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 Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)

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pretender
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MessageSujet: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 15 Sep 2010 - 1:22

Genre : dans mon délire "les cross improbables", voilà le dernier né : SV/Merlin, + fantastique, un peu de Chlex, parce que je suis incurable lol et amitié Arthur/Chloé/Merlin
Résumé : Quand Chloé doit couvrir un festival retraçant les aventures du célèbre roi Arthur à Glastonbury, elle ne s’attend pas à être transportée dans le passé et à devoir survivre dans cette époque dangereuse, dans cette ville dirigée par un roi cruel qui la destine au bûcher. Heureusement, des alliés la protégeront d’Uther Pendragon et essaieront de l’aider à retrouver le 21ème siècle…
Spoilers : jusqu’à la fin de la s2 pour Merlin. Pour SV, pas très sûre, je vais pas coller à la série, ce qu’il en restera, c’est que Chloé est journaliste, qu’elle a son pouvoir pour ressusciter les morts, que Lex est milliardaire et qu’ils sont amis… et plus si affinités Smile
Note de l’auteur : moi avoir envie faire mumuse avec une série qui prend de graaaandes libertés, avec une chloé décalée au milieu de l’époque médiévale, et avec la rencontre entre une journaliste, un futur roi et un sorcier de légende. Donc moi pondre ça ! moi pas m’attendre à beaucoup de lecteurs, mais moi pas pu m’en empêcher lol

Prologue


Dans ce silence parfait, cette obscurité partielle et cette atmosphère feutrée, la sonnerie stridente la fit sursauter et lui valut un regard noir de la part du bibliothécaire. Elle eut une grimace d’excuse avant de vérifier de qui venait l’appel. Sachant qu’elle se ferait réprimander, mais refusant de laisser passer cette occasion de lui parler alors que le décalage horaire et leurs emplois du temps chargés les empêchaient de se joindre depuis des jours, elle décrocha, répondit à voix basse :
_Hey. Comment tu vas ?
Il y eut un temps de silence alors qu’il devait se demander pourquoi elle chuchotait.
_Bien. Un problème ?
_Je suis à la bibliothèque.
_Oh. Désolé. Tu veux que je te rappelle plus tard ?
Elle jeta un coup d’œil au vieux monsieur à barbe blanche et petites lunettes rondes, gardien de cet antre de la connaissance et de l’Histoire. Se mordit la lèvre une seconde avant de se dissimuler derrière l’un des immenses meubles de bois sombre. Cela n’empêcherait pas l’homme de l’entendre, mais elle serait à l’abri de ses regards réprobateurs.
_Non, c’est bon. Alors, ces négociations ?
_Je commence à en voir le bout. Et toi, ces recherches ?
_Je n’en vois pas le bout, répondit-elle dans un soupir. Il me faudrait des années pour éplucher ces archives, et je ne connais pas assez les légendes. En fait, ce dont j’ai besoin, c’est toi, conclut-elle, consciente qu’il en savait bien plus qu’elle sur le sujet de l’article qu’elle préparait.
_Tu me manques aussi.
_Ce n’est pas ce que j’ai dit, fit-elle remarquer, un sourire dans la voix.
Elle entendit un très léger rire. Suivi par un raclement de gorge. Il lui fallut un instant pour comprendre que ce deuxième son ne venait pas du téléphone, mais de la pièce dans laquelle elle se trouvait. Elle se pencha en avant pour observer le vieil homme entre deux rayonnages, s’aperçut qu’il regardait dans sa direction. Avec un nouveau soupir, elle lâcha :
_Il faut que je te laisse. Mais je serai sur le terrain demain, j’aurai un peu plus de liberté. Je t’appelle vers midi.
_Midi chez toi ou chez moi ?
_Chez moi.
_A demain alors. Bonne chance avec tes bouquins.
_Merci.
Elle raccrocha, sortit de sa cachette peu efficace pour offrir un sourire au bibliothécaire, et s’installa de nouveau à la table de travail qu’il lui avait attribuée. L’énorme livre posé dessus l’avait attirée comme un aimant, et elle l’avait gardé pour la fin, comme une récompense suite aux dizaines de textes historiques qu’elle avait parcourus ces derniers jours. La texture des pages, la légère odeur de poussière prouvant qu’il n’avait pas été ouvert depuis des années, les élégantes enluminures, le coin légèrement abimé de la couverture… Elle préférait le terrain et les interviews aux recherches documentaires, mais elle devait avouer que cet endroit était étrangement… Fascinant.
Reprenant là où elle en était lorsque le coup de téléphone l’avait interrompue, elle relut la toute première ligne de ce chapitre, celui où l’histoire commençait réellement.
Þæt wæs god cyning.
Quel grand roi il était
, traduisit-elle automatiquement, murmurant les mots sans s’en apercevoir. Entre ses vagues connaissances d’allemand et ses quelques années d’études du latin, il ne lui avait pas fallu longtemps avant de maîtriser les bases du vieil anglais, et le bibliothécaire était toujours volontaire pour lui donner un coup de main. Il avait même pris toute une journée de son temps pour lui en expliquer la prononciation et les rudiments de la grammaire.
Elle sourit en passant délicatement deux doigts le long de la gravure en noir et blanc qui accompagnait ce passage. Malgré son manque de culture en la matière, elle n’était pas totalement perdue. Il n’était pas très difficile d’identifier les personnages. Ce sage vieillard, cet homme sur le point d’être couronné roi, cette femme noble au port altier… N’importe qui ayant vu quelques films sur le sujet aurait été capable de les reconnaître.
Un frisson la parcourut et elle resserra sa veste autour d’elle, surprise par ce léger courant d’air dans un lieu clos. Elle ignora l’incident, se concentrant sur l’image qui semblait l’appeler. Le décor avait été simplifié à l’extrême pour mettre l’accent sur les acteurs de la scène, et elle regrettait de ne pas avoir davantage d’éléments qui lui auraient permis de se replonger dans l’ambiance. Tournant les pages, elle tomba sur une représentation de cette même pièce, presque vide et bien plus détaillée. Les hautes colonnes de pierre, le trône richement décoré, les fenêtres ouvragées. Le château avait dû être magnifique.
_Je vais devoir fermer, Mademoiselle.
La voix la fit sursauter une fois de plus et elle jeta un coup d’œil à sa montre, stupéfaite de constater qu’elle venait de passer presque une heure plongée dans ces deux représentations. Frustrée et en colère contre elle-même, elle laissa échapper un juron.
_Mais je n’ai pas fini avec celui-ci !
_Je suis désolé.
Elle se leva dans un soupir en répliquant :
_Non, c’est moi qui suis désolée. Je n’avais pas à m’en prendre à vous. Vous m’avez énormément aidée ces derniers jours. J’aurais juste voulu terminer celui-là avant de voir l’endroit de mes propres yeux. Vous voulez bien me le mettre de côté ? Je reviendrai jeudi.
_Bien sûr.
_Merci.
Elle quitta la bibliothèque sur un dernier sourire, laissant derrière elle cette atmosphère si particulière et inspirant profondément l’air tiède de la nuit tombante lorsqu’elle se retrouva sur le trottoir dallé. Pour elle qui avait toujours vécu aux Etats-Unis, le dépaysement était total. Glastonbury était une ville chargée d’Histoire et de traditions, elle possédait un caractère bien à elle, vivait à son propre rythme, respirait les siècles passés et les personnages de légende. Elle s’était bien renseignée avant de venir depuis Londres où elle avait été recrutée pour six mois comme journaliste dans un hebdomadaire culturel, et elle devait avouer que cet endroit l’intriguait. C’était d’ailleurs la raison pour laquelle elle avait accepté cet article. Après tout, qui aurait refusé un voyage aux frais de la princesse ?
Le sujet en revanche la passionnait moins. Elle se souvenait encore de son désaccord avec la rédactrice en chef lorsqu’elle lui avait proposé de couvrir l’un des événements majeurs de l’été à Glastonbury.
_Mais tout a déjà été écrit sur le sujet ! Qu’est-ce que tu veux qu’une étrangère déniche de plus là-dessus ?
_Écoute, je ne te demande pas le scoop du siècle. Mais je pense que tu as tort. Le regard neuf d’une étrangère ne pourra pas faire de mal, au contraire. Fouille dans les archives du journal. Depuis cinquante ans, ce sont des journalistes londoniens qui racontent cette histoire, quand il ne s’agit pas de pigistes locaux. Ils disent tous la même chose, certains avec une plus belle plume que d’autres, je te l’accorde. Ce que je veux, c’est de la nouveauté.
_Comment veux-tu que je trouve de la nouveauté dans une histoire vieille de… quoi ? Quinze siècles ?
_Ca, c’est ton boulot, pas le mien. Trouve un angle original, interroge des gens qui n’interviennent pas là-dessus d’habitude, je n’en sais rien.
_Je croyais que c’était justement un pigiste de Glastonbury qui devait couvrir le festival ?
_C’est vrai. Il s’occupera des interviews des acteurs, des organisateurs, du papier d’ambiance et des photos. Toi, je t’y envoie pour le côté historique.
_Je suis nulle pour ça !
_Vois ça comme une occasion de t’améliorer.
_Tu ne vas pas lâcher prise, n’est-ce pas ?
_On a déjà découvert qui était la plus têtue de nous deux avec cette avant-première au théâtre le mois dernier. Tu veux vraiment qu’on se batte une nouvelle fois ?

Voilà comment elle se retrouvait à passer des journées entières à la bibliothèque et à organiser une visite le lendemain avec un historien réputé pour sa connaissance du sujet.

*

Perchée sur la colline, la jeune femme porta la main à son front pour protéger ses yeux du soleil éblouissant et profiter davantage du spectacle qui s’étendait à ses pieds. Des champs à perte de vue, une immense étendue verte rencontrant un ciel d’un bleu limpide, une rivière serpentant entre les parcelles cultivées. Elle ramena son regard plus près de sa position. La colline était entourée par une forêt circulaire qu’ils avaient dû parcourir à pied pour accéder à cet endroit. Elle lui paraissait minuscule vue d’ici, mais à traverser, cela avait été une autre affaire. Prévenue par l’historien, elle avait pris ses précautions, s’était vêtue comme pour une longue randonnée, avec chaussures de marche, short kaki plein de poches et débardeur vert. A bien y réfléchir, elle aurait mieux fait de choisir un pantalon couvrant ses jambes, songea-t-elle en détaillant l’une des écorchures que lui avaient values les ronces omniprésentes.
_Alors, qu’en pensez-vous ?
Elle sourit en se tournant vers l’homme étonnamment jeune qui l’avait guidée jusque là.
_C’est magnifique. Je n’ai aucun mal à imaginer qu’il ait pu s’agir de la forteresse d’Arthur.
Il hocha la tête en lui rendant son sourire. Tout au long du court trajet depuis Glastonbury, il lui avait expliqué pourquoi les suspicions se portaient sur cet endroit lorsque les spécialistes tentaient de situer la célèbre Camelot. La plupart des légendes étaient nées dans le coin, et quelques vestiges datant de la bonne époque avaient été retrouvés une cinquantaine d’années plus tôt dans les environs de Cadbury Hill, la colline sur laquelle elle se tenait actuellement.
_On voit à des kilomètres à la ronde, stratégiquement, cet endroit vaut de l’or. Venez, je vais vous montrer quelque chose.
Elle le suivit de bon cœur, refusant une fois de plus sa proposition de prendre le sac qu’elle portait en bandoulière. Il était vrai qu’il était assez lourd, mais elle n’avait pas l’intention de passer pour une faible femme incapable de prendre soin d’elle-même. Peut-être aurait-elle dû se passer de quelques effets qui lui avaient paru essentiels lorsqu’elle avait préparé son sac pour l’expédition, comme son MacBook, mais elle avait pris l’habitude de ne pas se séparer de certains objets.
Tout en marchant, elle sortit d’une de ses poches son appareil numérique, et elle s’arrêta pour prendre quelques photos de la vue qui s’offrait à elle, espérant que les images rendraient aussi bien que dans la réalité.
_Regardez.
Tirée de sa contemplation, elle rejoignit l’historien. Fronça les sourcils quand elle ne découvrit rien de particulier à l’endroit qu’il lui désignait. Remarquant sa confusion, il expliqua :
_On pense que la salle du trône se situait ici.
_Vraiment ? Sur quoi vous basez-vous ?
_C’est une position centrale, facile à défendre d’où que provienne une éventuelle attaque. Avant d’arriver jusqu’ici, des agresseurs auraient eu à passer d’innombrables obstacles.
_D’où que provienne une éventuelle attaque ? répéta-t-elle. S’il s’agissait d’une place aussi fortifiée qu’on le dit, une attaque n’aurait pu arriver que par le pont-levis, non ? La salle du trône aurait donc dû se trouver à l’autre extrémité du château.
Il sourit de nouveau à cette objection logique, et elle ne put s’empêcher de le trouver un brin condescendant. Peut-être était-elle paranoïaque.
_S’il s’agissait d’une attaque humaine, oui. Mais n’oubliez pas que la superstition était encore très ancrée dans la culture à l’époque du règne d’Arthur. Un dragon pouvait surgir de n’importe où.
Elle lâcha un rire.
_Bien vu. Je suppose que les fouilles se sont concentrées ici ?
_Oui et non. Les quelques fouilles qui ont été menées ont surtout exploré ce petit périmètre, mais il n’y a pas eu tant d’études que ça. Les financements sont durs à obtenir, car il n’y a pas suffisamment de preuves permettant d’affirmer que Cadbury Hill a bien abrité le château de Camelot. Seule une zone réduite de la colline a eu droit à une exploration par ultrasons.
_C’est stupide, remarqua-t-elle. Empêcher des fouilles plus approfondies ne va pas aider à trouver des preuves.
Le jeune homme acquiesça avec un léger haussement d’épaules.
_Expliquez ça à la municipalité de Glastonbury. Pour eux, il est plus rentable d’entretenir le mystère que de risquer de découvrir que Camelot n’était pas du tout ici.
Songeuse, elle se mordit la lèvre. Il avait raison : presque 80 % de l’économie de la petite ville reposait sur le tourisme, et au moins la moitié des touristes venaient pour marcher sur les traces du roi légendaire. Si ce mythe s’effondrait, c’était toute l’économie de la région qui coulerait. La reporter en elle se rebellait à l’idée de ne jamais connaître la vérité, mais elle n’y pouvait pas grand-chose. Elle avait beau être une journaliste d’investigation hors paire, elle avait toujours su reconnaître ses limites, et elle ne se voyait pas résoudre un mystère s’étendant sur plus d’un millénaire. Elle détailla de nouveau le paysage, réfléchissant à cet attrait touristique qui faisait qu’elle était là aujourd’hui. Chaque année le premier week-end d’août, un festival prenait place à Glastonbury. C’était un événement majeur avec des reconstitutions s’étalant sur trois jours. Le samedi, le couronnement d’Arthur était joué par des comédiens. Le dimanche, des jeux, joutes et combats prenaient place, et le soir était marqué par un bal en costumes d’époque auquel étaient conviés les spectateurs. Le lundi enfin se rejouait la bataille au cours de laquelle Arthur aurait été tué. Peu importait qu’il n’ait pas trouvé la mort dans les environs de Camelot, l’important était qu’il avait passé la majeure partie de sa vie ici. En théorie.
Portant sa bouteille d’eau à ses lèvres, elle ferma les yeux un instant, tentant de se replonger dans les documents historiques qu’elle avait lus ces derniers jours pour imaginer à quoi avait dû ressembler cet endroit 1 500 ans plus tôt. En se concentrant et en faisant preuve d’un peu d’imagination, elle pouvait presque distinguer les contours de la cité, entendre le bruit des armures alors que les chevaliers se présentaient dans la cour pour un rassemblement, voir Arthur discuter d’une stratégie politique avec ses conseillers rassemblés autour d’une table. Ronde, bien sûr. Légèrement en retrait, un homme à la longue barbe grise posait un regard calme sur la scène, n’intervenant que s’il estimait que le roi s’engageait dans la mauvaise direction. Un léger sourire étira les lèvres de la jeune femme alors qu’elle s’imaginait le vieux mage. Depuis qu’elle avait commencé ses recherches, elle était fascinée par le personnage de Merlin, si plein de sagesse et toujours de bon conseil. Sa rédactrice en chef lui avait fait remarquer qu’il avait dû être un gamin exaspérant et un ado rebelle, comme tout le monde. Une description qui collait si peu à l’image projetée par des siècles de légendes qu’elle en avait éclaté de rire.
Les yeux toujours clos, elle se concentra sur le sorcier qu’elle distinguait avec une étonnante précision. Et soudain, tout bascula. Car il détourna le regard du conseil de guerre réuni autour de la table ronde et le posa directement sur elle, comme s’il pouvait la voir aussi clairement qu’elle le voyait. Et il tendit un doigt, désignant un point sur sa gauche. Prise par surprise, elle rouvrit les yeux dans un sursaut, l’image s’évaporant instantanément. Son cœur battant à tout rompre, elle se dirigea vers l’endroit que sa vision lui avait montré, marchant comme dans un rêve.
_Est-ce que tout va bien ?
La voix de son guide lui parut étrangement lointaine et elle l’ignora sans difficulté pour se concentrer sur ce qui se trouvait devant elle. Rien, si ce n’est de l’herbe. Frustrée, elle s’arrêta avant d’arriver sur le chemin qui lui permettrait de redescendre et elle posa un genou à terre, incapable de contrôler ses propres mouvements. Elle posa son sac à ses côtés en gardant une main passée dans la lanière. Mue par une force inconnue, elle rangea son appareil photos et commença à creuser frénétiquement à mains nues à un endroit précis, sans savoir ce qui lui prenait et sans se soucier des blessures qui apparurent rapidement sur sa peau. Il ne lui fallut que quelques minutes pour déterrer quelque chose ressemblant à un bijou. Une petite boule d’ambre brillait au centre d’un grillage d’argent en forme de cercle. Le tout tenait au creux de sa paume. Aussi effrayée que fascinée, elle ouvrit la bouche pour tenter de prononcer quelque chose, incapable de savoir quoi. Mais alors que sa gorge semblait chercher les mots, l’objet émit une puissante lumière… Et elle sombra.

*

À suivre…
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Chlo
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 15 Sep 2010 - 11:59

J'adoreuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

*hystérique*

c'est juste parfait!

Rahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

Pret je t'aime!

Yahouuuuu

alors c'est exactement comme ça que je juge une fic du premier coup parce que je suis une passionnée de légende et que se retrouver propulsée à des siècles de là c'ets le rêve de toute chlo ^^ Ca va être fantastique!

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Sixpence
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 15 Sep 2010 - 18:00

aaaaaaah bon prologue intéressant ! Je pense que tu en auras des lecteurs, pcq au delà de la série tout le monde connait l'histoire en gros.
moi je suivrai, ça donne envie, et pi il y a toujours cette belle description de paysages que tu fais, ça me plonge direct dans l'histoire.

vivement la suite !
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pretender
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Dim 24 Oct 2010 - 1:20

Youhou ! Deux lectrices ! Very Happy Moi contente ! Moi très contente ! moi espère que vous allez suivre jusqu’au bout sans vous ennuyer Smile
Voilà la suite, en espérant aussi que c’est lisible même sans suivre la série, parce que vu les libertés historiques qu’elle prend, même en connaissant la légende, va peut-être y avoir des choses qui vont vous paraître bizarres lol on va voir ce que ça donne ! prévenez moi si vous voulez un peu plus de descriptions de personnages ou des choses comme ça pour mieux vous y retrouver.

Chapitre 1


Elle était en train de rêver, il n’y avait pas d’autre explication possible. A l’endroit où elle avait posé le genou et où aurait dû se trouver de l’herbe, il y avait un sol de marbre. Là où l’horizon s’étendait encore une seconde plus tôt, il y avait… un trône ?!
Elle cligna des yeux une fois… Deux fois… Trois fois… Dans l’espoir que ce décor surprenant et étrangement familier allait disparaître, ainsi que toutes ces personnes bizarrement vêtues. Mais rien ne changea. Si ce n’est que l’homme assis sur le majestueux fauteuil hurla :
_Gardes ! Arrêtez-la !
L’instinct prit le dessus sur la stupéfaction quand elle comprit le danger et elle se leva d’un bond, abonnant au sol son sac et l’étrange objet qu’elle avait trouvé. Deux hommes en cotte de maille s’approchèrent d’elle sans trop se presser, estimant sans doute qu’elle ne représentait pas une menace. Repliant ses doigts sur eux-mêmes, elle balança violemment la base de sa paume dans le nez de l’un d’eux, lui prouvant qu’il se trompait. Surpris, il porta une main à son visage, découvrit que son nez était ensanglanté. Il échangea un regard incrédule avec son compagnon, qui dégaina son épée et en dirigea la pointe vers le cou de la jeune femme. Soudain paniquée, elle interrompit son premier mouvement, qui consistait à prendre un pas de recul, en sentant une présence derrière elle. Une intuition confirmée quand deux mains puissantes s’emparèrent de ses bras pour les retenir derrière son dos. Elle émit un gémissement en sentant son poignet droit se tordre et elle s’immobilisa au point de retenir sa respiration, fixant la lame qui la menaçait toujours.
Pendant une seconde, le temps parut s’arrêter, et elle eut la nette impression que son sort dépendait de l’occupant du trône, qui s’était levé pour s’approcher d’elle et l’observait en silence, une aura d’autorité l’enveloppant comme le riche manteau pourpre qu’il portait. Il lui sembla qu’une éternité s’écoulait, alors qu’il ne dut s’agir que d’un très court instant. Douloureusement consciente de la pointe de l’épée posée contre son cou, des doigts trop fermement serrés sur ses avant-bras, de la cambrure imposée à son dos alors qu’on lui tirait les mains en arrière, de l’écorchure de son genou meurtri, de l’état lamentable de ses doigts plein de terres et de coupures, elle ne prononça pas un mot, tentant de comprendre ce qui s’était passé au cours de la demi-minute écoulée. Un moment elle était à Cadbury Hill faisant des recherches pour un papier, le suivant elle se trouvait dans ce qui devait être la pièce principale d’un château, entourée d’hommes et de femmes vêtus comme au Moyen Age, sa vie plus en danger qu’elle ne l’avait été depuis de longs mois. Elle voulut secouer la tête pour tenter de s’éclaircir les idées et de réfléchir, renonça en réalisant que cela risquait de faire déraper l’arme qui la tenait en respect. Elle déglutit difficilement, tenta de parler, fut coupée par l’homme au port royal, qui ordonna calmement :
_Tuez-la.
_Non !
Elle poussa un soupir de soulagement en voyant un jeune homme blond retenir le bras du garde qui avait tenté d’exécuter l’ordre, donnant de l’élan à son épée. La lame s’arrêta à quelques centimètres de son cou, puis s’abaissa alors que le garde jetait un regard confus à celui qui devait être son… Maître ? Supérieur ? Roi ? L’homme aux cheveux gris et au front barré d’une longue cicatrice posa les yeux sur celui qui venait de lui sauver la vie. Alors le plus jeune des deux s’expliqua :
_Père, si elle est une sorcière, elle a sans doute des complices. Nous gagnerons plus à l’interroger qu’à l’exécuter dans l’immédiat.
Sorcière ? Exécuter ? Avant qu’elle ait le temps d’analyser cette remarque, il y eut un unique acquiescement de la part du quinquagénaire. Puis :
_Au cachot. Entravez-lui les pieds et les mains. Je m’occuperai d’elle demain.
Elle hésita une seconde en sentant l’homme qui la retenait la forcer à faire demi-tour, mais décida finalement de ne pas résister. Elle ne semblait pas avoir beaucoup d’amis dans cette pièce et elle ne savait pas ce qui l’attendait au dehors. Même en admettant qu’elle parvienne à se dégager, elle ne ferait pas dix mètres avant d’être arrêtée. Et elle doutait de s’en sortir en vie une seconde fois. Résignée, elle poussa un soupir et se laissa guider en pensant que si elle s’était déjà trouvée dans des situations bizarres et menaçantes, rien ne s’était jamais approché de cette expérience terrifiante.
Elle jeta un coup d’œil derrière elle avant de franchir l’imposante porte de chêne massif et fusilla du regard un jeune homme aux cheveux noirs qui ramassait discrètement son sac et l’objet inconnu pour les cacher derrière son dos.
Ce fut la dernière image claire qu’elle eut de la pièce. La porte se referma sur elle et elle se retrouva dans un long couloir, deux gardes marchant devant elle alors qu’un troisième la poussait en avant en lui tenant toujours les bras dans le dos. Décidant qu’elle n’avait rien à perdre, elle prit enfin la parole :
_Où suis-je ?
_Silence.
_Que se passe-t-il ? Pourquoi suis-je arrêtée ?
Les trois gardes répondirent d’un même rire incrédule, mais l’un deux consentit à lui répondre :
_Pour sorcellerie.
_Qu’est-ce que…
_Silence, j’ai dit !
Peut-être gagnerait-elle plus à obéir qu’à poser des questions, pour une fois, songea-t-elle en sentant l’étreinte se raffermir d’une façon douloureuse. Elle serra les dents pour réprimer toute tentation, frissonna quand le froid de ce qui devait définitivement être un château commença à s’enregistrer dans son esprit. Se mit à trembler de la tête aux pieds lorsqu’un des gardes qui la précédaient ouvrit une porte donnant sur des escaliers qui semblaient s’enfoncer dans les profondeurs de la terre. Pour la première fois depuis qu’on l’avait maîtrisée, elle tenta de résister, plantant fermement ses pieds dans le sol et se penchant en arrière. Mais elle n’était pas de taille face à la brute dans son dos, il n’eut qu’à la pousser d’une chiquenaude pour qu’elle soit obligée de poser le pied sur la première marche. Comprenant qu’elle risquait la chute en se débattant davantage, elle accepta de descendre les escaliers, le froid s’accentuant jusqu’à devenir insupportable. Elle sentit même la chair de poule, due autant à l’air glacial qu’à la peur, gagner ses jambes nues.
La pièce en bas des escaliers était divisée par des barreaux, probablement en acier. Sombre, uniquement éclairée par une torche fixée au mur, elle correspondait parfaitement à l’idée qu’elle se faisait d’un cachot. Les deux premiers gardes encadrèrent la porte ouverte alors que le troisième la poussait à l’intérieur d’une bourrade si violente qu’elle tomba à genoux. Elle eut tout juste le temps de placer une main devant elle pour éviter que sa tête ne heurte le sol couvert d’une fine couche de paille et elle se retourna aussitôt. Toutefois, elle n’eut pas le temps de se redresser : l’homme s’empara de son poignet droit et y fixa une épaisse chaîne. Elle profita de sa distraction pour tenter de le frapper de l’autre main, mais il retint aisément son geste et imposa le même traitement à son poignet gauche. Poussant un hurlement frustré, elle balança au hasard de violents coups de pied, parvenant à l’atteindre au tibia et à le déstabiliser. Apparemment lassé de son manque de coopération, il la gifla d’un revers si puissant qu’elle sentit sa pommette éclater sous l’impact et vit des points de toutes les couleurs danser devant ses yeux. Sonnée, elle n’eut pas un mouvement de plus alors qu’il lui entravait les chevilles et quittait la cellule en fermant la porte à double tour derrière lui. Il confia ensuite les clefs aux autres gardes, qui quittèrent la pièce, sûrement pour aller se poster en haut des escaliers et surveiller les entrées plutôt que les sorties. Ce n’était pas comme si elle risquait de s’évader de toute façon.
Sentant ses forces revenir peu à peu, elle tenta de trouver une position confortable, n’y parvint pas. Elle resta donc allongée sur le côté, ses bras formant un angle désagréable à cause des chaînes, ses jambes souffrant du contact avec la paille rugueuse et du froid glacial de la cellule.
Alors seulement, elle réalisa qu’elle avait enfin le temps de réfléchir un peu.
Une chose était sûre : elle n’était plus à Cadbury Hill. Mais alors où était-elle ? Et comment y avait-elle atterri ? Elle était certaine de ne pas être restée inconsciente quand l’objet avait émit cette violente lumière, car lorsqu’elle avait rouvert les yeux, elle était toujours dans la même position, certes dans un endroit différent. Et sa montre indiquait à peine quelques minutes de plus que la dernière fois qu’elle l’avait regardée, en prenant des photos des environs de la colline. Cela signifiait que personne n’avait eu le temps de la déplacer. Logiquement, elle devait en déduire que c’était cet objet qui l’avait transportée… Mouais… La logique n’avait peut-être pas grand-chose à voir dans cette histoire. En même temps, étant donné la ville où elle avait grandi, elle avait appris à accepter l’inacceptable. Restait donc la question de l’endroit, du pourquoi, du comment… Restait un paquet de questions, en fait.
Une reconstitution ! songea-t-elle soudain.
_C’est ça, prononça-t-elle à voix haute, sa vieille habitude de parler pour elle-même lorsqu’elle réfléchissait intensément reprenant le dessus. Une reconstitution.
Après tout, son article portait sur la reconstitution qui était au cœur du festival d’août de Glastonbury, célébrant le règne du roi Arthur. Sans doute se trouvait-elle dans la reconstitution…
Oui, mais non. Ca ne collait pas. La reconstitution se passait en plein air, pas dans un château. En plus, elle n’avait même pas commencé : elle ne devait débuter que la semaine suivante. Enfin et surtout, aucun des acteurs de la reconstitution n’aurait eu intérêt à la faire enfermer dans un cachot. Elle était certaine que ces hommes ne plaisantaient pas.
Quoi alors ? Un ennemi cherchant à se venger ? Mais pourquoi toute cette mise en scène ?
Quelles étaient les autres options ? Un dingue ?
Avant qu’elle ait le temps de pousser plus loin ses réflexions, elle entendit une porte s’ouvrir et des pas dans l’escalier. Elle essaya de se redresser, réalisa que les chaînes de ses bras étaient trop courtes pour le lui permettre et dut se résigner à rester en position de faiblesse.
Elle haussa les sourcils en voyant entrer le jeune homme blond qui avait empêché l’un des gardes de la tuer. Il portait une étoffe d’un bleu sombre à la main, qu’il jeta sur son épaule le temps de fouiller dans le trousseau de clefs qui pendait à sa ceinture et d’ouvrir la cellule. D’instinct, elle recula autant qu’elle le pouvait, la prudence l’incitant à partir du principe que tout le monde était un ennemi.
Il lui offrit un demi-sourire qui se voulait sûrement rassurant en lui tendant l’immense morceau de tissu et en prenant enfin la parole :
_Qui êtes-vous ?
Elle hésita une seconde, mais réalisa qu’elle n’avait pas vraiment le choix si elle ne voulait pas mourir de froid. L’homme plus vieux avait annoncé son intention de s’occuper d’elle le lendemain, et si elle devait passer la nuit dans ce cachot, elle avait besoin de cette protection. Elle s’empara donc de ce qu’elle découvrit être une lourde cape de velours et s’emmitoufla dedans autant que possible malgré les chaînes. Sentant aussitôt une chaleur bienvenue l’envelopper, elle décida de mettre sa méfiance de côté juste pour quelques minutes et répondit d’une voix plus faible qu’elle ne l’aurait voulu :
_Chloé. Chloé Sullivan. Et vous, qui êtes-vous ?
Il y eut un mouvement de surprise alors que le jeune homme demandait :
_Vous l’ignorez ?
Elle fronça les sourcils.
_Bien sûr que je l’ignore. Je n’ai pas vraiment eu le temps de faire une enquête. J’étais à un endroit, puis à un autre, et on m’a emprisonnée avant que je puisse faire quoi que ce soit. Où sommes-nous ?
_Êtes-vous une sorcière ?
Retrouvant un peu de sa vitalité, elle réussit à s’asseoir malgré les chaînes et répliqua avec hargne :
_Si vous êtes ici pour m’interroger, ayez au moins la décence de répondre vous aussi à mes questions. J’aime savoir à qui je m’adresse.
Une grimace se dessina brièvement sur les traits réguliers et un éclair de confusion passa dans les yeux bleus quand il sembla comprendre qu’elle ne plaisantait pas en prétendant ne pas le connaître. Puis le jeune homme finit par s’approcher d’elle et s’accroupit à ses côtés.
_Je m’appelle Arthur. Vous êtes au château de Camelot.
Son cœur manqua un battement et il lui sembla que sa mâchoire se décrochait. Repérant sa stupéfaction, le jeune homme haussa les sourcils.
_Est-ce si incroyable ?
Elle parvint à refermer la boucher et secoua la tête, espérant se réveiller très vite. Sauf que tout était trop réel pour n’être qu’un rêve.
_Arthur… Le roi Arthur ? demanda-t-elle dans un souffle.
Elle crut s’évanouir en l’entendant corriger :
_Prince.
D’accord. Elle avait vu beaucoup d’illuminés, mais des hommes se prenant pour un héros légendaire disparu depuis quinze siècles, ça, c’était nouveau. Soudain prise d’un énorme doute, elle avala difficilement sa salive avant de reprendre la parole, incapable de croire que c’était bien elle qui posait une telle question :
_En quelle année sommes-nous ?
Une nouvelle grimace. Mouais. Sa question pouvait paraître étrange, elle l’admettait. Mais il accepta tout de même de répondre :
_493.
Sans lui laisser le temps de digérer l’information ou de tenter de décider si elle était véridique, il ajouta :
_A votre tour à présent. Êtes-vous une sorcière ?
_Non !
_Dans ce cas, comment expliquez-vous votre apparition dans la salle du trône à moitié nue ?
Elle faillit protester à cette dernière précision, mais réalisa qu’effectivement, sa tenue pouvait paraître indécente… Si elle se trouvait bien au Vème siècle, ce qu’elle avait un peu de mal à accepter.
_Je… ne l’explique pas. J’ignore ce qui m’est arrivé, répondit-elle sincèrement.
Son regard se durcit et il se releva. Soit il ne la croyait pas, soit son absence d’explication lui déplaisait. Dans les deux cas, elle venait peut-être de se faire un ennemi de quelqu’un qui aurait pu devenir un allié. Elle se mordit la lèvre en l’entendant prononcer d’une voix ferme :
_Il vous faudra trouver mieux que ça quand mon père vous interrogera.
_Votre père ? Uther, réalisa-t-elle soudain. L’homme qui voulait me faire tuer. Uther Pendragon. Vous êtes son fils ? Il est en vie ?
Ses yeux se plissèrent comme s’il la soupçonnait de quelque chose et il répliqua :
_Bien sûr qu’il est en vie. Pourquoi ? Votre mission consistait-elle à le tuer ? Avez-vous échoué ?
_Quoi ? Non, bien sûr que non ! Je ne savais même pas qui il était !
Il garda le silence et elle fut incapable de déterminer s’il la croyait ou non. Son visage était totalement fermé. Elle poussa un soupir en remarquant :
_Vous paraissiez plus sympa il y a quelques minutes.
_Avant de vous soupçonner de trahison, vous voulez dire ?
_Ouais. Avant de vous transformer en bloc de glace, quoi.
Il secoua la tête, apparemment aussi perdu qu’elle.
_Vous vous exprimez de façon étrange.
Un triste sourire étira ses lèvres et elle ignora la remarque pour se concentrer sur un problème plus important :
_Que va-t-il m’arriver ?
_Vous passerez la nuit ici. Le roi décidera de votre sort demain.
_Mon sort ?
_S’il vous croit magicienne, vous serez condamnée à mort.
Lui tournant le dos, il fit mine de quitter la pièce, et elle eut la nette impression que si elle le laissait faire, elle laissait passer sa seule chance d’échapper à une exécution. Fouillant à toute vitesse dans son esprit, elle s’accrocha comme à une bouée de sauvetage à la première idée qui lui vint et elle cria :
_Merlin !
Il s’arrêta net, tout son corps se figeant. Elle vit ses épaules se tendre avant qu’il ne lui fasse de nouveau face.
_Qu’avez-vous dit ?
Prenant un peu d’assurance, elle répéta plus calmement, une note de supplication dans la voix :
_Merlin. Je veux voir Merlin. S’il vous plaît.
Il sembla sur le point de dire quelque chose, renonça, referma la porte à clef, et la laissa seule sans qu’aucun de ses cris pour le rappeler ne semble l’atteindre.
Resserrant la cape autour d’elle pour lutter contre les tremblements qui s’emparaient de son corps, la jeune femme ferma les yeux, sentant quelques larmes glisser le long de ses joues malgré ses efforts pour les retenir, les événements de la dernière heure la rattrapant finalement.
De deux choses l’une : où elle se retrouvait captive d’un fou se prenant pour le futur roi Arthur, ou elle avait bel et bien fait un bond dans le temps. Dans les deux cas, sa situation posait problème. La première hypothèse semblait improbable : elle ne voyait pas comment ce dingue lui aurait mis la main dessus. Ni comment il aurait pu réunir des types aussi tordus que lui pour jouer les gardes ou le roi.
Mais il y avait aussi quelque chose qui ne collait pas dans la seconde hypothèse. Celui qui s’était présenté sous le nom d’Arthur portait une couronne et prétendait être prince. Or, Arthur était censé être le fils illégitime d’Uther, il n’avait jamais été prince, et si Uther était encore en vie, alors il n’était pas roi non plus. Il n’avait même rien à faire à Camelot avant la mort d’Uther Pendragon.
Certes, la légende existait sous diverses versions et il était difficile de s’y retrouver, mais presque toutes les histoires s’accordaient sur ce point : Arthur n’était pas à l’origine l’héritier légitime du trône. Certains prétendaient même que c’était grâce à Merlin qu’il avait fini par accéder à la royauté.
Et ce n’était pas la seule incohérence. Elle avait été arrêtée pour sorcellerie, ce qui semblait indiquer que la magie était interdite à Camelot. Aucune des versions de la légende ne mentionnait ce fait.
Elle porta la main à sa tête pour lutter contre une migraine naissante, se massant doucement le front.
Elle était si absorbée dans ses pensées et tellement plongée dans sa confusion qu’elle n’entendit rien jusqu’à ce qu’un toussotement la ramène au présent… Si l’on peut dire. Elle rouvrit les yeux et leva la tête pour se trouver face au jeune homme qu’elle avait vu ramasser ses affaires dans la salle du trône. Frêle, il ne devait pas avoir plus de vingt ans. Ses cheveux noirs lui retombaient sur le front dans une coupe désordonnée, et ses pommettes saillantes le faisaient paraître plus jeune encore.
_Qui êtes-vous ?
_Arthur m’a dit que vous vouliez me voir. Il n’a pas eu l’air de bien comprendre pourquoi. Je dois dire que moi non plus.
Il lui fallut une seconde pour analyser cette étrange déclaration. Réalisant ce qu’il impliquait, elle répondit d’un ton confus :
_Vous n’êtes pas Merlin.
Luttant visiblement contre un début de sourire, il haussa les sourcils, et elle comprit qu’il se moquait gentiment d’elle quand il répliqua :
_Dans ce cas, je peux vous abandonner à votre sort.
Il eut un geste en direction des escaliers, s’attendant à ce qu’elle le retienne. Ce qu’elle fit, bien sûr.
_Non, attendez. Vous êtes… Merlin ? Vraiment ?
Il acquiesça en silence, renonçant à retenir son sourire. Elle ne put s’empêcher de se détendre à son tour en remarquant à quel point l’expression transformait son visage, le rendant ouvert et étrangement attirant alors qu’il semblait jusque là dur et plutôt banal. Secouant la tête, elle lâcha dans un murmure :
_Vous n’avez pas grand-chose à voir avec Merlin l’enchanteur.
Stupéfaite, elle vit son expression changer une fois de plus, passant à une peur presque panique alors qu’il s’approchait de sa cellule et posait les mains sur les barreaux. Il chuchota alors :
_L’enchanteur ? Quel enchanteur ?
Surprise par sa réaction, elle expliqua d’un ton hésitant :
_C’est un dessin animé qui… Euh… Vous ignorez ce qu’est un dessin animé, n’est-ce pas ?
A son hochement de tête, elle poussa un soupir. Une illumination la traversa soudain : bien sûr, si la magie était illégale, alors l’inquiétude qu’il semblait ressentir était logique. S’il s’agissait bien du Merlin des légendes et qu’il possédait des pouvoirs, il devait les garder secrets.
_Écoutez, je… je ne dirai rien à personne, mais… êtes-vous magicien ? Druide ? Mage ? Sorcier ? Enfin un truc dans le genre ?
Méfiant, il plissa les yeux comme pour tenter de la sonder. Finit par demander :
_Que savez-vous de la magie ? Que savez-vous de moi ?
Elle lui offrit un sourire timide.
_Moins que je le croyais, apparemment. Vous êtes… Comment expliquer ça ?
Elle marqua une pause alors qu’il continuait à la fixer, lui laissant le temps de rassembler ses esprits.
_Est-ce que vous avez fouillé dans mon sac ?
Il eut un temps d’hésitation avant d’avouer sa curiosité d’un signe. Bien. Voilà qui allait simplifier les choses. Elle s’attarderait plus tard sur la violation de sa vie privée.
_Vous y avez trouvé des affaires bizarres, n’est-ce pas ?
_En effet.
Malgré la gravité de la situation et le trouble dans lequel elle se débattait toujours, elle sourit en imaginant le désarroi d’un jeune homme du Vème siècle devant un téléphone portable et un ordinateur, ou même devant une bouteille en plastique. Elle hésita une dernière seconde, mais elle savait qu’elle n’avait pas le choix. Si elle était bien coincée dans le passé et que l’homme face à elle était le mage dont les légendes vantaient les exploits, aussi difficile que cela soit à croire, alors il était probablement le seul à pouvoir l’aider. Prenant une profonde inspiration, elle avoua :
_C’est parce que je viens du futur.
Elle le vit écarquiller les yeux à l’extrême avant d’éclater de rire. Quand il réalisa qu’elle continuait à l’observer sans aucune trace d’humour, il se calma instantanément. Nia dans un souffle :
_C’est impossible.
_J’aurais dit la même chose jusqu’à il y a peu. Mais Merlin… Si tu es bien celui que je crois, alors tu as déjà dû voir et faire plus incroyable.
_Pas vraiment, non.
_Écoute, tu dois m’aider, je t’en prie. Si Uther me prend pour une sorcière et me fait pendre…
_En fait, les sorcières sont brûlées vives ou décapitées.
_Oh. Alors ça change tout, rétorqua-t-elle en roulant des yeux.
Il eut une grimace d’excuse et elle continua :
_Si je meurs, je ne pourrai jamais retourner à mon époque. Et ça, c’est… mal. Je suppose. Enfin… Je ne peux pas mourir ici, Merlin ! Si je pouvais éviter de mourir tout court, ça m’arrangerait, d’ailleurs. Il faut que…
_Admettons que je te crois, coupa-t-il. Si tu n’es pas magicienne, comment as-tu pu voyager dans le temps ?
_Ah ! Si tu pars du bon principe et que tu commences à poser des questions pertinentes, on va peut-être pouvoir avancer un peu. Je n’en ai aucune idée. Je pense que ça a un rapport avec cet objet que j’ai trouvé sur Cadbury Hill. Ce truc qui a l’air d’un bijou, tu l’as récupéré avec mon sac, je crois.
_Il est vrai que cela ressemble à un accessoire magique, admit-il, songeur.
_Peux-tu m’aider ?
_Je… je l’ignore. Je vais essayer. Que tu pratiques la magie ou non n’y change rien, personne ne mérite de mourir ainsi. La première chose à faire est d’inventer une histoire pour le roi… Tu… cueillais des champignons en forêt. Tu as été attaquée par un groupe d’hommes. L’un d’entre eux t’a jeté un sort. C’est tout ce dont tu te souviens.
Elle hocha la tête, reconnaissante pour ses efforts.
_Me croira-t-il ?
_Espérons-le. Je vais parler à Arthur. Uther a durci sa politique contre la pratique de la magie récemment, mais faire exécuter une innocente le rendrait moins populaire encore, peut-être le prince pourra-t-il le convaincre de t’accorder le bénéfice du doute. Je ne peux rien te promettre pour l’instant, si ce n’est de faire mon possible.
Soulagée, elle lui offrit un sourire.
_Merci.
Il s’apprêtait à partir, changea d’avis et posa la question qui semblait le perturber depuis quelques minutes :
_Pourquoi as-tu cru que je n’étais pas… moi, lorsque je suis arrivé ?
_Là d’où je viens, on te décrit très différent.
_Là d’où tu viens ? Dans le futur ? On parle de moi dans le futur ? Comment ça, différent ?
_Vieux.
Un rire lui échappa.
_Je le serai un jour. Si je ne suis pas exécuté d’ici là.
_Non, je veux dire… Très vieux. D’après ce qu’on raconte, tu étais beaucoup plus âgé qu’Arthur, tu étais déjà un mage puissant avant même sa naissance. Et il y a d’autres choses qui ne collent pas.
Il fronça les sourcils.
_C’est étrange. Que dit-on d’autre, sur…
_Je ne suis pas sûre que ça soit une bonne idée.
_Oui. Tu as raison. Bien sûr.
Sentant sa déception, elle lui offrit en guise de compensation :
_Je peux te dire que tu vas accomplir de grandes choses, Merlin.
Sa grimace se transforma en un sourire éclatant et il lui accorda un dernier hochement de tête avant de se précipiter hors de la pièce pour aller parler à Arthur. Poussant un soupir, elle s’adossa au mur humide et ferma les yeux, l’esprit étonnamment vide.

*

A suivre…
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Chlo
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Dim 24 Oct 2010 - 20:48

oh god Surprised

Pauvre choupinette, déjà le choc d'etre propulsée dans le passé mais en plus une future mort violente ^^ Et sa réaction face à arthur et merlin c'est hilarant ^^ ca risque d'etre intéressant dans l'avenir (enfin dans la suite de l'histoire, pas dans l'avenir) ^^

et elle risque en plus de rentrer dans la légende. "je suis une légende, j'étais la célèbre Chloé de Camelot" comme biographie ça pourrait être drole ^^

vivement la suite!

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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Ven 15 Avr 2011 - 0:54

Bon, alors il me restait un chapitre presque entier de celle-ci quand j'ai déserté le forum en fait, donc je mets celle-ci à jour d'abord, en espérant pas avoir perdu de lectrices en chemin... enfin y'en avait pas beaucoup à la base, mais quand même ! lol
Pour le rappel : en faisant des recherches pour un papier sur des reconstitutions du règne du roi Arthur à Cadbury Hill, Chloé a été projetée dans le passé par un objet mystérieux. Elle se retrouve à l'époque d'Arthur et a été mise au cachot par Uther pour sorcellerie. Elle a réussi à convaincre Merlin de l'aider.

Chapitre 2


_Je suppose que tu es venu plaider la cause de la prisonnière ?
Merlin esquissa un sourire. Le prince ne s’était même pas retourné en entendant la porte de ses appartements s’ouvrir, mais il n’avait eu aucun mal à savoir de qui il s’agissait, pas plus qu’à deviner ses intentions. Il commençait à trop bien le connaître. S’approchant d’Arthur, le jeune sorcier remarqua simplement :
_Je ne la crois pas coupable de sorcellerie.
_Moi non plus.
_Et il faut dire que… Quoi ?
Arthur lui fit enfin face, un sourire amusé jouant au coin de ses lèvres. Il s’était douté que son servant continuerait à argumenter sans même remarquer qu’il avait admis être d’accord avec lui. Il était parfois trop prévisible. Cela compensait pour les fois où il représentait un véritable mystère.
_S’il y a eu de la magie dans cette histoire, elle en est certainement la victime, pas l’instigatrice.
Surpris, Merlin haussa les sourcils. Depuis cette histoire avec Morgause et depuis les attaques répétées du Grand Dragon contre Camelot, Arthur était devenu presque aussi intolérant que son père en ce qui concernait la magie. Il restait moins catégorique qu’Uther, refusant de condamner à mort sans preuve, et même alors, il plaidait pour un emprisonnement plutôt que pour le bûcher, mais des soupçons suffisaient généralement à le convaincre de laisser au cachot la personne concernée.
_Allez-vous parler au roi ?
Arthur poussa un soupir.
_Je vais essayer. C’est l’une de ces rares occasions où Morgane va me manquer, je suppose.
Une grimace déforma un instant les traits de Merlin. Chaque mention de Morgane renforçait un peu plus son sentiment de culpabilité, mais cette fois était pire. Car Arthur avait raison : en tant que pupille du roi, Morgane était l’une des quelques personnes à pouvoir s’opposer à lui, et elle n’avait jamais manqué une occasion lorsqu’il s’agissait de prendre la défense de quelqu’un accusé de pratiquer la magie. Son appui dans le cas de la jeune femme blonde étrangement vêtue aurait été précieux.
_As-tu réussi à en tirer autre chose que des « je ne sais pas ce qui m’est arrivé » ?
_Elle dit avoir été agressée dans la forêt par un groupe d’hommes. L’un d’eux lui aurait jeté un sort, c’est comme ça qu’elle se serait retrouvée dans la salle du trône.
_Pourquoi ? Quel était l’intérêt pour un sorcier d’envoyer cette jeune femme ici ?
Merlin haussa les épaules pour marquer son incompréhension et Arthur se détourna afin d’observer la cour du château par la fenêtre. Son regard se posa sur l’endroit où serait érigé le bûcher si son père avait son mot à dire. Avec un nouveau soupir, il reporta son attention sur le jeune homme brun, demandant soudain :
_Que penses-tu d’elle ?
Le sorcier hésita une seconde. Avec ce que lui avait révélé la prisonnière, il ne savait encore trop que penser. Elle était peut-être folle à lier. Ou maléfique. Ou simplement victime des circonstances et terrorisée. Il la soupçonnait de dire la vérité en prétendant venir du futur, il ne voyait pas pourquoi elle aurait inventé une telle histoire, mais il ne pouvait pas vraiment dire cela à Arthur.
_Je l’ignore.
_Pourquoi a-t-elle voulu te parler ? Comment te connaissait-elle ?
_Je ne sais pas.
Le prince esquissa un sourire en donnant une tape amicale à l’arrière du crâne de celui qui était devenu son ami, envers et contre tout.
_Ca m’aurait étonné qu’une idée traverse ce crâne de piaf. Occupe-toi de mon armure, elle est dans un état lamentable. Et les écuries ont besoin d’être nettoyées.
Un grognement lui échappa. Avant qu’il ait eu le temps de protester, Arthur avait disparu dans le couloir.

*

_Père.
_Arthur. Je te croyais à l’entraînement, remarqua distraitement le roi sans lever les yeux du document qu’il était en train de lire.
_Il y a quelque chose dont j’aimerais qu’on parle d’abord.
Intrigué, Uther accepta enfin de regarder son fils.
_Vraiment ?
_La prisonnière.
Sentant aussitôt dans quelle direction cette conversation se dirigeait, le roi leva les yeux au ciel, mais accepta de demander :
_As-tu réussi à la faire parler ?
_Elle prétend avoir été ensorcelée.
_Dans ce cas, elle porte de la magie en elle, ce qui signifie qu’elle est un danger. Elle sera exécutée à l’aube.
_Père, elle…
_Ce sont mes ordres, Arthur.
_Mais elle est une victime !
_Aucune importance. Nous devons éradiquer la menace avant qu’elle nous éradique. Personne ne sait pourquoi elle est arrivée devant moi. Que cela soit par sa propre volonté ou non importe peu, elle pouvait être là pour me tuer, ou pire, pour te tuer toi. Tu as vu la façon dont elle est habillée. Seule une créature maléfique oserait porter ce genre de choses.
_Père, les gardes ont été très longs à réagir. Si elle était suffisamment puissante pour apparaître ainsi de nulle part et si son but avait bien été notre mort, elle aurait eu tout le temps de nous tuer.
S’il avait jusque là plus ou moins gardé son calme, le roi explosa à cet instant, sa voix résonnant contre les murs de pierre jusqu’à envahir la pièce d’une façon menaçante :
_Cesseras-tu un jour de me contredire ?
_Cesserez-vous un jour d’être aveugle ?
_Je ne te permettrai pas de m’insulter ainsi !
_Camelot n’a pas besoin d’un roi qui se laisse guider par la peur.
_Quand tu auras pris ma place, tu gouverneras comme bon te sembleras. Tu pourras livrer le royaume à la magie et au chaos si tu le souhaites. D’ici là, tu es sous mes ordres, comme tout le monde !
_Mais…
_Assez ! La fille sera exécutée !
Arthur hésita un instant en reconnaissant la menace dans le ton employé par son père. Il le connaissait bien : c’était le ton qui sous-entendait que s’il ne faisait pas marche arrière immédiatement, il se retrouverait lui aussi au cachot. Soupesant le pour et le contre, il songea à la jeune femme enfermée dans sa cellule, aux blessures qu’il avait remarquées sur ses jambes nues, à ses mains écorchées et pleines de terre, à la terreur qu’elle avait tant bien que mal tenté de cacher, à son absence presque totale de résistance lorsqu’elle avait été emmenée… A ses cheveux dorés, ses grands yeux émeraudes, son sourire triste. Pouvait-elle vraiment être une créature maléfique ? Bien sûr, il avait eu plus d’une fois affaire à des femmes d’apparence inoffensive qui s’étaient avérées être des sorcières meurtrières, mais il doutait de la culpabilité de celle qui s’était présentée sous le nom de Chloé. Ses blessures corroboraient sa version, et il pensait sincèrement ce qu’il avait dit à son père : si elle avait été là pour faire quelque chose de mal, elle en aurait eu le temps étant donné la lenteur des gardes, trop stupéfaits pour réagir avec leur zèle habituel lorsqu’elle avait fait son apparition.
Il devait choisir un camp. Et malgré toutes les preuves qu’il avait reçues récemment sur la magie, qui semblaient indiquer qu’elle était rarement une bonne chose, il devait avouer que le camp de son père, qui consistait à éliminer tout ce qu’il ne comprenait pas, ne l’attirait pas.
Alors, regardant le roi droit dans les yeux, il exigea :
_Pas sans un procès équitable.
Un éclair de fureur passa sur le visage d’Uther, qui répliqua avec une rage mal contenue :
_C’est à moi seul de juger.
_Père…
_Ca suffit ! Gardes ! Emparez-vous de lui ! Et jetez-le dans la même cellule que la fille ! Il y restera jusqu’à ce qu’un peu de bon sens lui rentre dans le crâne.
Arthur ne fit pas mine de se débattre, dégageant simplement son bras lorsque l’un des hommes de son père tenta de s’en saisir, signalant ainsi qu’il le suivrait de son plein gré. Il ne décrocha pas un mot alors qu’on le débarrassait de son épée et qu’on l’escortait jusqu’aux cachots. Lisant la stupéfaction dans le regard de la jeune femme quand elle le vit apparaître devant elle encadré par deux gardes, il secoua la tête dans un geste qui signifiait clairement qu’il n’était pas certain de la façon dont il s’était retrouvé dans cette situation. L’un des hommes ouvrit la porte et le poussa à l’intérieur avec une certaine crainte, ne sachant trop comment il devait traiter ce prisonnier un peu particulier. Alors qu’il s’apprêtait à refermer derrière lui, Arthur haussa un sourcil arrogant en se tournant vers lui et en demandant :
_Vous n’oubliez rien ?
Les gardes échangèrent un regard confus et le prince roula des yeux en se demandant soudain comment Camelot pouvait encore tenir debout avec des incompétents pareils pour la protéger. Récupérant le trousseau qui pendait à sa ceinture et qui contenait les clefs de cette cellule, il le balança entre les deux hommes. L’un d’eux le rattrapa au vol et marmonna quelque chose, puis il verrouilla enfin la porte et quitta la pièce.
Toujours mal remise de cette arrivée inattendue, Chloé fit remarquer :
_Vous auriez dû les garder. Une petite évasion ne vous tentait pas ?
Le prince haussa les épaules en s’asseyant contre le mur opposé à celui qu’elle occupait.
_Nous n’aurions pas quitté cet endroit vivants.
Elle hocha la tête. Le silence retomba dans la cellule avant que la curiosité de la journaliste ne reprenne le dessus.
_Pourquoi êtes-vous ici ?
_Pour la vue, répondit-il avec un sourire ironique.
Elle lâcha un léger rire alors qu’il consentait à expliquer :
_J’ai tenté de prendre votre défense. Contredire mon père est toujours une mauvaise idée, mais quand il s’agit de magie, c’est carrément du suicide.
_Et pourtant, vous l’avez fait… Merci.
Un nouveau haussement d’épaules lui répondit. Refusant de laisser passer cette opportunité peut-être unique de discuter avec quelqu’un qui pouvait réellement être le futur roi Arthur, la petite blonde lâcha :
_Les geôles de Camelot sont-elles si surpeuplées qu’ils soient obligés de vous jeter dans la même cellule que moi ?
Dans cette époque médiévale, elle ne savait trop ce qui était le plus inconvenant, d’enfermer ensemble un homme et une femme qui ne se connaissaient pas, ou d’abandonner un prince avec quelqu’un du petit peuple. Mais ce qu’elle savait, c’était que la situation n’était pas normale.
_C’est une punition.
_Oh.
Identifiant la vexation mal dissimulée dans cette unique syllabe, le prince sourit en fermant les yeux et en laissant sa tête reposer contre le mur.
_Je pense que mon père espère que me faire passer du temps avec vous me permettra de me rendre compte que vous êtes malfaisante.
La jeune femme haussa les sourcils en enfouissant ses mains sous la cape qu’il lui avait amenée plus tôt.
_Et il n’a pas peur que j’en profite pour vous assassiner ?
_Sa confiance en mes capacités de guerrier est inébranlable. Il pense sans doute que je saurai me défendre.
_Si cela peut vous rassurer, je n’ai pas l’intention de vous tuer.
Elle faillit ajouter qu’elle craignait de créer un sacré paradoxe temporel si elle intervenait dans quoi que ce soit tant qu’elle n’était pas retournée à son époque, mais elle parvint à se mordre la langue et à retenir cette remarque déplacée.
_Voilà qui est une bonne nouvelle. Tenez.
Les chaînes la retenant, elle ne parvint pas à récupérer au vol l’objet qu’il lui avait lancé, le laissant plutôt atterrir à côté d’elle. Remarquant qu’il s’agissait d’une clef, elle leva le regard sur lui.
_Pour vos fers. Je l’ai enlevée au trousseau avant de le donner au garde.
Elle le remercia d’un grand sourire et parvint au prix de quelques contorsions à s’emparer de la clef et à se libérer les mains, puis les jambes. Poussant un soupir de soulagement, elle entreprit de masser doucement ses poignets meurtris, grimaçant en voyant les profondes entailles causées par les entraves.
_Est-ce que ça va aller ?
_J’ai connu pire.
_Vraiment ?
_Oh oui. Croyez-moi, je m’en remettrai.
Elle se tut le temps de soulever l’étoffe qui lui couvrait les jambes pour examiner ses chevilles écorchées. Remarqua le regard intrigué que le jeune homme posait sur sa tenue et sentit le rouge lui monter aux joues. Réalisant sans doute qu’il la mettait mal à l’aise, il se détourna.
_Désolé. Ce sont des habits inhabituels.
_J’avais cru comprendre.
Forcément. Si elle avait su en quittant Glastonbury le matin même qu’elle allait se retrouver au Moyen Age, elle aurait fait un effort vestimentaire. Elle s’enveloppa de nouveau dans la longue cape en soufflant sur ses mains pour les réchauffer, tentant de décider quel sujet elle pouvait aborder avec le jeune homme qui lui avait sauvé la vie. Comme à son habitude, elle se décida pour une question prioritaire :
_Pensez-vous que j’ai une chance de m’en sortir ?
_La vérité ? Ou un mensonge rassurant ?
Elle eut un sourire amer.
_Je crois que j’ai ma réponse.
Il hocha la tête dans un soupir, visiblement las et frustré.
_Racontez-moi.
A son regard surpris, elle développa :
_Votre père. Racontez-moi pourquoi il hait tant la magie.
_La magie a apporté énormément de mal à Camelot jusqu’à ce qu’il parvienne presque à l’éradiquer il y a un peu plus de vingt ans. Et depuis, chaque sorcier ou magicienne que nous avons rencontré a semblé utiliser la magie pour tenter de détruire la cité.
_Il y a un peu plus de vingt ans, murmura-t-elle, son cerveau tournant à plein régime. Quel âge avez-vous ?
_Voilà une question inconvenante, lâcha-t-il avec un sourire. 23 ans.
Elle se tut le temps de faire le tri dans ces informations. Selon les légendes, la magie avait beaucoup à voir avec la naissance d’Arthur, on disait même que Merlin y était pour quelque chose. Etait-il possible qu’Uther ait fait appel à la magie pour pouvoir concevoir son fils et ait été trahi ? Car une chose était certaine : Merlin était ici plus jeune qu’Arthur, peut-être d’un an ou deux, il n’avait donc pas pu interférer avec sa naissance.
Elle s’apprêtait à continuer son interrogatoire lorsqu’ils entendirent tous les deux la porte du haut des escaliers s’ouvrir. Ils se levèrent d’un même mouvement méfiant. Il y eut quelques mots échangés par des voix étouffées, puis le sorcier fit son apparition devant eux, un plateau dans les mains, accompagné par l’un des gardes. L’homme ouvrit la porte afin que le servant puisse poser la nourriture sur la petite table dont était munie la cellule et resta posté devant l’entrée pour parer à toute éventualité. Désignant le sac qu’il portait en bandoulière, Merlin fit remarquer au garde :
_Je risque d’en avoir pour un moment. Vous pouvez…
_J’ai ordre de ne pas vous laisser seul avec eux.
Le jeune mage plissa les paupières. Évidemment. En apprenant qu’Arthur avait été mis en cellule, il avait réussi à négocier avec Uther pour lui apporter un repas, mais il aurait pu se douter que le roi ne lui ferait pas confiance. Il allait devoir faire avec. Se dirigeant vers la jeune femme, il posa son sac à terre et en sortit un flacon de verre empli d’une substance blanchâtre.
_Pour vos blessures, expliqua-t-il.
Il sembla hésiter une seconde, se dandinant d’un pied sur l’autre en essayant de décider s’il devait la soigner lui-même. Elle finit par s’emparer du flacon, se débarrasser une fois de plus de la cape et appliquer elle-même l’onguent sur les entailles qui lui parsemaient les jambes, puis sur sa pommette ouverte et ses poignets rougis, levant les yeux au ciel quand elle remarqua les vains efforts que les trois hommes présents faisaient pour ne pas regarder dans sa direction. Lorsqu’elle eut terminé, elle rendit le récipient vide à Merlin en lançant d’une voix légère :
_Et voilà, je suis comme neuve pour être menée au bûcher. Merci.
Le prince et son serviteur échangèrent un regard avant qu’Arthur ne prenne la parole, résigné.
_Je pense que nous avons tout tenté.
_Pas encore.
Pressentant où le jeune garçon voulait en venir, le blond demanda :
_Gaïus ?
_Gaïus, confirma Merlin.
_Gaïus ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Allô ?
_Gaïus est le médecin de la cour, et l’un des plus vieux confidents de mon père. S’il reste une personne capable de le faire changer d’avis, c’est lui.
_Pourquoi prendrait-il ma défense ?
_Il la prendra, assura Merlin. La question est de savoir si Uther l’écoutera.

*

_Avez-vous perdu la tête, vous aussi ?
_Sire, si cette jeune femme est innocente, l’exécution attisera la haine du peuple à l’égard de votre conception de la justice.
Trop préoccupé qu’il l’était par la prisonnière et par la manie des personnes qui lui étaient proches de le contredire chaque fois qu’il s’agissait de magie, Uther ne releva pas l’insulte que le vieux médecin n’avait pas pris la peine de voiler.
_Et si elle est coupable ?
_Alors Arthur a raison : elle doit avoir des complices, et nous devons découvrir de qui il s’agit.
_Comment comptez-vous vous y prendre ?
Gaïus retint un discret sourire victorieux. Le roi posait des questions au lieu d’opposer un non ferme à tout ce qu’il disait, c’était bon signe. Peut-être pouvait-il le convaincre.
_Je suggère de la placer sous ma garde. Elle se croira en sécurité puisqu’elle pensera que je lui ai sauvé la vie, sa méfiance s’endormira, et je n’aurai aucune difficulté à découvrir ce qu’elle pourrait nous cacher.
_Vous prenez un énorme risque, estima le roi, vacillant.
_Sire, songez que si elle avait vraiment le pouvoir de se déplacer à sa guise, elle aurait depuis longtemps disparu de sa cellule.
Il y eut un long silence, au cours duquel Uther sembla peser le pour et le contre. Finalement, il accorda un hochement de tête au médecin, qui le remercia d’une légère courbure du torse et se dirigea vers la porte pour aller annoncer la nouvelle à Merlin et lui dire de lui amener la prisonnière. Avant qu’il ne quitte la pièce toutefois, il entendit la voix du roi dans son dos :
_Gaïus !
Il s’arrêta et se retourna.
_Sire ?
_Elle est sous votre responsabilité. Est-ce bien clair ?
Il acquiesça en comprenant ce que cela signifiait. S’il arrivait quoi que ce soit, c’était lui qu’on accuserait. Mais il était confiant. Merlin lui avait parlé de la jeune femme et il était persuadé de son innocence. Certes, les instincts du jeune garçon n’étaient pas très fiables, songea Gaïus en se remémorant cette histoire avec Freya. Mais il tentait toujours de faire ce qu’il estimait juste, et pour cela, il méritait une chance. Tout comme cette jeune femme énigmatique.

*

A suivre…
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Chlo
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Ven 15 Avr 2011 - 8:54

Yahouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu (tu postes systématiquement lorsque je dois foutre le camp pour une journée complète dans un musée hein... sadique! je lirai ça au plus vite parce que je veuuuuuuxxxxxxxxx)

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Alexiel
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Ven 15 Avr 2011 - 9:56

Comme j'ai fini Merlin, j'attendais ton retour pour attaquer (histoire d'être sûre d'avoir la suite), je lis ça dans le week-end

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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mar 19 Avr 2011 - 23:46

Moi? tête en l'air. Jamais... tu me connais voyons. ma review a juste pris des vacances avant de venir te voir ^^


J'adore, je m'attendais pas à ça à vrai dire. je voyais déjà de sombres cachots et des pauvres fous venant quasiment l'attaquer lol Alors, un arthur de 23 ans c'est soft. Et un tit merlin sympathique avec en prime ^^

J'ai pouffé de rire avec le "toute neuve pour aller au bucher (ou ressmblant, je n'ai pas le courage d'aller vérifier)" c'était juste purement Chloé ça ^^

Bref, maintenant qu'elle est sous la protection de Gaius, ça risque de devenir intéressant son insertion dans la vie du chateau. bon, pas en toute liberté je suppose, mais ça promet ^^ Et en robe d'époque je vous prie Razz

Bravo choupinette et bon retour!

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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Lun 27 Juin 2011 - 16:41

I love it c'est tout simplement génial
Hâte de voir ce qui va lui arriver maintenant qu'elle sous la garde de Gaius Very Happy

Sa risque d'être bien marrant
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Nini
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Jeu 1 Sep 2011 - 5:37

JE VEUX LA SUIIIIIIIIIIIITE mdrr
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Nini
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Jeu 1 Sep 2011 - 5:43

Pardon, je vais donner + de contenance à mon feed mdr

Alors, tu m'as redonné envie de voir du Merlin depuis quelques jours, et je ne sais pas pourquoi mais comme je n'arrive pas à réviser, j'ai envie de lire. Et ça fait TROP longtemps que ça ne m'était pas arrivé lol
Du coup, je me suis lancée à la recherche de la fic dont tu m'avais parlé il y a très longtemps...une fic avec Merlin lol
Bref je crois avoir trouvé et ça m'a bien plu !!!
Je retrouve le contexte de Merlin, c'est le gros + !
C'est vrai que ton idée est originale, même si le scénario du retour dans le passé est + que revisité, imaginer une Chloé Sullivan chez Arthur (et surtout ds cette version proposée lol) c'est assez osé ! Forcément, en tant que Merlinoise (lol), j'approuve !

Tu nous as offert 2 jolis chapitres mais j'ai l'impression qu'on a juste les prémisses, donc je veux la suiiiiiiiiiiiiiite mdr

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elina
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Sam 12 Nov 2011 - 23:35

ça y est j'ai rattraper mon retard; Je ne pouvait pas ne pas lire cette fic, en tant que grande fan de Merlin !
Quelle bonne idée d'envoyer notre Chloé du 21ème siècle au temps des chevaliers !!!! Rien que de penser au décalage d'époque et à toutes les situations dans lesquelles elle risque de se trouver... ça me fait rire.
Je suis déjà fan de l'amitié Chloé/Merlin et fan de la possible (pitié fait-le même si ton résumer ne semble pas aller dans ce sens...) histoire entre Chloé et Arthur bounce

Bref ... une suite est vivement demandée !
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Laenan
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 13:53


En errant dans les tréfonds du forum (oui, nan, je suis pas trop motivée pour travailler ces jours-ci >.<), je suis tombée sur un vieux poste de Chlo évoquant ton cross SV/Merlin et donc, en nouvelle fan de Merlin, je n'ai pu faire autrement que de venir voir de quoi il en retournait (j'viens jamais dans la rubrique "fanfics autres", je sais, c'est mal ! lol). Smile
Eh bien, j'ai très bien fait ! J'adore ! Et, comme Nora, j'ai l'impression qu'on en est à peine au commencement et ça met sacrément l'eau à la bouche tout ça ! Laughing

Presque un an et 5 mois plus tard, je viens donc réclamer une suite ! \o/
...
S'il te plait ?... Laughing



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pretender
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 14:21

oh my god... oui, elle fait partie des fics que j'ai l'intention de finir dans l'année, le pb c'est qu'il faut que je me remette dans le bain (et surtout dans le bain de merlin), mais je vais faire de mon mieux, promis ! surtout que le chapitre suivant est presque fini depuis... pfiou, depuis des mois. c'est le "presque" le problème lol
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Chlo
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 14:28

Laenan a écrit:

En errant dans les tréfonds du forum (oui, nan, je suis pas trop motivée pour travailler ces jours-ci >.<), je suis tombée sur un vieux poste de Chlo évoquant ton cross SV/Merlin et donc, en nouvelle fan de Merlin, je n'ai pu faire autrement que de venir voir de quoi il en retournait (j'viens jamais dans la rubrique "fanfics autres", je sais, c'est mal ! lol). Smile
Eh bien, j'ai très bien fait ! J'adore ! Et, comme Nora, j'ai l'impression qu'on en est à peine au commencement et ça met sacrément l'eau à la bouche tout ça ! Laughing

Presque un an et 5 mois plus tard, je viens donc réclamer une suite ! \o/
...
S'il te plait ?... Laughing




XD suis ravie de servir à quelque chose dans ma vie XD

Mais par contre...

Des mois que c'ets fini le chapitre et rien de posté pret?!

Et juste un post pour me donner des faux espoirs!

Vous n'êtes qu'une bande de sadiques!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

(laenan, va taper venise secrète ou je viens te botter les fesses personnellement - j'habite à deux pas des deux gares de ma vielle, ça peut arriver vite - enfin, sauf si t'es pas en belgique Laughing )

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Laenan
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 14:32


Ah bah, du point de vue "lectrice", le "presque" est encourageant ! (Ca l'est plus qu'un "ah ouais mais nan j'ai laissé tomber l'idée depuis des mois" Laughing )

J'attends donc cette suite avec impatience (et je suis certainement pas la seule ^^) ! Very Happy


PS : Quand tu dis "dans l'année", tu veux vraiment dire "avant décembre 2012" ? Shocked


PS2 à Chlo : Oui, chef, à vos ordres, chef ! (Nan mais justement je suis entrain de m'y remettre là ^^)
Je migre à Lille ce week-end, je devais avoir une mauvaise intuition Razz



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pretender
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 14:36

presque chlo, presque fini j'ai dit ! c'est le mot-clef le presque hein !

et oui c'est bien ça... on sait jamais, si la fin du monde arrive, j'voudrais finir cette fic et sous couverture d'abord lol
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Laenan
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 14:41


Ah oui, la fin du monde, j'avais oublié... Laughing


Sous couverture aussi !!! \o/ Tu embellis ma journée !


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Chlo
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MessageSujet: Re: Des Siècles De Légendes (SV/Merlin)   Mer 5 Sep 2012 - 18:05

Yataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

Laenan, tu ne m'échapperas pas longtemps XD je débarquerai très prochainement *rire diabolique*

Pret... Je veux sous couvertureeuhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh

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