmi que je vais me réincarner. C’est dans un stupide minuscule petit acarien répugnant. Et je mourrai asphyxiée par un produit toxique vaporisé par un crétin allergique aux acariens ! Triste vie que la mienne !

Il se penche un peu plus et dépose un baiser papillon juste sous mon oreille.

- Tu m’as manqué. » Murmure-t-il.

Troublée, je ne sais que faire. Fuir ou succomber ? Vivre ou mourir sous ses baisers ? Trahir ma famille ou rester ici ?

- Ton odeur m’a manqué.

Il inspire profondément dans mon cou, me faisant frissonner.

- Le claquement de tes talons sur le parquet de cet étage m’a manqué.

Je respire rapidement alors qu’une main se faufile contre mon aine. Son pouce câline doucement la peau qu’il découvre en relevant légèrement mon T-shirt.

- Ta manière de remballer Andréas m’a manqué.

Son nez frotte doucement ma clavicule. Je vais réellement mourir ici, dans ses bras.

- Ta maladresse légendaire m’a manqué.

Il se redresse un peu, plongeant son regard dans le mien et soudain, je ne contrôle plus rien. Est-ce moi qui aie fait le premier pas ? Lui ?

A vrai dire, je m’en fiche alors que ses lèvres effleurent les miennes.

Mais je ne peux pas.

Je ne peux pas !

Je pose ma main contre son torse. Son cœur bat aussi vite que le mien. Et doucement je le repousse.

- Tu as voulu tuer mon père. Tu m’as engagée. Tu as tout nié au procès pour défendre cette pétasse de… cette Andréas. Tu m’as fait revenir ici. Tu souffles le chaud et le froid avec moi. Je ne veux pas de ça. Tu me dis ce que tu es réellement. Maintenant.
- Tu te rends compte de ce que tu me demandes ?
- Oui, je veux que tu me dises ce que tu n’as pas dit lors de ce procès. Je veux la vérité, Luthor.

Il soupire. Frustration de ne plus m’embrasser ou simple énervement, je ne sais pas trop.

- Tu ne voudras pas…
- Si.
- Andréas contrôle la LexCorp.

Hein ?

- Elle contrôle… en avis extérieur ? Elle te conseille…
- Non. Elle a le contrôle total de toutes les activités de la LexCorp. Et avoir ton père aussi proche des activités de la société et de moi… et bien, ça s’est révélé dangereux pour lui.
- Donc elle voulait l’éliminer.
- Oui. Je n’ai pas eu le temps de le prévenir. J’ai reçu un mémo dans un dossier étrange. Mais il avait déjà eu son accident et j’ai cru, comme toi, qu’il était mort.

C’est… ridicule. N’est-ce-pas ?

Je suis muette. Les questions se bousculent et je ne sais pas par quoi commencer.

- Chloé, je sais que c’est difficile à envisager.
- Un peu.
- Tu ne dois pas en parler.
- Quoi ? » Je m’exclame. « Tu rigoles ? Mon père est en danger tant qu’Andréas sera en liberté !
- Elle ne tentera rien.
- C’est sûr qu’elle va t’écouter. Tu es son pantin ! Tu n’as rien fait pour la contrer !
- Chloé, c’est plus compliqué !

Il s’énerve. Moi aussi. Trop d’informations.

- Et elle te contrôle comment ?
- Je ne…
- Peux pas me le dire ? C’est ça ?
- Oui.
- D’accord.

Je prends ma pile de dossiers et mon manteau.

- Je ne ferai pas de scandale. Je vais te laisser te débrouiller, Luthor. Ce sont tes affaires. » J’appuie sur le bouton d’appel de l’ascenseur. « Je serai là demain. Et je te rappelle que tu m’as donné mon vendredi.
- Oui.
- Bien. Et ne m’embrasse plus. Ce ne sont pas des relations correctes dans le cadre de notre travail. » Je rajoute avant de rentrer dans l’ascenseur.

Mais s’il croit que je vais garder cela pour moi, il se trompe grandement. Les affaires reprennent. Et cette fois-ci, nous allons gagner.

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Ven 20 Juil 2012 - 23:42

On va tenter un chapitre semaine Laughing

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Chapitre 17: Les affaires… Toujours les affaires…
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Lorsque je pousse enfin la porte de mon petit chez-moi, je déchante bien vite. Adieu soirée tranquille, adieu pyjama en flanelle turquoise, adieu émission stupide et débilitante. Le grand conseil de guerre est réuni dans mon modeste canapé. Comme d’habitude, Alice étudie sur son accoudoir attitré tandis que Lois et Clark tapotent leur dernier article en commun sous la surveillance aigue et critique de Gavin.

- Il se passe quoi ici ? » Je demande, espérant vaguement qu’on me réponde que tout va bien.
- J’étudie.
- Je corrige leurs fautes.
- On les surveille.

Vous m’en direz tant. D’un geste plein de paresse, je lance mon manteau sur le dossier d’un fauteuil et mon sac est attrapé au vol par Gavin.

- Tu les as ?
- Quoi donc ?
- Les dossiers qu’il y avait sur ton bureau.
- Oui… » Je sens vraiment que la suite de cette conversation ne va pas me plaire. « Gavin ? Tu m’expliques ?
- J’ai trouvé quelques petits trucs intéressants pendant que… » Il sourit gentiment dans une piètre tentative de m’attendrir. « Pendant que j’étais tranquillement installé sans rien faire dans les archives. Quelques petits trucs que j’ai négligemment glissés dans tes dossiers.

Je le fixe un instant. Pour un peu, je pourrais croire qu’il s’agit du petit frère de Lois. Sérieusement. Curieux, un peu suicidaire, une passion pour Clark Kent. Bon fort heureusement pour moi, il n’est pas en cloque. C’est déjà ça. Mais son attitude m’inquiète. Il ne voit pas le danger.

- Gavin. Tu as autre chose à penser… Tu ne peux pas nous aider de cette manière, tu te mets en danger. C’est adorable. » Je reprends en le voyant pâlir. « Tu nous aides énormément et je t’en suis très reconnaissante. Mais tu dois penser à toi.

Il me jette un regard blessé et file directement se réfugier dans la salle de bain.

- Il ne veut pas penser. C’est là le problème. » Me rétorque Alice gentiment. « Nos parents sont de retour et je pense que leur seul but est de nous récupérer pour avoir droit à quelques allocations familiales. Ils n’en ont rien à faire de nous. Mais si on peut leur rapporter un peu d’argent, ça, par contre…
- On ne va pas les laisser faire. » Clame Lois en prenant Alice dans ses bras.

Son instinct maternel est absolument incroyable. De femme indépendante et forte, elle est devenue maman poule.

- Pourquoi vous ont-ils abandonné ?

Clark met les deux pieds dans le plat. J’aurais pourtant juré que Gavin lui avait déjà tout expliqué. En voyant le regard d’Alice sur la porte de la salle de bain, je comprends enfin. Gavin a la version édulcorée. Pas Alice.

- Nous avons été abandonnés à intervalles réguliers depuis que nous sommes petits. J’en ai plus de souvenirs que lui, il était trop jeune à l’époque. Je… Je crois que nous avons été parfois laissés à nos grands-parents pour des périodes plus ou moins longues. Puis ils revenaient, exigeaient de l’argent et repartaient avec nous. Mais ce petit manège n’a pas duré longtemps. Nos grands-parents sont morts jeunes, et je crois que je voudrais ne pas savoir de quoi ils sont décédés. J’ai toujours soupçonné nos parents des pires horreurs et je ne dois pas être loin de la vérité. Puis avec l’héritage en poche, ils sont partis. Nous avons été confiés à des familles d’accueil.

Le silence est total dans la pièce tandis qu’Alice murmure les pires atrocités. Les abandons à répétitions, la faim, les retours de leurs parents pour les allocations.

- Ils dilapident tout et reviennent quand ils ont besoin des allocations. Ce n’est pas grand chose, mais ça leur permet de vivre un moment. Et maintenant que je vais être avocate, enfin, si je réussis, ils veulent agir vite et garder une mainmise sur Gavin.

Lois a les larmes aux yeux. Elle fait semblant d’ôter une poussière de son œil. Probablement pour se donner une contenance.

- Vous allez venir vivre chez moi. » Annonce Clark. « Gavin va suivre des cours particuliers et tu vas étudier non stop. Je refuse que tu ailles au restaurant. Je paierai tes études si besoin est et tu me rembourseras au rythme que tu voudras.
- Je ne…
- Tu n’as pas le choix, exactement. Tu vas te plier à cette règle et Gavin aussi. Lois va se charger des recherches sur tes parents et sur comment faire pour les effacer de votre vie.

Le ton de Clark est catégorique et, comme si nous étions toutes les trois hypnotisées, nous hochons la tête. Alice semble soulagée, Lois est en admiration et moi… Et bien disons que de mon côté je pense à tous les problèmes que cela va engendrer.

Je lance alors une phrase qui les fige tous.

- Vous ne devriez plus avoir de contacts avec moi.
- Quoi ?
- Avec le problème Luthor… Nous ne pouvons pas être sûrs de ses intentions. S’il décide de vous pourrir la vie pour mieux m’atteindre… Je ne me le pardonnerai pas.

Alice ricane gentiment.

- Chloé… Gavin a déjà trouvé les liens entre chaque membre de cette affaire. Tout ce qu’on a besoin maintenant c’est des preuves. Et Aline et Daniel vont nous les apporter. Donc… Tu nous auras sur le dos. De très loin, genre à l’intérieur de l’appartement de Clark. Mais tu nous auras sur le dos.

Gavin profite de ce moment pour revenir. Il a les yeux rouges et personne ne fait de commentaires. Il a besoin de se changer les idées.

- Tu as découvert quoi, terreur ? Quel est le lien entre le Chauve et la Carpette Magique ? » Clark lui fait un clin d’œil et Gavin sourit piteusement.
- Elle possède une majorité des parts de la LexCorp depuis quelques années. C’est elle qui contrôle la société même si sur les papiers officiels, c’est toujours Lex Luthor qui contrôle tout.
- Tu sais comment elle a fait ça ?
- Petit à petit mais il manque des informations à ce sujet. Et pour ça, il va falloir qu’Aline infiltre le système informatique de Carmélina.

Il me tend mon téléphone portable. Je lui lance un regard interloqué et il m’avoue l’avoir piqué à la LexCorp. J’espère qu’il n’a pas lu mes messages. Mes délires avec Lois ne doivent pas être dévoilés au grand public. Je ne tiens vraiment pas à être prise pour une folle délirante. Enfin, disons pas plus que d’habitude en fait.

- J’ai envoyé un message à Daniel et Aline pour qu’ils viennent ici. Par contre, je ne pensais pas qu’ils viendraient si vite. Ils sont en route. Alice et moi… On préfère ne pas les croiser.
- Tu penses sérieusement qu’ils sont responsables du retour de vos parents, hein ? » Je demande alors que Lois semble interloquée.

Hochement de tête affirmatif des deux intéressés. Ma moue attristée ne les rassure pas et Alice entraine Gavin dans ma chambre pour le forcer à se cacher en dessous du lit. Après avoir récupéré ses livres de cours, elle se glisse à son tour dessous. J’ignorais qu’il y avait autant de place là-dessous. Ils râlent un peu pour la quantité de poussières. Comme si j’avais pu prévoir que mon dessous de lit serait une planque idéale qu’il fallait entretenir ! La bonne blague !

Moi ? De mauvaise foi ? Possible.

Mais pas le temps de commenter, Daniel et Aline sont là. Je vais leur ouvrir avec l’enthousiasme d’un condamné à mort par pendaison. Un sourire factice sur le visage - entendez par là un rictus étrange et peu conventionnel, je les accueille. Aline me passe sous le nez et m’envoie un regard noir. D’accord, ça commence bien cette affaire là. Daniel est tout aussi lugubre. Il me donne son manteau d’un geste brusque et s’installe dans mon fauteuil.

- Bonsoir… » Tente Lois avec sa voix la plus douce.

Pour un peu, je pourrais penser qu’elle tente d’apaiser une ado rebelle particulièrement farouche. ‘Entraine-toi future maman’ je ricane en moi-même. Malheureusement Lois lit toujours aussi bien mes pensées et elle me fait taire d’un regard… Mon futur neveu ou ma future nièce a intérêt à être sage…

- Pas de folie furieuse aujourd’hui, Lane ? » Réplique Aline. « Et Sullivan, tu te prends pour quoi ?
- Hein ?!
- Ne fais pas ton intéressante. Tu couches avec lui depuis combien de temps ?
- Pardon ? » Je m’insurge. « Pourquoi ? Tu comptais sortir avec lui ?

Bon, cette dernière remarque qui dans ma tête semblait moins jalouse et paranoïaque. Ce qui ne devait être qu’une remarque destinée à prouver ma bonne foi semble avoir l’effet inverse. Si j’avais tatoué sur mon front ‘j’ai couché avec Lex Luthor’ aurait été pareil. Même si ce n’est pas le cas. Pas le moins du monde. A moins qu’une nuit de légers pelotages puisse être considérée comme une nuit de débauche. Alors, là, dans ce cas, je plaiderais coupable.

- Non. Je suis avec Daniel. Mais coucher avec son ennemi c’est raisonnable peut-être ?
- Je n’ai pas couché avec lui ! » Je hurle tout d’un coup.

Non mais elle se prend pour qui la Carpette Magique ? Elle sourit soudain. Un vrai large sourire de chat satisfait par une tuerie de souris.

- Carmelina va être ravie de l’apprendre ! » Dit-elle en frappant des mains comme une gamine. « Trop facile !

Même Daniel semble être abasourdi. Cette fille est dingue.

- Tu me veux quoi exactement ? » Je demande, prête à lui arracher la tête si besoin.
- Savoir ce qui peut intéresser ma patronne. Simplement.
- Tu travailles pour nous !
- Je sais.

Soit elle se moque éperdument de ce que je lui dis, soit elle est vraiment plus tordue que ce je pensais.

- Tu dois te décider, Car… Aline. C’est Carmélina ou nous. Et ta réponse va grandement influencer notre comportement des prochaines minutes. » Elle veut répondre mais je l’en empêche d’un geste de la main. « Et c’est valable pour toi aussi, Daniel.

Il lève les yeux au ciel.

- Je suis neutre. » Affirme-t-il.
- Je suis de votre côté. » Affirme Aline.

Neutre ?! Comment ça ‘Neutre’ ? Et comment ça ‘de notre côté’ ?! Mais… C’est de la folie pure !

- Une chose à la fois !

Là, c’était un joli ensemble de mon couple préféré. Ils doivent travailler leur synchronisation. Ce n’est pas possible autrement. Mais je suis d’accord avec eux.

- Comment ça ‘tu es neutre’ ?
- Je suis neutre, Chloé. Je bosse pour Luthor. Et vous aider ne va pas aider mes affaires. Donc, je suis neutre. Et je ne compte plus revenir ici. Et évitez de venir au restaurant.

Il ne précise pas à qui il s’adresse mais je sens bien qu’il compte que nous annoncions la nouvelle à Alice. Au moins, nous avons une bonne raison de croire qu’il est le responsable du retour des parents.

- Je ne te retiens pas.

Et j’ai cru pouvoir aimer ce type ? Non. Je refuse. Je vais faire un déni sur ce point. Daniel ? Daniel qui ? Je ne connais pas. Vous devez faire erreur. Il se lève et j’ai envie de le secouer comme un prunier. Il ne peut pas être aussi mauvais, n’est ce pas ? La porte se referme lentement.

- Sinon… » Entame Aline avec un sourire. « Moi je suis de votre côté.
- Ah…
- Oui, je sais. Daniel est un con sur ce coup, il a juste peur pour ses fesses. Mais je suis de votre côté. Même si ça n’en a pas l’air.

Je grogne vaguement. Un truc très intelligent. Ca ressemble vaguement à ‘Mumjumnumuuuuu’ qui signifie ‘ah bon ? Tu es sûre ? Ca n’y ressemble vraiment pas pourtant’. Et le pire dans tout ça, c’est qu’elle me répond.

- Oui. Et si je te ‘déteste’ en public, c’est pour le besoin du rôle. Je ne peux pas être copine-copine avec Carmélina et avec toi. Soyons un peu honnêtes. Te détester en public ne peut que m’aider à gagner sa confiance.

Ca me tue de dire ça mais ça me semble logique. Oh mon dieu. C’est horrible.

- J’vous dis bonne nuit. » Annonce soudainement Aline.

Clark se retrouve avec un bisou bruyant sur la joue. Puis Lois. Et enfin moi. Dites-moi que je rêve. Elle sort de mon appartement avec classe dignité et un sourire rêveur.

Et pour tout le reste… Et bien, on verra ça demain. Hors de question de me prendre la tête. Lois somnole déjà, une main protectrice sur son ventre. Clark la couve du regard. Je vais extirper mes deux ados sous mon lit et nous nous glissons à trois sous la couette.

Vivement demain.

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Dernière édition par Chlo le Jeu 26 Juil 2012 - 12:36, édité 1 fois
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Laenan
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Sam 21 Juil 2012 - 20:22


Rho génial !!! Lex il est gentil !!! Love

Bon maintenant va juste falloir trouver le moyen de le débarrasser d'Andréas, ça va pas être gagné. lol ^^

J'adore cette histoire ! Very Happy


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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Jeu 26 Juil 2012 - 23:42

Lire 'j'adore cette histoire' ça a été juste un grand grand grand coup de coeur. J'ssuis franchement ravie que ça te plaise. Et donc, la suite!

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Chapitre 18: L’improbable journée de Chloé
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Il est six heures quand je me réveille. Mince ! Les dossiers de Luthor ! Avec ce débarquement de squatteurs, j’ai oublié de vérifier les dossiers !

Je me glisse hors du lit avec douceur pour ne pas réveiller Gavin et Alice. Dans le salon, Lois dort comme une bienheureuse dans mon canapé. Clark me tend ma tasse de café et les dossiers en question. Il s’approche de moi, me fais un bisou sur le front – encore une victime de l’instinct paternel ! – et me murmure qu’il a déjà fait un peu de rangement dans les dossiers et que je n’ai qu’à les relire.

Je lui lance un regard peu sympathique. J’aurais pu dormir encore un peu !

- Je dois m’entretenir avec toi au sujet d’un tas de trucs que Lois et les autres ne doivent pas savoir.
- Ah.

Le silence est uniquement entrecoupé de nos messes basses.

- Gavin a surpris Daniel qui téléphonait au service de l’enfance. C’est pour ça qu’il est inquiet. Et j’ai… disons que j’ai fait un peu le ménage. J’ai contacté le service de l’enfance et j’ai pris la tutelle à ma charge. Au moins le temps que les parents soient mis hors d’état de nuire.
- Comment tu as fait ça ?
- Mauvaise question. Autre chose ?
- Je n’ai pas confiance en Aline.
- Lois croit que c’est simplement votre rivalité autour de Daniel qui rend votre relation si électrique.

Je lève les yeux au ciel.

- Ridicule.
- Votre rencontre, la toute première…
- Oui, bon, celle-là, je ne dis pas. Depuis… Et bien, j’ai décidé que Daniel n’était pas fait pour moi. Mais alors pas du tout. Et il est avec Aline, raison de plus.
- Si tu me l’avais demandé, je te l’aurais dit. Daniel n’est pas fait pour toi. Tu serais plutôt du style à craquer pour le méchant au grand cœur. » Fait-il d’un air machiavélique.

Et bien sur, il faut que je rougisse. Pas un petit rougissement discret. Non, non, non. Le vrai grand rougissement de fou ! Il s’étend, j’en suis sûre, jusqu’à mon cou !

- Clark ! C’est ridicule… Voyons, tu ne veux quand même pas insinuer que… Clark !
- Fais attention à toi. Mais… Si ton instinct te guide vers une personne… » Il sourit en direction de Lois, assez niaisement si vous voulez mon avis mais je trouve ça a-do-ra-ble ! « Peut-être qu’il a raison.
- Clark, tu te rends un peu compte de ce que tu racontes ? » Je demande en essayant d’ignorer le fait que je ne suis pas crédible en ressemblant à une pivoine. « Tu es quasiment en train de me dire que je devrais aimer Lex Luthor. Pire, tu me jettes dans ses bras ! C’est une stratégie pour avoir plus d’infos ?
- Nous avons été ami, lui et moi, autrefois. Je crois que ce n’était pas seulement du fait de ma naïveté. Je pense qu’il peut parfois exceptionnellement avoir un bon fond.

Je suis à deux doigts de lui répliquer que j’étais raide dingue de lui dans mon adolescence et que si on allait dans ce genre de déduction, j’aurais alors été amoureuse de lui pour qu’au final il se retrouve avec ma cousine et qu’il la mette enceinte. Mais je me tais. Au fond, ils sont trop mignons. Et Clark me donnant une pseudo bénédiction pour tenter ma chance avec Lex a quelque chose de formidable. J’ai un chevalier à mon service !

Maintenant, je suppose que je devrais l’informer du fait que Lex me drague et que je l’envoie bouler au loin systématiquement. Que je le soupçonne toujours de s’intéresser à moi pour de mauvaises raisons. Que je craque pour ses petites fesses mais que mes hormones doivent rester bien sagement à regarder et à ne rien faire de plus… Mais bon, ce n’est pas urgent.

Nous avalons notre café bien tranquillement et je m’endors encore quelques minutes sur la minuscule petite table de ma cuisine.

Quand je me réveille, Lois a un sourire jusqu’aux oreilles. Elle est négligemment penchée, un appareil photo dans la main. Le flash dans mon rêve… Je comprends mieux maintenant.

- Tu sais que t’es craquante quand tu dors ?

Elle n’écoute même pas ma réponse – une tentative de grognements inintelligibles peut convainquant, j’avoue – et va montrer la photo à Clark qui sourit tout aussi bêtement. Mais ils ne savent vraiment que sourire en ce moment ?! C’est inhumain !

- Tu vas être en retard. » Commente-t-il, un air gentil sur le visage.

Mais vraiment, il n’y a AUCUNE justice en ce bas monde ?!

Une petite course matinale, un vigile dingue qui accepte de me laisser entrer après plus de dix minutes et un ascenseur peu coopératif et me voilà enfin dans mon bureau. Juste à temps pour voir Lex me passer sous le nez suivi de Andréas (en mini robe rouge) et Aline (dédaigneuse et en robe… rouge).

Ils entrent dans le bureau du président fictif de la LexCorp. Je sens que ma journée va être longue.

« Bonjour Chloé, merci, à tout à l’heure, je suis assez occupé. Fais ce que tu veux. » Voilà ce que Lex me dit en ressortant de son bureau deux minutes plus tard. Aucune justice. Je confirme. Pire, je dirais que ce monde est l’enfer. Et cela ne va pas aller en s’arrangeant. Je peux donc faire ce que je veux ? D’accord. Je prends ma première pause de la journée.

Les pieds sur le bureau, une tasse de café dans la main, je sursaute en manquant de peu la mort en tombant de mon fauteuil et en finissant ébouillantée. Un stupide téléphone en mode vibreur. Mon stupide téléphone en mode vibreur. Je viens de recevoir un texto de Lois. Oui. Lois. Elle a eu une sorte de révélation ce matin. Entendez par là qu’elle a du discuter un ^peu trop avec son chéri.

De : Lois
Chloé, tu n’as pas eu de contacts avec ton père depuis plus de deux mois – à l’exception de ton texto après le verdict du procès. Il s’inquiète. Téléphone-lui quand tu auras deux minutes. Bisous !

Non. Pas question. Pour la peine, je tire la langue en direction de mon téléphone. Elle ne croit quand même pas que je vais vraiment lui téléphoner, j’espère ? Nos relations sont en froids. Mais du genre polaire, le froid. Papa m’en veut d’avoir travaillé pour Lex. Et de ce fait, je suppose qu’il m’en veut aussi d’être de retour à la LexCorp. Même si c’est pour lui que je le fais, papa a la rancune tenace. Et moi je lui en veux pour toutes ces années de silence radio. Il m’a laissé croire qu’il était mort.

Et Gavin avait raison. Un peu de colère qui s’exprime… et bien, ça me détend. Au moins, je ne garde pas ça en moi, ce qui serait contreproductif.

Donc, à moins que nous trouvions un arrangement convenable, c’est silence radio de mon côté. Point. Et il a Lois et Clark, non ? Il s’en est bien arrangé ces derniers temps. Qu’il continue sur cette voie.

Cinq pauses café plus tard, Andréas est toujours une garce, Aline joue très – trop – bien la comédie du ‘je hais Chloé Sullivan’ que pour être honnête et Lex… Et bien, Lex laisse les choses arriver. Parfait, j’ai envie de dire.

- Encore là, vous ? » Demande la voix horripilante de Carmélina lorsqu’elle me passe sous le nez pour la vingtième fois. « Lex, tu devrais trouver du personnel compétent et pas cette incompétente qui ne fait rien. Regarde, Aline est comme une sœur pour moi ! Elle devine tout ! Et elle travaille divinement bien. Une perle !

Je lève les yeux au ciel et je m’attire ainsi les regards outrés de Carmélina et Aline. Dieu, ce qu’il ne faut pas entendre de bon matin ! Il faudrait voter une loi interdisant de telles simagrées avant midi. Voir même les interdire définitivement.

- Je vous raccompagne. » Propose Lex en posant sa main contre le bas du dos de Andréas.

Elle sourit. Dans ma direction bien sûr. Aline a dû lui raconter que Lex et moi n’avons jamais fini ensemble dans un lit. Enfin, je suppose. Je détourne le regard pour me concentrer sur ma mise à jour de dossiers. Quand ils sont dans l’ascenseur, je me détends immédiatement.

Il faut vraiment que nous arrivions à la coincer. Et vite. Si elle décide de faire de ma vie un enfer – ce qui va certainement arriver – j’ai intérêt à pouvoir la court-circuiter.

Lex remonte enfin, un gros quart d’heure après. Il s’avance, un peu incertain de ce qu’il va dire si j’en crois sa démarche lente et son regard étrange. Alors, pour l’aider, je me lance.

- L’administratrice générale de la LexCorp est contente de toi ?
- Pardon ?
- Ne joue pas au plus malin, je sais qu’elle possède la majeure partie des actions de cette société. D’ailleurs, je me demande bien comment elle a procédé et surtout comment elle arrive à le cacher depuis tout ce temps.
Lex me jette un regard noir. Il préfère la fuite et entre dans son bureau.

- Ne me dit quand même pas que tu pensais sérieusement que je n’enquêterais pas ? » je demande en le suivant d’un pas déterminé. « Luthor, t’es un peu masochiste, non ? Tu me donnes des informations capitales et tu penses que je ne vais pas creuser ?
- Chloé… Tu t’embarques dans un truc qui te dépasse.
- J’ai cru que mon père était mort pendant des années. Ca, ça me dépasse. J’ai également cru que toi et elle vous étiez responsables. Pire encore, je crois toujours que tu peux me manipuler parce que justement, tu essaies de te disculper.
- Je suis innocent dans cette affaire.
- Prouve-le.
- Comment ?
- A toi de trouver quelque chose de convainquant.

Il passe une main lasse contre son crâne.

- Si je t’aide à faire tomber Carmélina ?
- C’est un début.
- Chloé…
- Lex, tu m’aides à coincer Carmélina et je pourrai peut-être envisager de te voir comme une personne plus ou moins digne de confiance.
- Et pour ta confiance inébranlable ? Je dois faire quoi dans ce cas ?

Je jure que je n’ai jamais eu l’intention de rougir à ce point. Mais c’est raté. Je suis rouge, brûlante et je n’ose même plus le regarder.

Un soupir et il s’avance. J’observe avec attention ses chaussures. Il passe son index sous mon menton de manière à m’obliger à le regarder.

En moins de trois minutes, je suis assise sur le bureau de Lex. Mon chemisier est ouvert tandis que ma main s’affaire à ouvrir sa chemise. Sa bouche traine dans mon cou en une nuée de baisers papillons. Soudain, prises par une impulsion qui ne vient pas – mais alors pas du tout – de ma raison, ma main se pose sur ses fesses de manière à le rapprocher de moi.

Il grogne et ajuste sa position contre mon corps. Je me penche un peu plus sur son bureau en l’entrainant dans ma chute. Il sourit enfin, ses lèvres contre les miennes. Ses yeux me scrutent et il semble trouver la réponse qu’il attendait vu qu’il m’embrasse soudainement.

Il m’embrasse !

Dieu que ça faisait longtemps !

Je gémis de protestation lorsqu’il s’écarte un peu pour reprendre son souffle. Ses lèvres rougies sont un spectacle affolant pour mes sens. Et ma raison a définitivement quitté mon corps. Je l’embrasse, réclamant la perfection de ses baisers. Et pire encore, mes doutes à son propos s’envolent loin. Très très loin de moi.

Il est… à moi. Voilà ma seule idée. Ma seule obsession. Il est à moi. Contre moi. Il est là pour moi et il est hors de question que je le lâche. Il est mon homme. Mon patron. Et peut-être aussi un peu mon ami. Enfin, je crois. Et j’espère sincèrement qu’il ne se joue pas de moi.

Il laisse ses doigts courir contre ma joue. Un geste tendre. Loin du baiser passionné qu’il vient de me donner.

- J’en rêve depuis des mois.
- Ah…

Bravo Sullivan, quelle réplique inspirée ! J’ai honte !

- En fait, ça doit faire depuis cette soirée chez moi. Le tiramisu sans toi n’a pas la même saveur.

J’avale difficilement ma salive. Il veut vraiment me tuer en fait.

- Ah bon.

Réplique inspirée, bonjour !

- Et puis, une secrétaire fouineuse, sexy en diable et qui tire la langue quand elle tape à l’ordinateur… C’est ce que je cherchais depuis des années. Le fait que ce soit toi est un plus non négligeable. » Ajoute-t-il d’un air taquin.

Je le frappe avec douceur au bras. Il est toujours penché au dessus de moi, le souffle court et un sourire léger sur ses lèvres.

- Je parie que si ma future remplaçante a une mini jupe ou un décolleté plongeant, tu m’oublieras très vite.
- Certainement pas. Parce que toi, tu seras dans mon lit, dans mon appartement et je m’arrangerai pour passer des heures et des heures et des heures avec toi.

Il empêche ma réplique d’un baiser. C’est probablement mieux sachant qu’elle n’était pas inspirée pour deux sous. Il se relève et me redresse.

- Tu veux vraiment savoir ?
- Oui.
- Tu devrais vérifier les conditions de mon héritage.
- Ton père a… Il n’aurait quand même pas…
- Je ne dirai rien de plus.

Je souris bêtement. Aussi niaisement que Clark. C’est horrible. Je souris et je ne sais pas le cacher ni le réfréner.

- Merci.
- De rien. J’ai un tiramisu dans le frigo… Ca t’intéresse ?

J’hoche la tête. Et je l’embrasse. Encore une fois. Puis deux ou trois. Je perds un peu le compte. La journée file tranquillement. Lex et moi nous ne sommes pas collés l’un à l’autre, c’est plus quelques petites attentions ci et là. Rien de très extravagant. Et vu notre passé et mes doutes sur lui qui persisteront probablement encore un moment… et bien, disons que nous n’allons pas nous ennuyer ensemble. Mais j’espère sincèrement que ça va bien aller.

Bon, j’avoue que les obstacles devant nous sont assez nombreux.

Voir même très nombreux en fait.

Pendant que Lex corrige son dernier discours pour la réunion du comité directeur – je ricane sachant qu’il ne dirige rien du tout – j’en profite pour dresser une liste.

Réaction probable de l’entourage :

Clark – positif, il a essayé de nous caser ensemble
Lois – négatif, elle va jamais vouloir le croire
Papa – négatif, s’il ne me tue pas, c’est un miracle
Daniel – négatif, se méfier du type louche qu’il est devenu
Gavin – positif, ce génie va me dire qu’il l’avait vu venir
Alice – négatif, voudra vérifier ses antécédents juridiques et ne voudra plus que je l’approche

D’un air désespéré, je contemple mon écriture et les mots sur le papier. C’est triste à voir, j’avoue.

Oh ! J’ajoute à la va vite.

Aline – Négatif, ricanements et caftage à Carmélina
Andréas – Négatif, probablement crise cardiaque, résurrection et assassinat de Chloé Sullivan.

Triste à voir ? Pire ! Pathétique.

- Un problème ?
- Non. » Je réponds en vitesse.
- Alors viens ici.

Je jure que si notre travail est productif cette semaine, c’est un miracle.



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Laenan
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Sam 4 Aoû 2012 - 16:16


Je suis fan, c'est trop drôle ! Laughing
Le coup du tiramisu j'étais pliée ! Et la liste des réactions pareil. C'est excellent ! ^^


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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Jeu 9 Aoû 2012 - 0:19

Laenan, tu es officiellement (ou presque) la dernière lectrice assidue de cette fic avec Rosa de fanfiction.net Laughing j'vais devoir vous faire un chapitre cadeau pour chacune je pense Laughing En tout cas, merci de ta fidélité, je suis sure que si je finis cette fic, c'est pour toi et rosa Laughing

(et je m'éclate toujours autant à écrire donc c'est super bon signe Laughing )


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Chapitre 19: Le dieu des karmas
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Les preuves contre Carmélina s’accumulaient depuis deux semaines. Lex m’avait bien aidée depuis notre… hum… disons notre mise en couple un peu étrange. Bon, il refuse de me donner quoi que ce soit mais lorsque je lui mets un dossier ou un mot sous le nez, il hoche la tête pour me dire si c’est utile ou non. Ca n’avance pas vite mais on avance quand même. Je ramène le fruit de mes recherches tous les trois jours à Gavin et Clark.

Et ils ne se doutent pas le moins du monde de l’aide de Lex dans cette affaire. Et ils se doutent encore moins de notre relation. Oui. Vous avez bien lu, moi, Chloé Sullivan, je tiens mon secret depuis deux semaines. Deux semaines complètes ! Un miracle !
Enfin… C’est ce que je croyais. Mais entre l’absence totale de contacts avec la bande Andréas, Aline et Daniel et les problèmes du reste de mon clan personnel, je ne suis pas sûre que ce petit miracle soit si exceptionnel.

Lois potasse tous les livres sur la grossesse, sur l’éducation, la gestion des pleurs et elle a abandonné chez moi un livre au titre accrocheur. Le ‘Je suis tata bonheur’ me nargue sur mon canapé.

Gavin et Clark, eux, ont décidé qu’ils allaient faire leur crise d’adolescence précoce pour l’un, très tardive pour l’autre. Pour Gavin, je pense que ça ne peut lui faire que le plus grand bien. Cloitré dans l’appartement de Clark, il s’éclate avec une alimentation ni saine ni équilibrée, des jeux vidéos qui selon lui améliorent la coordination et l’étude des situations pluridisciplinaires, des nuits blanches de marathon de films et son meilleur pote Clark Kent.

Et oui. Notre petit fermier sorti de la brousse devenu un journaliste du Daily Planet fait enfin sa crise d’adolescence avant l’arrivée de son premier enfant. Et si en plus, il peut veiller vingt quatre heures sur vingt quatre son petit protégé, c’est tout bénéfice j’ai envie de dire. Et Lois cautionne ça. Au temps qu’il fasse ça maintenant que lorsque le bébé sera là.

Alice… Alice a la pire dérive de tous. Elle se bat pour être diplômée et pour pouvoir court-circuiter efficacement ses parents. Mais à ce point là… c’est maladif. Elle ne dort plus. Elle ne mange presque pas. Et je pense qu’elle angoisse car ses ongles sont détruits minutieusement à force de les ronger.

Donc Lois est déconnectée de la réalité et a viré sur Bébéland, les deux mecs qui étaient les plus sensés de mon entourage sont devenus des ados asociaux, Alice est une étudiante trop dévouée qui va s’attraper une méningite à force d’étudier et je sors avec le mec probablement psychopathe pour qui je bosse. Logique. C’est l’histoire de ma vie. Le karma… Le karma, je vous dis !

Ah ! J’oubliais mon père qui me harcèle sur mon répondeur à défaut de me répondre – je filtre ses appels, je suis fourbe et j’assume grave. Je pense que je vais bientôt le calmer avec un ‘je sors avec un de tes assassins probables’. C’est officiel au moins, j’ai rejoins le camp Gavin/Clark pour la crise d’adolescence – tardive chez moi. Ma fin d’adolescence ayant été perturbée par la mort fictive de mon père, ce n’est guère étonnant. Ca devait me tomber dessus.

Mais sinon, oui, je garde mon secret. C’est le seul bon point de ma journée, je pense en traversant la rue.

Lorsque je rentre chez moi, je trouve deux mexicains applaudissant Lois qui parade en vêtement de grossesse. On ne voit presque pas son ventre rond mais elle trouve les tenues trop mignonnes.

Pour les deux mexicains, si vous vous posez la question, ce sont mes ados. Vu que Gavin doit se cacher, ils ont décidé de le faire version excentrique. La convention de science-fiction qui a lieu en ville les aide d’ailleurs à se fondre entre les cosplays et autres super héros en costumes flamboyants. En bref, cette semaine, j’aurais eu droit à la version mexicaine en sombrero, la version égyptienne maquillée de khôl et le lendemain, la version geisha (mon futur neveu ou ma future nièce va être heureuse lorsque je lui montrerai les photos phénoménale de ces versions ci), puis, ah oui ! La version Batman et Robin (sérieusement, Clark en super héros… il déchire tout) qui a fait fureur auprès de tous les fans de la chauve-souris.

- Chloé ! » Fais ma cousine en m’enlaçant doucement. « Je me suis inquiétée. Tu devais téléphoner pour nous donner des nouvelles hier !
Je ne relève pas le fait qu’un défilé de mode n’est pas une attitude inquiète à mon égard. Je ne vais pas tenter de mettre Lois de mauvais poil.

- J’étais… dans les dossiers. » Entendez par là, je montrais des dossiers à mon petit-ami en l’embrassant outrageusement toutes les cinq minutes. « Mais j’ai plein de choses à vous montrer.

Je sors sous leurs yeux ébahis une pile de dossiers. Gavin semble intéressé. Mon petit génie préféré n’est pas devenu aussi bête qu’il ne le laisse croire. Son côté analytique n’est pas loin. Pas loin du tout. Lois n’est pas indifférente et Clark se redresse imperceptiblement.

- Bien, maintenant que j’ai toute votre attention, je… » Je m’arrête un instant, dois-je leur parler de Lex et de son aide ? Toutes les données de ces dossiers sont infimes et même le génie de Gavin ne pourra pas tout relever. Ils ne savent pas ce que moi je sais. « Je dois vous annoncer que c’est Lex qui m’a indiqué les dossiers pertinents dans notre affaire.

Clark sourit narquoisement tout comme Gavin mais je m’inquiète plus de la bouche bée de Lois. ‘Respire !’ j’ai envie de lui hurler.

- Et tant que je suis lancée, autant vous l’annoncer tout de suite. Nous sommes un couple. Lex et moi. Depuis deux semaines. On sort ensemble. Il semble être attaché à moi. Peut-être est-il amoureux.

Je parle sans fin, avec moult gestes explicatifs destinés à les hypnotiser pour qu’ils ne fassent pas la moindre remarque.

Gavin passe de l’argent à Clark qui semble très content de lui pour le coup. Et Lois… Et bien, ma douce cousine semble au bord de la crise d’angoisse. Elle est même en larmes.

- Lois !
- Chloé… Chloé… Comment…
- Lois, je te promets, je vais le quitter. S’il te plait, ne pleure pas !

Oh mon dieu ! Si elle perd le bébé dans mon salon, je ne me le pardonnerai jamais ! Jamais !

- C’est tellement… beau ! » Annonce-t-elle à travers un torrent de larmes. « Tu ne finiras pas vieille fille ! C’est tellement émouvant !

Hein ?!

- Oh ma petite Chloé devient grande ! Maintenant je suis sure que tu vas être la tata la plus belle, la plus épanouie sexuellement et amoureusement de tous les temps ! Je suis si fière de toi !

Je crois que j’ai sous-estimé le pouvoir des hormones de grossesse. Ou alors, ce n’est pas Lois mais son double maléfique qui veut me pousser dans les bras de Lex.

- Tu ne m’en veux pas ?! » Je m’exclame en tombant dans mon fauteuil. « Et toi non plus, Gavin ?

Réponse négative de chacun des participants.

Oh mon dieu.

J’ai changé de dimension.

Et Lois pleure encore et encore alors qu’un énorme sourire barre son visage.

- Mais je t’interdis de te marier avant au moins deux ans ! Je refuse d’être énorme sur les photos !

Ah…

- D’accord.

Et voilà, j’ai, moi aussi, rejoins cette dimension bizarre ! Si mon père a la même réaction, je jure que je les fais tous enfermer dans un asile ! Illico ! Non mais ça ne tourne pas rond ici.

- Chloé, ne me dit pas d’accord. Exprime-toi avec un vocabulaire plus soutenu que diable !

Je fixe Lois d’un air terrorisé. Mais qu’est ce que… Du coin de l’œil, je vois Clark qui, d’un mouvement de lèvres silencieux me dit ‘les hormones’. J’ai vraiment sous-estimé ces hormones de grossesse. Je n’en reviens tout simplement pas. C’est… inimaginable. Je pense sérieusement que si je venais à lui faire un bisou, elle éclaterait en sanglots.

- Je te prie de m’excuser chère cousine. Je ne voulais point t’offenser. Et je jure que tu seras resplendissante quoi qu’il arrive et je jure également que je ne me marierai pas tant que tu ne seras pas au top de ta forme. Enfin, si je me marie un jour.
- Tu seras une honnête femme, Chloé.

Et non, ça, ce n’est pas une parole de Lois. Non, ça, c’est le mini mexicain au sourire narquois de Gavin. Honnête femme… Comme si je vivais dans le péché ! Je ne fais qu’entretenir une relation platonique (pour le moment) avec mon petit-ami présumé innocent (pour le moment) du meurtre de mon père (meurtre qui n’en est pas un, soit dit en passant).

D’accord, ça ressemble un peu à l’idée que des pieuses personnes se font du péché.

- Gavin, la ferme.
- A tes ordres, femme de petite vertu…
- Tu viens de me traiter de gourgandine ?! » Je m’exclame, franchement fière de sortir ce mot mais un poil outrée de ce qu’on insinue à mon encontre.
- Tu interprètes mes paroles. Mais tu m’aimes toujours, hein ?
- T’es trop irrésistible, mon pote. » Le rassure Clark alors que je lève les yeux au ciel. Irrécupérables gamins !
- Et sinon, Gavin. » Je suis une fourbe et j’assumerai jusqu’au bout. « Un commentaire sur la situation de ma cousine et de ton pote ?

Sourire niais en guise de conclusion, je le fixe. Alors, rien à dire, Gavin chéri ?

- Oh, mais Clark fera ce qu’un gentleman ferait lorsqu’il jugera le moment opportun.

Je sens un fameux parti pris contre moi. Mais voir Lois abasourdie à l’idée qu’on la demande en mariage et Clark rougir… Ca n’a vraiment pas de prix.

Ma porte d’entrée s’ouvre avant que je n’ai pu dire un mot. Alice entre, nous salue comme si de rien n’était et s’installe.

- Salut Chloé, Gavin, tu es ridicule, Clark… Tu es sure que tu es bien résident américain ? Tu pourrais passer pour un mexicain avec une facilité déconcertante. Et Lois, j’adore cette blouse, je tomberais bien enceinte juste pour avoir le plaisir de porter cette merveille !
- Oublie. » Lui annonce Lois de but en blanc alors que j’approuve en hochant vigoureusement la tête. « Et puis, trouve-toi un garçon sérieux. Aie une vraie relation durable avec lui et seulement, vous parlerez bébé. Ah, et il te faudra mon approbation pour le mec, la date de vos fiançailles et la date d’arrivée d’un bébé potentiel.
- Toi, t’es une mère poule. » Annonce Alice telle une grande tragédienne grecque. « Adieu bébé potentiel ! Adieu rêves de blouse supra sexy !
- Adieu, veau, vache, cochon, couvée ! » Je termine avec humour.
- Citation de ? » Demande Gavin.

Sale petit morveux que j’aime.

- De moi !
- Faux. Fables de Jean de la Fontaine, et plus particulièrement, c’est tiré de ‘La Laitière et le Pot au lait’.

D’un soupir, je clos la conversation. Mais je me fais une petite note mentale d’aller lire ce Fontaine là. C’est pas un peu crétin d’écrire sur une laitière et un pot au lait ? Il n’a quand même pas fait fortune avec ça, j’espère ?!

- Et Alice, tu me dois cinq dollars ! Chloé entretient une relation avec Lex Luthor ! » S’exclame Gavin.

Alice soupire – c’est une manie que tout le monde fasse ça dans mon appartement ? – et tend deux billets de cinq dollars. Gavin en prend un et Clark en prend un également.

- Vous aviez parié sur moi ?!
- Sans le moindre remord. Par contre, ton père va moins apprécier. Il avait tout misé sur ta fidélité filiale. Il va perdre gros. Et Gavin va être multimilliardaire avant sa majorité s’il continue à faire des paris en tout genre avec tout le monde.

Pour vous résumer le reste de ma soirée délirante, Alice n’a manifesté aucune émotion sur ma récente mise en couple – affaire à suivre de près, je pense la débusquer chez Clark, de préférence dans la salle de bain, pour mettre les choses au clair loin des oreilles indiscrètes. Gavin a finalement avoué qu’il avait récolté au cours des six derniers mois le pactole de cinq cent dollars à force de paris en tout genre. Lois a encore pleuré. Et nous avons découvert qu’il suffisait de la coller devant la télé avec une émission documentaire sur l’Egypte antique pour qu’elle se calme. Oui, moi aussi je me pose des questions sur la santé mentale des femmes enceintes.

Et j’ai du donner la pointure de Lex, la couleur de ses chaussettes ainsi que sa couleur préférée. Je ne sais pas pourquoi, mais je commence à redouter Noel. Si Lois se met au tricot et qu’elle s’en sort – la bonne blague, on parle de ma cousine ! – je porterai un bikini qu’elle aura fait. Fière de ma blague, je le lui ai dit. Je me retrouve donc en train de prier tous les dieux d’être clément avec moi. Il ne faut pas que ce jour arrive ! Parce que oui, j’avoue, j’ai signé un contrat certifiant cela.

Oui je suis faible. Et fatiguée. Et mon appart est truffé de gens qui ne me laissent aucun répit ! Comprenez-moi. Je n’ai pas eu le choix. Je jure devant Bouddha et ses lotus que je ne ferai plus jamais de blague. Ni de pacte. Ni de pari ou autre chose de ce genre.

Ca me retombe TOUJOURS sur le coin du nez !

Ah oui, et le dieu des karmas ? C’est qui encore ? Parce que j’ai sérieusement besoin de le coincer et de le supplier de faire quelque chose pour moi.

- Chloé, oncle Gabe a encore téléphoné. Il sera là demain quand tu rentreras du boulot.

J’ai intérêt à trouver vite fait ce dieu. Parce que mon espérance de vie se réduit drastiquement là.

Il existe un annuaire des dieux ?

- Et n’essaie pas d’y échapper. Il est grand temps que vous parliez. C’est ton père. Il a le droit de savoir ce qui se passe. Mais évite de commencer par le sujet de Luthor. Ta relation risque de lui donner une fameuse crise cardiaque. Ou pire.

J’ai envie de lui demander ce qui a de pire qu’une crise cardiaque mais je me retiens. Je pense qu’elle insinue qu’il va juste me pendre haut et court.

- Gavin, dis moi, tu t’y connais en divinités ?


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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 26 Aoû 2012 - 16:22

Youplaboum (je sais, suis à la bourre mais je fais trop de fics Laughing )

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Chapitre 20: Je te crois
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Gabriel Sullivan. Mon père. Mon futur assassin.

Droit comme la justice, il m’attend devant sa nouvelle maison à Métropolis. La devanture a ce style unique, mélange de modernité et de vieille bicoque européenne. Une maison typique du vieux centre de Métropolis. Je n’admire pas pour autant cette charmante demeure. Trop angoissée et tendue par la prestance made in Sullivan, je rate une marche du perron et me rattrape de justesse. Mon karma est atroce – aucun doute là-dessus, j’aime simplement me le répéter histoire que je n’oublie pas que si ça doit aller mal, ça ira mal, quoique je fasse - mais pas au point de me laisser de vilaines cicatrices ou d’horribles blessures. Par contre, me laisser à genoux devant papa, ça, c’était autre chose.

- Bonjour, Chloé.

Je me glace littéralement. Je suis sidérée par le ton froid. Papa n’employait ce ton que lorsqu’il voulait me réprimander lorsque j’étais gamine. J’avale difficilement ma salive avant de baragouiner un faible ‘Bonjour’. La journée commençait bien.

- Asseyons-nous un instant.

Il ne m’invitait pas à rentrer. Ca, je peux vous le promettre. Au contraire, il m’indique d’un signe de main que je peux – ou dois ?- m’installer sur le petit perron où deux chaises avaient été installées. Silencieuse, j’obtempère. Ce n’est pas le moment de me faire encore plus remarquer. Mon arrivée ‘triomphale’ est suffisante comme cela.

Est-il déjà au courant ? Cette question m’obsède. La manière de parler est sèche. Il m’en veut. Bon, j’avoue, j’ai quelques petites, toutes petites choses à me reprocher.

- Tu comptais me répondre un jour ou bien, nous serions nous croisé au baptême de ton filleul ? Si tu ne l’avais pas évité, lui aussi, bien évidemment.

Il n’est pas au courant. S’il l’était, le fait de ne pas répondre à un coup de téléphone serait bien loin de ses préoccupations. Bien. Je vivrai donc cinq minutes de plus. Cool. Pour un peu, je ferais bien une danse de la joie, là, tout de suite !

- J’ai été très… occupée. » J’ai l’impression que mon nez s’allonge comme celui de Pinocchio. « Ces derniers temps, je veux dire. Je comptais te rappeler. Bien évidemment.

Ce n’était pas vraiment un mensonge. Une demi-vérité, tout au plus. Pitié, petit nez, ne grandit pas. Tu n’es pas en bois ! Mon dieu, je délire. C’est donc ça, ce que l’on ressent avant de mourir pour de bon ?

- Tu ne sais pas mentir, Sullivan.

Oui, merci, je le sais déjà ça.

- Je sais.
- Alors ? Explique.
- Je ne t’ai pas répondu… Parce qu’on enquête sur Lex et Andréas. J’essaie de faire coffrer cette petite intrigante. Elle a voulu te tuer, ça ne se passera pas comme ça.
- Tu l’appelles Lex ? Chloé… Ce type a monté un coup pour me tuer et toi, tu l’appelles Lex ?!

Il n’a pas l’air fâché. C’est pire. Il est blessé. Mais je ne peux pas lui mentir. Je le coupe. Quitte à mourir, au temps que ce soit rapide.

- Il a été piégé. Et je pense qu’il y a une infime probabilité pour qu’il soit innocent et que je sorte avec lui.
- Pardon ?
- Ecoute, je travaille avec lui et… il m’aide à coincer Andréas pour prouver sa bonne foi. Je sais que c’est dur à avaler mais… J’ai vraiment envie de croire qu’il n’y est pour rien. Qu’il a été piégé. Ou que sais-je encore. Et oui, j’avoue, je sors avec.
- Et tu as pensé à moi ?
- Et quand tu t’es caché pendant des années me laissant mourir de chagrin ou presque dans les bras de Lois, tu as pensé à moi ? » Je rétorque, revancharde.

Hors de question qu’il me mette tout ça sur le dos !

- Chloé… C’était différent ! Je te protégeais !
- Moi aussi ! Et Lex m’aide !
- Il te manipule !
- Et il me pelote aussi !

J’ai la vague impression d’être vraiment très puérile sur le coup. Mais il le mérite. Si. Je vous assure. Et de toute façon, c’est foutu. Mon père et son présupposé assassin – tant qu’on ne prouve pas son innocence – ne peuvent pas être amis. Pas pour le moment en tout cas.

- Tu me détestes ? » Je lui demande en regardant fixement la maison en face de nous.

Pas question qu’il me dise oui les yeux dans les yeux. Je ne pourrais pas le supporter.

- Non.
- Tu dis ça comme si tu ne le pensais pas.
- Pour le moment je ne le pense pas. » Il marque un temps d’arrêt, juste le temps que mon cœur brisé se remette à battre un peu. « Mais ça viendra. Un jour.
- Donc… » Je tente un peu gauchement. Qu’il me dise clairement ce qu’il en pense, au moins !
- Donc quoi, Chloé ? Tu comptes vivre avec lui ?
- Je ne sais pas. Non, pas maintenant. Pas tout de suite…
- Chloé…
- Désolée !
- Tu peux l’être. Et évite de mentionner son nom.
- Ok.
- Et ne l’invite pas ici, ne me parle pas de lui, ne mentionne pas non plus l’autre garce d’Andréas. Et si tu pouvais également éviter d’ébruiter ta relation lors du procès en appel.
- Tout ce que tu voudras. » Je réponds du tac au tac.
- Evite de tomber enceinte. De te marier. De passer dans ce quartier avec ton Jules.
- D’accord. Promis. Pitié.
- Ne l’emmène pas aux fêtes familiales.
- Ok. Même le baptême ?
- Surtout le baptême. Ca pourrait le tenter et il te ferait un bébé dans la foulée.

Chloé, note mémo, ne pose surtout pas de questions concernant une possible révision de ces règles si Lex vient à être innocenté. Résiste Chloé, souris, bêtement de préférence.

- J’attends de toi une visite par semaine. Le repas du dimanche, c’est sacré.

Oh non pitié.

- Et tu diras à Lois et Clark de venir. Ainsi que leurs deux petits protégés. Ils sont charmants.

Mais il est diabolique en plus ! Ca va être un calvaire pour tout le monde et paf sur qui ça va retomber ? Sur moi ! Lois ne va jamais me pardonner des repas de ce genre ! Heureusement que ses parents et Lucy ne sont pas invités sinon ça serait atroce !

- Et Lucy devrait venir dans quelques temps. Elle est de passage dans la région.

Les femmes et les enfants d’abord ! Au secours ! Même Clark qui a une résistance fabuleuse face aux problèmes ne pourra pas survivre à ça ! Gavin et Alice… Gavin va nous psychanalyser tous ensemble et Alice sera bien trop plongée dans ses cours.

Joie et paix sur le monde !

- Tu veux un café ?

Je refuse poliment. Non merci. Là, vois-tu cher papa, je suis dépitée, fatiguée et je me demande ce que je dois faire. Lex me manque et je suis fâchée. Et mes dimanches sont foutus. Je m’abstiens donc de tout commentaire. Je ne veux pas le blesser et je ne veux pas commettre un crime.

- Non merci, je dois y aller, Lois et moi, nous devons analyser quelques documents.

Au moins, ce n’est qu’un pieux mensonge. Lois ne doit me rejoindre que dans deux bonnes heures et je veux juste voir Lex.

Je file sans demander mon reste. Le temps est correct. Je décide de rentrer à pieds. Mais je culpabilise. Ce qui est un comble ! Lui n’a pas l’air de culpabiliser ! Me détruire le cœur ne lui a posé aucun problème !

J’avance d’un pas rageur.

Et ça prétend m’aimer ! Quelle connerie !

Je rentre chez Lex avec brusquerie. L’ascenseur est en maintenance, je suis obligée de me farcir les escaliers. Et je ne sais pas pourquoi mais je sens que Lois va m’inciter à monter chez elle.

- Ca s’est si mal passé que ça ? » Me demande Lex lorsque je file directement m’affaler dans son canapé.

Pour toute réponse, je me roule en boule et pose un oreiller sur ma tête.

- Il t’a déshéritée ?
- Pire ! Je suis condamnée ! » Je marmonne dans l’oreiller. « Je ne peux rien faire et mon dimanche sera désormais consacré à la famille.

Soudain, je me redresse.

- Lex, sois honnête avec moi. » J’inspire et je me lance, mes yeux rivés aux siens. « Tu n’as vraiment rien à voir là dedans ?
- Chloé…
- Oui ou non. Je veux une réponse.
- Non, je n’ai rien à voir dans la tentative d’assassinat.
- Je te crois.

Et je réalise que c’est vrai. Lionel Luthor était un vrai menteur et cela se voyait. Il n’avait pas une once de sincérité en lui. Mais Lex, lui, il l’a. Et rien que pour cela, il mérite une deuxième chance.

- Vraiment ?

Il me regarde. Il est vraiment étonné.

- Oui, je te crois. C’est arrivé un peu par hasard mais je te crois. Et comme je te crois, que tu es innocent dans l’organisation de cet assassinat et bien… Tu vas devoir prouver ta bravoure. Tu vas venir avec moi. Au repas dominical de mon père.
- Il m’a invité ?!
- Non.
- Chloé…
- Si, tu viens. Il va devoir comprendre que j’ai fait des efforts pour lui, maintenant, c’est à son tour de le faire.

Je suis clairement consciente que je vais mettre en rogne mon père – pour ne pas dire autre chose. Cependant, je suis majeure, vaccinée, avec un karma pourri et une famille frappadingue. Dès lors… Amener mon petit ami à un repas dominical, c’est logique.

Plus encore, quitte à avoir un karma pourri, au temps que cela soit de mon fait et non d’un dieu un peu grincheux et mal luné.

- Chloé, c’est ton père.
- Je sais. Ma mère m’a abandonné et mon père a suivi. Il avait ses raisons. Mais j’ai été orpheline. Pas juste pour rire. J’ai été orpheline, avec un héritage, des problèmes et des larmes. On ne peut pas me dire que je suis un monstre si je suis amoureuse de quelqu’un. Plus encore, si cette personne n’est pas un meurtrier. Par contre, maintenant, c’est silence. Tu me prends dans tes bras et je dors une heure et demie. J’envoie en vitesse un message à Lois pour qu’elle vienne me récupérer ici et on ira prouver ton innocence.
- Tu es ma superwoman.
- Oui, je crois bien. Tu en as de la chance.

Mon message envoyé, il ne se couche pas. Je suis sur le point de me redresser qu’il m’attrape par la taille et sous les genoux.

- En avant, princesse.

Il me dépose sur son lit et se couche à côté de moi. Pour unique couverte, il passe son bras sur moi et me cale contre lui.

- Merci de croire en moi.
- De rien.
- Non, justement, c’est beaucoup. C’est vraiment important pour moi.

Je souris doucement, je suis sûre que je ne me trompe pas.

Comme promis, lois vient me chercher. Et Lex la laisse monter. J’appréhende. Donner ma confiance à Lex, c’était bien, c’était la chose à faire. Mais de là à ce que Lois me suive sur ce coup… C’est une autre affaire.

Ils sont face à face et je suis bouche bée. Embrassade, échange de politesses sur le temps et sur Lois qui semble resplendissante – Lex sait y faire avec une femme enceinte, c’est un point de plus pour lui ! – et des sourires discrets. Rien à dire, ces deux là sont vraiment impressionnants.

Je me laisse entrainer dehors et ma cousine semble vraiment contente.

- Tu l’as transformé. J’ai peine à croire que c’est Lex Luthor et pas un clone.
- Tu es sincère ?
- Chloé, le jour où je ne serai pas sincère avec toi, les aliens seront sur terre, Clark volera dans les airs et Gavin aura un prix Nobel.

Je me retiens de rire. Lois et son imagination… Elle devrait écrire des livres, pas être journaliste !

- Et tu nous as trouvé quoi ici ? » Je m’enquière.
- Tu ne vas pas aimer. Mais au moins, tu as déjà survécu à tonton Gabe. C’est un début. Et là, on va aller chez moi avec Aline.
- Aline ?!
- Oui. Elle n’est pas au courant de ta relation avec Lex. Et sinon, il y aura aussi… Daniel. Je l’ai convoqué.
- Pourquoi ?
- Il doit s’expliquer pour l’affaire Alice/Gavin. Hors de question qu’il s’en tire si facilement. Je suis même prête à appeler le service d’hygiène pour son restaurant et à placer moi-même des cafards et des rats !
- Je t’aide s’il le faut ! Et les deux ados sont toujours dans le fond de leur appart ?
- Yep. C’est à mourir de rire. Perry a failli tomber dans les pommes en voyant Clark mal habillé, pas rasé et avec une écharpe multicolore appartenant à Gavin. Crois-moi, ça va rester dans les annales !

Je pouffe.

- Bon, allez, les escaliers de la mort et une soirée Aline et Daniel. Tu me gâtes Lois, vraiment, tu n’avais pas besoin de faire tant pour moi.
- Allez, vieille branche, courage. Je sais à quel point tu aimes le sport.

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 26 Aoû 2012 - 18:13

vivement la suite
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Chlo
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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Dim 4 Nov 2012 - 23:27

J'ai honte! Mais j'ai honte! tant de temps pour la suite!

J'ai honte!

Mais la suite est là!

*donne son offrande*

Bonne lecture!



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Chapitre 21: Le bonheur des dimanches en famille
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L’appartement de Lois est une ode à la vie de célibataire endurcie. J’ai toujours été stupéfaite de constater que ses amis n’ont jamais réussi à apposer leur marque dans cet environnement féminin. Ni brosse à dents ni rasoir. Pas même un pull oublié.

Ma cousine était une déesse du célibat. Même quand elle était en couple. Mais depuis qu’elle avait appris qu’elle était enceinte, Lois voulait profiter un maximum de ses derniers mois de tranquillité dans un environnement qui lui correspondait. Ce qui faisait que son appartement était désormais plus girly qu’un magasin de jouet pour gamines. Et Clark se réjouissant d’être un ado attardé encore quelques temps avec Gavin, était parfaitement d’accord avec ça. Chacun sa vie la journée, bonheur à deux le soir et coups de téléphones super fréquents pour se retrouver ci et là. Ils étaient faits l’un pour l’autre et c’était stupéfiant à voir. Cela aurait d’ailleurs pu être rageant si je n’avais pas Lex.

Alors que Lois envahit son espace, je me permets de regarder ce qui traine à terre. Des livres, des dvd romantiques et inavouables, un soutien-gorge très sexy, un paquet de cookies entamé… C’est le paradis !

D’un geste, je balance mon sac, ma veste et mon pull, quitte à être ici, autant être à l’aise ! Vivre chez Lois à la ‘mort’ de mon père avait été une plongée dans l’inconnu. Tout ce que je n’avais jamais vu chez moi depuis que ma mère avait mis les voiles s’étalait alors sous mes yeux. Bon, cela ressemblait fort à ma chambre d’adolescente mais il y avait tout de même un charme unique dans cet appartement. Et j’avais appris à être… femme. Enfin, si je pouvais dire cela la vingtaine à peine entamée. Lois était plus qu’une cousine. C’était aussi simple que ça, elle était ma marraine la fée à elle toute seule.

Si on exceptait qu’elle était vraiment moins féérique et un poil plus perverse que la version Disney mais je m’égare.

Tout en soupirant de bonheur lorsque mes jambes épuisées par la longue et interminable montée de marches entrèrent en contact avec la douceur du canapé, je regardais Lois. Elle semblait à l’aise. Son ventre devenait légèrement rond. Tout en douceur.

C’était un peu affolant de voir qu’elle allait avoir sa vie à elle. A elle et Clark en fait. Et le bébé. Mini Lois – je suis sûre que ce sera une fille ! – a une chance de malade en tout cas. Et moi dans tout ça, je n’aurais que les dimanches en famille… Mince ! Bon, annonçons-lui la bonne nouvelle avec délicatesse.

- Lois, tu vas me détester.

Simple efficace et assez délicat pour une femme enceinte. Enfin, je crois. Lois hausse un sourcil en ricanant.

- Mais non. Tu sais bien que non. Je t’aime trop pour ça.
- Pas assez pour ce que je dois te dire. » J’affirme piteusement.
- Chloé, si tu as fini la boite de cookies, je t’assure, ce n’est pas grave, je m’en doutais. Tu ne peux pas résister à un cookie. C’est génétique.
- Mais non ! Elle est intacte ta boite ! » Je m’exclame vexée, je n’en ai mangé que deux et je suis pratiquement sûre qu’il en reste. Pratiquement. « Je te parle de papa !
- Comment ça ?

Là, elle commence à se douter que cela ne va pas lui plaire. Elle se redresse légèrement, prête à fuir avec bébé.

- Il impose un repas dominical.
- Bon courage ma poule, tu vas souffrir.

Elle semble vraiment désolée pour moi. Mais elle ignore encore qu’elle est impliquée jusqu’au cou.

- Toi aussi…
- Ne me dis pas que… » Elle réalise lentement ce que cela implique. « Chloé, non ! C’est hors de question !
- Il impose.
- Non.
- Et je compte riposter dès dimanche. Je ne vais pas me laisser faire ! » Je grogne.
- Tu comptes faire quoi ? Critiquer sa cuisine ? » Demande-t-elle soudain. Les mauvais coups aux repas de famille, c’est sa spécialité.
- Je compte amener Lex contre son accord.
- Oulah. T’es vraiment sûre de toi sur ce coup ?
- Ouais.
- T’es pas bien.
- Si, j’assume parfaitement.

Mensonge ! Mensonge ! Je suis une horrible menteuse !

- Il faut que je voie ça. Et pourquoi ne m’a-t-il pas invitée en personne ?
- Parce que je dois le faire. Et il n’y aura pas que toi. Il y aura aussi Clark, Gavin et Alice.
- Ca va être un cauchemar. Il va nous assassiner, c’est la seule explication logique… Une dinde empoisonnée peut-être ? Ou un dessert à l’arsenic… Hummm sa vengeance va être terrible.
- Ouais.
- J’ai hâte d’y être !
- Mais Lois ! Ca va être atroce ! Imagine les dégâts que cela va avoir sur le bébé ! Les hurlements de papa vont le blesser !
- Ca me préparera à l’accouchement. Et mini moi sera aussi préparé. Il parait que c’est pire que toutes les souffrances du monde. Je m’entrainerai grâce à ce… repas familial. Et dis-toi que je ça ne pourra pas être pire que lorque mon père va découvrir que je suis enceinte, pas mariée et ne vivant même pas en concubinage avec Clark. Ca, ça va être la fin du monde.
- Ah, étrange raisonnement mais ok. Par contre…
- Quoi ?
- Tu vas pas aimer.
- Dis.
- Tu ne vas vraiment, vraiment pas aimer.
- Chloé Sullivan…
- Lucy sera là.
- Adieu monde cruel !
- Ouais.
- Tu vas me devoir une énorme faveur. Du genre accoucher à ma place.
- Je serai ta mère porteuse.
- Bien, brave Chloé. Je n’en attendais pas moins.

Bon, j’avoue, je ne peux pas porter le bébé de Lois à sa place – nous nous sommes renseignées par téléphone, le médecin nous a ri au nez, logique – mais au moins, être son esclave personnel est supportable. Donc, entre deux massages de pieds douloureux, Lois accepte que je continue ma relation étrange avec Lex.

- Chloé, chou, dis moi donc, toi et le crâne d’œuf…
- Ne va pas plus loin ! Je te vois venir avec tes…
- Mes quoi ?

Règle numéro une du manuel ‘ma cousine est enceinte’, ne pas insinuer ou prononcer ou penser à des choses telles que ‘grande, grosse, imposante, énorme’ et ses dérivés. De ce fait, non, je ne finirai pas ma phrase par tes grands sabots. Désamorcer la bombe et en douceur.

- Tes adorables petites insinuations douteuses.
- Je ne vois même pas de quoi tu parles, je te demandais juste de me raconter ta vie sexuelle extrêmement satisfaisante. Parce que, vois-tu, la mienne de vie sexuelle est plate et sans le moindre intérêt vu que j’ai un ado qui squatte l’appart de mon chéri et qu’Alice vit pratiquement chez moi depuis que tu n’es plus aussi disponible pour la faire réviser.
- Lois, dimanche, je garde les marmots et tu… feras ce que tu veux faire avec Clark. Et non, je ne voudrai pas savoir de quoi il s’agit !

Bon, j’avoue, elle doit avoir oublié qu’il y avait des chances monstrueuses pour que mon père me tue et me serve à la place de la dinde qu’il avait prévu.

- Vendu !

Et puis, ma vie sexuelle – qui est satisfaisante au-delà de toutes mes espérances les plus folles – ne la regarde en rien. Et lorsque Clark aura… Enfin, disons simplement qu’ils auront passé un peu de temps sous la couette, elle ne pensera plus du tout à ce sujet. Lex et moi pourront continuer nos ébats jusque dimanche. Et arrivera ce qu’il doit arriver. Simplement.
- Et en parlant de vie sexuelle…
- Lois ! » Je grogne. Cette fille est une obsédée et ses hormones n’aident en RIEN à calmer cette tendance chez elle.
- Matelas !
- Quoi matelas ?
- Le gang des matelas. On a une piste.
- Je croyais que cette partie de l’affaire avait été complètement effacée du dossier faute de preuves ?
- Yep, c’est le cas. Mais Clark les a retrouvé grâce à Gavin et son sens aigu des trucs foireux dans de la comptabilité. J’adore ce gosse.

Je n’ai pas le temps de répliquer quoi que ce soit. Non. Aline rentre dans l’appartement avec une décontraction qui frise le crime. Non mais elle prend de plus en plus ses aises.

- Chloé, pas la peine de râler contre elle, elle est avec nous. » Me prévient Lois d’un regard à vous glacer le sang.
- Moui… » Je marmonne alors.

Ce n’est absolument pas mon genre de râler. Je ne vois même pas… Oh la saloupiote d’Aline ! Oser me voler MON fauteuil fétiche chez Lois !

- Chloé…
- J’ai rien dit !
- Continue comme ça. Aline, quelles sont les nouvelles ?
- Vous n’allez pas aimer.
- Ca ne m’étonne même pas, allez, déballe ton sac, Carpette !

Elle lève les yeux au ciel devant ma mauvaise humeur mais obtempère quand même. Et effectivement, un truc louche se prépare.

- Je n’ai pas pu avoir accès aux documents, elle les a mis dans son coffre personnel. Mais je sais qu’ils ressemblaient à des titres d’achats et de ventes. J’ai bien vu qu’elle avait peur que je lise ces papiers. Elle était sur ses gardes et m’a congédiée. L’homme avec elle était plutôt grand, très baraqué et avec un accent… C’était très étrange, j’aurai dit russe ou slave.
- Tu en es certaine ?
- Non. Pas pour l’accent, pour le reste oui. Elle cherche à écouler ses possessions ou du moins les transférer dans d’autres mains.
- Elle aurait besoin d’argent ?
- Non. Ca, j’en suis sûre, ses affaires sont florissantes. Et pas qu’un peu. Elle dissimule des choses.

Lois plisse les yeux, signe de concentration.

- On va devoir agir. Il nous faut un de ces documents. Pas l’original. Si on lui vole, nous n’aurons plus de légitimité au niveau judiciaire. Une simple copie nous permettrait de savoir ce qu’elle veut faire et surtout, savoir à qui elle compte transférer ses possessions.
- Démerdez-vous, je ne peux rien faire. » Affirme la Carpette volante.

Question lâcheté, elle se pose là !

- Toi non… Mais mémé Chapeau et ses cousines pourraient faire impression…

Lois avait préparé son coup. Ah qu’il est bon de voir qu’il y a des choses qui ne changent pas. Les oiseaux volent, Andréas complote et Lois tente de manipuler tout le monde. Merveilleuse planète.

- Hors de question. Elle me connaît trop. Elle va flairer l’embrouille. » La demoiselle agite les mains en signe de dénégation. « Hors. De. Question.
- Sauf si Chloé y va aussi et détourne son attention.
- Avec elle ?! » Je m’insurge. Non non non ! « Je ne ferai pas équipe avec… elle ! » Je m’exclame comme si cela expliquait tout.
- Hors de question.
- Bon, les filles. Vous ne vous appréciez pas. On a compris. Maintenant que c’est fait, il va falloir apprendre à aller au-delà de la première impression.

Regard noir, dos bien droit, Lois nous toise. Seigneur, elle devient une personne… raisonnable ! Mon pauvre, pauvre petit neveu – ou nièce, si tu savais ! Aline perd un peu de sa superbe. Je me tasse aussi. Mon instinct de survie refait surface.

- D’accord. » Je marmonne alors qu’Aline de son côté hoche la tête. « Je peux voir avec Luthor pour me rendre dans vos bureaux.
- Et je me démerde comment, moi ?
- Fais-toi porter pâle. Et tu entres là et tu…
- C’est sûr qu’une vieille va passer comme une lettre à la poste. Comment je justifie ça ? Hein ?
- Femme de ménage ! » Je m’écrie alors.

Je n’en reviens pas d’y avoir pensé plus tôt ! C’était tellement évident ! Lois me regarde comme si j’étais un extraterrestre et Aline aussi, si j’en crois sa bouche grande ouverte. Mais bon, je ne sais pas si elle est vexée ou ébahie. Elle me fixe étrangement en tout cas, ça c’est sûr.

- On pourrait agir à la fermeture des bureaux. Enfin juste avant. Et tu peux débarquer avant qu’elle ne parte histoire de la chasser plus vite. Mais je vais quand même devoir prendre la place d’une autre personne. Le personnel est recruté via une agence générale et je sais qu’ils sont très méticuleux.
- Clark se chargera de la personne… disons ‘originale’. Tu devras la copier mais je pense que tu pourras t’en sortir. » Affirme Lois dans un sourire.
- Oui. C’est une bonne idée. Si on ne se fait pas prendre.

Avant que vous n’hurliez au scandale, n’oubliez pas que Lois est dangereuse, qu’elle a un regard noir et… Oui, bon, j’avoue, j’ai essayé de faire un effort et ce qui devait arriver arriva…

- Je suis sûre que tu vas t’en sortir comme un chef, Aline !

Oui. J’ai dit ça. Carrément. Je m’étonne moi-même. Mais pas autant que les deux filles qui me fixent d’un air paniqué.

- Elle a vraiment dit ça ? » S’enquièrent les filles. Semblant se mettre d’accord qu’elles ont toutes deux eu la même hallucination auditive, elles recommencent à me fixer. « Tu vas bien, Chloé ?
Cette charmante conversation s’arrêta bien vite. Daniel vint récupérer son amie, Lois me mit à la porte en me conseillant de ne plus prendre des médicaments étranges et je finis par rentrer chez moi.

Pour ceux que ça intéresserait, mon samedi se passa merveilleusement bien. J’avais décidé que quitte à ce qu’il soit le dernier dans ma courte existence, autant ne pas faire les choses à moitié. Je crois même que je n’ai pas quitté de l’après midi le lit de mon petit ami. Je ne le crois pas, en fait, j’en suis certaine. Et il n’a pas eu l’air de s’en plaindre – trop conscient qu’il risquait lui aussi sa vie. Ou appréciant la vue, allez savoir !

Enfin… Ca, c’était hier.

Et là, à l’autre bout de la table, j’entends un début de conversation civilisé entre Lois et sa sœur. Bon, j’avoue qu’il est question de noms d’oiseaux et de reproches en cascade mais bon, on ne peut pas tout avoir. Papa fixe Lex avec son pire regard tandis que Gavin griffonne sur sa serviette de table. Je suis prête à parier qu’il tente de les psychanalyser.

La crise est proche, je le sens. Ca flotte dans l’air. Il y a de très mauvaises ondes ici.

Etonnamment, mon père a laissé Lex entrer. Bon, il était tellement sonné qu’il n’a pas dit un mot et j’ai du le pousser un peu beaucoup pour passer. Mais oui, il ne l’a pas encore mis à la porte, je pense que c’est un bon point. Dix minutes et pas encore de meurtres, c’est beau !

Mais maintenant que nous sommes tous à table, attendant le repas, j’ai l’impression que mon père va faire un scandale. A moins que ce soit Lucy et Lois qui vont se jeter la nourriture à la figure – cette théorie est la plus probable si on se réfère aux Noëls des… disons, aussi loin que je puisse m’en souvenir. Gavin continue à écrire frénétiquement. Je me demande sérieusement ce qu’il mijote. Clark semble hésiter entre calmer sa douce et tendre et arracher le livre de droit pénal des mains d’Alice qui se préoccupe assez peu de ce qui se passe autour d’elle.

Lex me fait du pied sous la table et je n’ose pas bouger d’un cil. Oh mon dieu ! Et il sourit ce crétin ! Il sourit ! Il est fou ! Suicidaire ! Non mais vraiment ! Luthor ! Un peu de dignité avant de mourir ! Sois fort ! Courageux ! Pas... pas si haut le pied !

Papa se lève brusquement et je sursaute horriblement. Culpabilité. Faites qu’il n’ait rien compris à ce qui se trame sous sa nappe !

- Tu vois que tu n’es pas à l’aise avec lui ici. Mais assume ma fille. Assume ta trahison… Judas !

Il ne me laisse pas le temps de répliquer avant de filer en cuisine. Il va chercher les entrées.

Je mange tout sans prêter attention et Lois me demande depuis quand je mange avec tant d’entrain les endives. Je balaie sa question d’un geste de fourchette et Lucy en profite pour donner son avis sur la grossesse hors mariage de sa sœur.

- C’est vrai qu’on se serait attendu à un tel comportement venant de toi, Lucy, Lois a réussi à te griller pour le coup.

Des cris outrés me parviennent et j’avale encore une cuillère de ce mélange étrange d’endives. Je suis tellement stressée que je sens à peine le goût.

Idem pour le plat. Le pied de Lex monte, monte, monte et je mange, mange, mange pour oublier.

Seigneur, qu’ais-je fait de mal ?

Question rhétorique. La liste serait trop longue à énumérer.

Je me propose pour aller chercher le plateau de fromages. Voilà maintenant une heure que le conflit se prépare et rien ! Rien du tout ! Lex et mon cher papa n’ont pas échangé un mot. Pas un. Pas de menaces. Rien. C’est de la torture ! Gavin se marre dès que je sursaute et Clark essaie de me rassurer avec des regards absolument pas rassurants.

- Tu te rends compte que c’est un possible récidiviste ? » Me demande insidieusement papa alors que je tends un couteau à fromage à Lex.
- Papa !
- Ma douce, je ne fais que t’informer. Mais si tu veux un bad boy pour réchauffer tes draps, tu aurais pu prendre un autre homme. Ou une femme ! Tu n’as jamais envisagé une relation avec une femme ? » Me demande perfidement mon père.
- Papa !
- Quoi, je suis ouvert à toutes les possibilités. Toi avec une femme, ça serait probablement le plus beau jour de ma vie. Loin de ce Luthor.
- Arrête ça tout de suite.
- C’est ce que je me tue à te dire.
- Lex, coupe le fromage. » J’ordonne brusquement et il s’exécute. Me défendre serait superflus, je suppose ?!
- Assassiner un pauvre camembert… Tu le pousse au crime, chérie. » Continue mon père.

Cette fois, c’est de trop. La goutte d’eau hors des limites de ma patience ! Et c’est le drame.

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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   Lun 5 Nov 2012 - 10:58


Haaaaan ! Génial ! Laughing
Vite vite ! Je veux savoir quel est le "drame" dont il est question ! (Bataille de camembert ? Laughing )



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MessageSujet: Re: Walk with me, I'm your boss   

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Walk with me, I'm your boss
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