Shivers : le forum du chlex

D'abord unique forum français entièrement dédié au couple Chloé/Lex de Smallville, Shivers se tourne aujourd'hui vers l'écrit sous toutes ses formes !
 
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 Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)

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Sixpence
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MessageSujet: Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)   Sam 21 Aoû 2010 - 15:34

Genre : Horreur/Romance
Catégorie : NC17
Ship : Chlex
Disclamer : Rien n'est à moi blah blah blah...

Et voilà, Lana refermait la cinquième porte sur des enfants aux déguisements tous plus farfelus mais originaux les uns que les autres. Elle avait eu affaire à des fantômes, des zombis, des sorcières, des citrouilles humaines et toutes sortes de créatures toutes sorties de l’au-delà le temps d’une soirée et appréciées des gamins qui frappaient aux portes avec la même question. Heureusement, comme tous les ans, la jeune fille modèle de son lycée et capitaine des pom-pom girls avait prévu sa réserve de sucreries pour tous les satisfaire.
Et comme tous les ans, elle se demandait d’où venait cette expression ridicule : des bonbons ou la vie ? Les enfants ne pourraient pas ôter la vie s’ils n’obtenaient pas ce qu’ils étaient venus chercher.
Dans un soupir las, la brune parfaite retourna dans son salon où les pop-corn roses étaient prêts à être mangés. Elle et son petit ami fidèle prévoyaient de passer cette soirée morbide devant les plus morbides des films d’horreur. L’originalité était vraiment de mise ce soir ! Ils n’avaient jamais tenté l’expérience auparavant car Lana s’était refusée à regarder des films d’horreur avant la limite de seize ans imposée dans les informations sur ce genre de films. Demain, à coup sûr, elle pourrait raconter à tout le monde sa folle soirée gore !
Dans un grognement exaspéré, elle se releva du canapé dans lequel elle venait de s’affaler, ses royal pop-corns sur les genoux, prête à déguster. Elle espérait que ce n'étaient pas d’autres enfants en manque de caries mais bien son fougueux étalon blond cette fois !
Lana ouvrit la porte en grand mais elle fronça les sourcils en se retrouvant face à une rue complètement déserte. Les enfants étaient tous partis dans une autre partie du quartier et elle se demanda qui avait bien pu sonner à sa porte.
_Whitney, si c’est toi qui me fait une blague…dit-elle en cherchant derrière la porte et autour de la maison.
Arrivée sur la pelouse, la jeune femme observa la rue abandonnée, recouverte de confettis et autres papiers multicolores et, sur le trottoir d’en face, elle fut secouée par une vision cauchemardesque. Whitney se tenait debout, il titubait en tentant de rejoindre l’autre côté de la rue, la gorge en sang et le ventre ouvert.
_La..Lana ! Gémit-il avant de s’écrouler sur le bitume.
Pétrifiée et incapable de bouger, la jeune femme se plaqua les mains sur sa bouche mais elle ne put étouffer le cri aigu et violent qui sortit de sa bouche, résonnant dans toute la rue.

Bloquée par des barrières, la route qui menait jusqu’au lycée était désormais envahie par des voitures de police et les lieux étaient infestés de journalistes. Surpris par autant d’agitation dehors, les élèves tranquillement assis dans les cars se transformèrent brusquement en bêtes sauvages, cherchant par tous les moyens à se coller contre les vitres, à l’affût du moindre élément pouvant leur expliquer ce qui se passait. A l’avant, le chauffeur leur demanda de rester calme et après un court échange avec un policier à l’extérieur, le car put reprendre sa tournée jusqu’au lycée.
A l’arrivée, le même tableau se dessina devant les yeux des lycéens. L’endroit était comme réquisitionné par la police. Abasourdis, tous pénétrèrent dans leur établissement en cherchant par le bouche à oreille à comprendre ce qui se passait mais rien ne semblait filtrer.
D’un regard malicieux, Clark et Pete, deux lycéens en seconde année s’éclipsèrent discrètement dans le couloir pour filer au premier étage, ils savaient que là bas ils y trouveraient LA personne toujours au courant de tout.
En entrant dans le cabinet de journalisme, ils trouvèrent leur meilleure amie, Chloé, une blondinette du genre hyperactive, en pleine séance d’hyperactivité. Jamais ils ne l’avaient vu s’agiter comme ça mais en plus ils devinaient une bonne dose d’anxiété, son petit froncement de sourcils la trahissait.
En hochant la tête, un sourire mauvais aux lèvres, Pete sortit de son sac un masque blanc au visage déformé qu’il enfila sur sa tête et il se plaça au bon endroit et lorsque Chloé passerait par là…
_Bouh !
_Pete ! S’exclama-t-elle en hurlant.
Elle lui arracha le masque et elle le balança à travers la pièce.
_Qu’est-ce qui va pas chez toi ?
_C’était pour détendre l’atmosphère. Se justifia-t-il.
_Chloé qu’est-ce qui se passe ? Demanda Clark en tentant de suivre les allers et venues de son amie entre son ordinateur et l’imprimante.
_Je sais qu’on est à Smallville mais là notre ville vient de connaître la nuit d’halloween la plus sanglante de son histoire.
_On a vu des voitures de police garées partout et près de là où habite Lana. S’inquiéta-t-il.
Chloé lui plaqua entre les mains une affiche qu’elle venait d’imprimer.
_Hier soir vers minuit Lana a trouvé Whitney agonisant en pleine rue, la gorge tranchée et le ventre ouvert. Il est mort devant elle.
_C’est pas vrai !
_Argh c’est gore !
_On ne peut pas dire autre chose. Répondit-t-elle à Pete qui faisait la grimace.
_Personne n’a rien vu ? Demanda Clark.
_D’après le témoignage entrecoupé de Lana, la rue était déserte à ce moment là mais ce n’est pas ce qu’il y a de plus bizarre. Souligna-t-elle.
Elle donna une autre feuille chaude tout droit sortie de l’imprimante aux garçons qui levèrent le même regard interrogateur sur leur journaliste hors pair.
_La police a retrouvé dans la veste de Whitney une feuille blanche où était écrit « Trick or treat ? ».
_C’est une blague ?
_En fait, les flics pensent davantage à un coup de folie. Ils enquêtent, mais sans témoin…
_Pourquoi Whitney s’est-il retrouvé là ? Questionna Clark, réellement impliqué dans l’affaire.
_Il rejoignait sa belle pour une soirée télé.
_On a le droit de la voir, tu crois ?
_Si j’étais toi, j’attendrais que le choc soit passé. Elle a vu son petit ami mourir sous ses yeux.
_C’est pas que les détails sordides m'intéressent tant que ça, mais il est mort à cause de…S’aventura Pete.
_Arme blanche, probablement un couteau.
_Mais comment peut-on éventrer un être humain ?
Chloé et Pete haussèrent tous les deux les épaules. Cette situation dépassait déjà bien assez leur imagination.

La journée parut maussade à tout le monde. Tout d’abord, les élèves étaient interrogés à tour de rôle par le shérif et tous tentaient de cacher leur état d’affolement à l’idée d’être suspecté. Ils ne comprenaient pas pourquoi on les impliquait dans cette affaire de meurtre. A chaque cour, la classe dans laquelle se trouvait Whitney affrontait difficilement l’absence de leur camarade, ne voyant plus qu’un siège vide.
Quand arriva l’heure du déjeuner, il était clair que personne ne voulait passer une minute de plus dans l’enceinte du lycée. Alors, ce fut la bousculade générale dans les couloirs. Tous poussaient les plus proches de la sortie mais pour les malheureux désignés pour être interrogés entre ces deux heures de battement entre les cours, ils devaient se résigner à rester.
Clark et Pete purent déterrer Chloé de son clapier de l’information pour la nourrir un peu. Ils partirent en voiture jusqu’au Talon où ils étaient certains de trouver un peu de calme.
Tous trois étirèrent légèrement les lèvres en remarquant une Porshe garée devant l’établissement. Une fois à l’intérieur, les garçons se proposèrent pour aller commander, laissant la petite blonde s’installer à la table qu’un certain milliardaire avait déjà réquisitionnée.
_Excusez-moi ? Ces places sont-elles à acheter ?
Devant le ton malicieux de Chloé, Lex Luthor leva la tête et lui offrit le premier et unique sourire auquel elle aurait sûrement droit aujourd’hui.
Contrairement à ce qu’elle s’était imaginée, elle apprécia de pouvoir s’affaler sur la banquette.
_Éprouvante matinée n’est-ce pas ?
_Mais je rêve ! C’est la Torch que tu lis ! S’exclama-t-elle.
_Je ne te ferai pas d’infidélités ! Proclama Lex.
_Tout le monde est secoué. Répondit-elle enfin à la question posée.
_Je suis surpris qu’on ne t’ait pas censurée.
_C’est un sujet qui concerne aussi le lycée, ils ne peuvent pas.
_Ton opinion ?
_Je suis plus ou moins d'accord avec celle de la police. J’arrive pas à concevoir qu’on puisse assassiner comme ça de sang froid.
_Des gars qui se font poignarder, c’est affaire commune à Métropolis, tu sais. Tenta-t-il de relativiser.
_Je n’ai pas révélé ce détail immonde aux garçons pour des raisons qui me semblent évidentes mais à toi je peux le dire. Whitney a reçu dix-sept coups de couteau ! C’est pas une affaire qui a mal tourné et qui s’est terminée dans le sang.
_Excuse-moi, j’ai été maladroit. Reconnut-il.
_Non c’est moi ! Je suis au taquet depuis ce matin. Je n’arrête pas. Si je n’avais pas mon café chéri, mon état serait certainement plus que discutable.
_Jolie tournure.
Tous deux éclatèrent de rire. Chloé pouvait enfin évacuer une partie de la pression qui l’habitait depuis ce matin et ce n’était pas un luxe.
_Je pourrais venir te ravitailler ce soir si ça t’intéresse ?
Lorsque le milliardaire posa sa main sur celle de Chloé, Pete tapa dans la main de Clark qui émit un grognement.
Les deux compères étaient volontairement restés à l’écart et Pete avait parié vingt dollars qu’il y aurait un contact physique, quel qu’il soit. Clark n’acceptait pas la défaite alors que Pete jubilait avec un joli petit billet vert entre les mains. Il donna un coup dans l’épaule de son acolyte et ils se décidèrent enfin à les rejoindre. Dans son assiette, Clark regardait le ketchup s’échapper de tous les côtés. Il déglutit avec dégoût. Peut-être n’aurait-il pas dû prendre un hamburger ce midi.

Entre seize heures et dix-huit heures, le proviseur était passé dans toutes les classes, accompagné du shérif pour expliquer à nouveau les tragiques événements survenus la nuit dernière et aussi l’objet précis des interrogatoires. Pour les élèves, c’était la goutte d’eau qui faisait déborder le vase. Tout au long de l’après-midi, ils s’étaient persuadés, qu’en ne songeant plus à ce meurtre, la soirée serait moins douloureuse mais cette piqûre de rappel eut le même goût amer.
Ce ne fut qu’au terme de ces deux heures que les lycéens furent autorisés à quitter l’établissement. Dans les couloirs, seuls quelques murmures s’élevaient par-ci par-là, tous imaginant quelles genres de conversations ils devraient subir à leur table respective une fois chez eux.
Une seule élève ne rechignait pas à rester « faire des heures supp’ » comme elle appelait ça.
Chloé s’enferma au bureau de la Torch pour entamer l’édition du jeudi de son journal. Avec une pointe de tristesse, elle accrocha sur son mur une des photos qu’elle avait prise sur la scène du crime et elle réalisa que c’était la seule édition spéciale qui avait été imprimée depuis la pluie de météorites. Tout en haut, la jeune fille conservait précieusement l’article rédigé par les lycéens journalistes de cette fameuse année.
En se frottant les yeux, elle décida de se remuer un peu si elle ne voulait pas passer la nuit ici. Elle s’installa donc devant son écran d’ordinateur, rassembla tous les éléments et notes prises aujourd’hui. D’ailleurs, elle n’en revenait pas que le proviseur, comme le shérif, l’ait autorisé à assister à un interrogatoire cet après-midi. Au moins, elle avait la preuve qu’ils la prenaient au sérieux. Bon ! Elle savait que le proviseur Reynolds reconnaissait le professionnalisme de son travail mais la confiance qu’il lui accordait la surprenait malgré tout.
Dans une moue hésitante, elle s’empara du combiné du téléphone pour appeler son père. Gabe était du genre mère poule puissance dix millions alors avec un mort dans tous les esprits, elle préférait lui rappeler qu’on était jeudi et qu’elle restait au lycée plus tard que d’habitude. Ce geste la rassura largement et elle put enfin se mettre au boulot avec toute la concentration possible.
Trois heures plus tard, elle mettait le point final à l’article, tout le reste n’était que de la mise en page. Elle s’en voulait presque d’avoir autant d’inspiration sur une affaire de meurtre aussi sanglante. Et après tout, elle n’avait jamais réellement apprécié Whitney et c’était réciproque. Il n’y avait pas à avoir d’état d’âme à faire un bon article sur sa mort.
_C’est l’heure du ravitaillement ! S’exclama Lex en frappant à la porte.
Un grand sourire sur le visage, Chloé alla lui ouvrir, lui arracha presque un gobelet des mains et elle prit plaisir à humer sa drogue, les yeux fermés, laissant presque échapper un gémissement.
_Wouaw, j’arrive à temps !
_Une heure plus tard et je t’aurai sauté dessus.
_Je suis pas contre. Laissa-t-il échapper, plus pour lui-même. Alors, viendras-tu à la soirée de commémoration ? Demanda-t-il, histoire de changer de sujet.
_Je n’ai pas encore terminé et personnellement, je sais déjà que je ferai tâche dans le décor. Les seules personnes présentes seront ses parents et ses ex-coéquipiers, et peut-être quelques élèves. Moi, on me regardera comme la journaliste avide d’un scoop.
_Hum, prudence est mère de sûreté ?
_Ouais, quelque chose comme ça.
Le jeune homme acquiesça et il prit ses aises sur le canapé, savourant son café qui avait déjà refroidi. Chloé l’imita et elle profita de cette pause pour pencher sa tête contre le dossier et fermer les yeux. D’habitude, les effets de la fatigue ne se faisaient pas spécialement sentir mais la journée fut particulièrement longue. Elle rouvrit brusquement les paupières au contact d’un corps étranger contre le sien mais elle n’osa pas repousser le milliardaire qui s’était donné la permission de poser ses lèvres sur les siennes.
_Tu crois que c’est le bon moment pour ça ?
_Ça fait des semaines que je le cherche ce moment. Susurra-t-il.
_Le lycée est sensé être endeuillé. Renchérit-elle.
_Tu détestais Whitney.
_Quelqu’un pourrait nous surprendre.
_J’ai verrouillé la porte.
_Il est tard ! Insista-t-elle.
_Il n’est même pas vingt-deux heures.
_Je suis à court d’excuses. Capitula-t-elle.
Lex s’imposa sur elle dans un sourire vainqueur, la forçant à se coucher complètement sur la banquette. Il ne perdit pas de temps pour foncer à nouveau sur sa bouche qui sentait bon le café et qui avait un goût de fraise. Amusée par la tournure que prenaient les choses, Chloé pouffa de rire et enroula ses bras autour de la nuque du jeune homme en lui rendant chaque baiser donné. Portée par ses pulsions, ses jambes s’enroulèrent d’elles-mêmes contre le corps musclé de Lex qui profita de cet instant d’abandon pour plonger une main dans les cheveux de la jeune femme. Il exerça une légère pression de ses doigts pour qu’elle penche la tête et il approfondit son baiser. Chloé ne rechigna pas et ouvrit grand la bouche, accueillant la langue de son compagnon contre la sienne. Surprise par toute la fougue mise dans un baiser, la jeune fille ne retint plus ses gémissements et elle commença à se frotter dangereusement contre Lex sous l’effet de l’excitation. Lui aussi sentait la température monter d’un cran et avec urgence il descendit ses mains sur le corps chaud de Chloé. Il passa ses mains sous son chemisier pour des caresses plus intimes. Le corps tremblant de désir, la blondinette quitta la bouche du milliardaire pour aller s’attaquer à sa jugulaire et sa gorge qu’elle suça et lécha comme s’il s’agissait d’une sucrerie et les grognements au creux de son oreille ne firent que l’encourager à continuer. En se mordant la lèvre, elle décrocha ses mains et commença à déboutonner avec minutie la chemise de Lex. La moitié des boutons lui avaient cédé et soudain tout fut plongé dans le noir le plus total et Chloé arrêta tout mouvement.
_Hum, intéressant. S’enthousiasma Lex.
_Ce n’est pas normal.
_Oh, ma petite caille aurait-elle peur du noir ?
_Lex je ne plaisante pas ! S’écria-t-elle en le repoussant.
Elle remit de l’ordre dans ses vêtements, se leva et avança à tâtons dans la pièce. Elle sortit une lampe torche d’un tiroir de son bureau.
_Où se trouve le panneau électrique ?
_Là dans le couloir. Indiqua-t-elle.
Lex lui prit la lampe des mains, prenant l’initiative d’aller vérifier ce qui avait tout fait disjoncter.
Dans le bureau, Chloé s’approcha de la baie vitrée qui donnait sur le parking resté éclairé. Elle aperçut le proviseur, attaché-case en main qui quittait le lycée. Elle le vit rentrer dans sa voiture et son attention fut détournée avec le retour du courant.
_Eh toi reste là ! Cria Lex dans le couloir.
Effrayée, Chloé voulut se précipiter hors du bureau à son tour pour savoir après qui Lex en avait mais le téléphone sonna. Elle hésita un instant. Chloé pensait que les sonneries finiraient par se taire mais l’interlocuteur insistait. Intriguée de recevoir un appel à une heure pareille, elle décrocha fébrilement le combiné.
_Allô ?
_ « Trick or treat ? » Répondit une voix macabre à l’autre bout du fil.
_C’est une plaisanterie ? Fit Chloé, le visage livide.
C’était cette expression que l’on avait retrouvée écrite sur un morceau de papier dans la veste de Whitney.
_ « Trick or treat ? » Répéta la voix.
Chloé reposa violemment le combiné et elle releva la tête avec affolement.
_Lex !
Une fois dans le couloir, Chloé ne s’étonna pas vraiment de ne trouver personne mais son cœur battait tellement fort dans sa poitrine qu’elle ne savait pas quoi faire. Sans vraiment réfléchir, elle prit ses jambes à son cou et cria le prénom du milliardaire jusqu’à s’égosiller et elle avait beau tourner et virer partout dans les étages, elle ne le trouvait nulle part. En panique, la jeune femme retourna à son point de départ et elle emprunta la sortie qui débouchait sur un escalier et sur le parking. Chloé tourna autour d’elle-même pendant quelques secondes en espérant apercevoir quelqu’un.
La voiture de monsieur Reynolds était toujours garée, phares allumés. D’instinct, la jeune fille s’en approcha mais elle s’étonna qu’il ne soit toujours pas parti. Elle s’arrêta à quelques mètres en voyant la portière s’ouvrir. Chloé fronça les sourcils et quand elle comprit que ses yeux ne lui jouaient pas un tour, elle hurla si fort qu’elle se courba. Les mains plaquées sur le visage elle faisait fasse à toute l’horreur de la scène sans pouvoir faire quoi que ce soit. Le proviseur fit quelques pas sur le bitume en titubant, laissant derrière lui des traces de sang qui s’écoulait de son ventre où une main était appuyée. Il posa l’autre sur sa gorge ensanglantée avant de s’écrouler au sol. Terrifiée, des larmes coulant sur ses joues, Chloé se tourna et se retourna, scrutant le moindre coin du parking et elle parvint enfin à faire un pas en arrière et hurla à nouveau en cognant un autre corps.
En reconnaissant Lex, elle se blottit violemment contre lui et elle enroula ses bras si fort autour de sa nuque que le milliardaire eut du mal à respirer.
_Il…Il est mort.
_Oui. Murmura-t-il en entamant de longues caresses dans le dos de la jeune fille, espérant la calmer.

Chloé était incapable de se rappeler comment elle avait de nouveau atterri dans le bureau, le manteau de Lex sur les épaules. Les lieux étaient à présent occupés par les policiers et, comme si elle était de nouveau connectée avec la réalité, la jeune fille commençait à percevoir des bribes de conversations et elle entendait notamment la voix de Lex. Chloé se concentra sur elle et fut atterrée de ce qu’elle entendait.
_Donc vous êtes incapable de me dire où vous vous trouviez après la coupure de courant et avant que mademoiselle Sullivan ne trouve monsieur Reynolds.
_Je vais vous le répéter encore une fois. J’ai vu quelqu’un près du panneau électrique alors je lui ai couru après…
_Mais malheureusement il vous a filé entre les doigts, et personne ne vous a vu, bien évidemment !
Le shérif soupira d’exaspération et revint auprès de Chloé, souhaitant qu’elle puisse faire son témoignage cette fois.
_Mademoiselle Sullivan, comment vous sentez-vous ?
_C’est pareil, n’est-ce pas ? Le meurtre. Spécifia-t-elle.
_Tout porte à le croire. Maintenant, je voudrais que vous me racontiez ce que vous avez vu.
Fatiguée, Chloé se prit la tête entre les mains et rassembla les dernières forces qu’il lui restait pour raconter ce qui s’était passé.
_Lex et moi, nous étions ici. Il m’apportait un café. D’un seul coup, il n’y a plus eu de courant. Lex est allé voir ce qui n’allait pas. Moi, je suis restée dans le bureau. Je, j’ai vu le proviseur Reynolds marcher vers sa voiture.
_Vous l’avez vu sortir de l’établissement ? Répéta-t-il.
_Oui.
_Il était quelle heure ?
_Je ne sais pas exactement. Vingt-deux heures peut-être.
_Et après ?
_J’ai entendu Lex crier après quelqu’un.
_Vous avez vu une tierce personne dans le couloir ?
_Non, j’ai décroché le téléphone. C’était une voix trafiquée qui disait « Trick or treat ? ».
_Qu’avez-vous fait ?
_J’ai raccroché et je suis allée à la recherche de Lex.
_Ça a duré combien de temps avant que vous n’arriviez sur le parking ?
_Je ne sais pas ! Dix minutes peut-être ! Répondit-elle, les nerfs à vif.
_Dix minutes, c’est long ! Suffisamment pour commettre un meurtre. Conclut le shérif.
_Quoi ! S’écria Chloé en regardant alternativement lui et Lex qui savait déjà ce qui l’attendait.
Le shérif annonça la mise en garde à vue de Lex qui se laissa passer les menottes sans faire de commentaires. Il savait qu’il n’avait pas d’alibi à fournir, devenant ainsi un coupable idéal.
_Vous n’allez pas l’emmener ! Intervint Chloé en venant se placer devant le milliardaire.
_Chloé, sois raisonnable. Dit-il. Ils font leur boulot. Tu ne m’as pas revu après la panne de courant et mes antécédents avec Reynolds ne jouent pas en ma faveur.
_Mais tu n’as rien fait !
_Mademoiselle Sullivan, nous allons fouiller tout le périmètre à la recherche d’indices et de traces. Aussi, nous allons vérifier un à un tous les appels reçus sur votre téléphone. Si, comme vous le prétendez, monsieur Luthor est innocent il sera vite relâché.
Impuissante, la jeune fille regarda Lex s’éloigner avec les policiers. Elle s’approcha de la fenêtre d’où on voyait très clairement la scène du crime et, dans sa tête, Chloé rejeta définitivement son hypothèse de départ. Le meurtre de Whitney n’était pas l’œuvre d’un malade poussé par les festivités d’Halloween. Avec ce deuxième assassinat, il était évident qu’ils avaient à faire à un tueur en série.

Huit heures pétantes, les cars scolaires arrivaient au lycée pour se garer sur le parking mais tous furent bloqués en plein milieu de la route. Le parking était inaccessible par des bandes jaunes et noires qui entouraient complètement les lieux. Et, encore une fois, les policiers étaient sur le qui-vive et scrutaient tous les allers et venues.
Déjà suffisamment traumatisés par le meurtre de la veille, les élèves devinaient qu’un autre événement était survenu. Les plus téméraires tentaient de s’approcher du parking mais ils étaient aussitôt renvoyés par les policiers qui menaçaient de les coffrer. Cette menace les faisait s’écarter tout de suite.
Contre toute attente, on ne laissa pas plus les lycéens s’introduire dans l’établissement. Ils étaient donc condamnés à attendre dans la cour extérieure, envahissant les bancs et la pelouse. Tandis que la plupart des élèves attendaient, fébriles, que quelque chose se passe, Clark et Pete, eux, cherchaient des yeux leur acolyte féminin qui n’avait pas prit le car avec eux. Ils supposaient qu’elle menait son enquête, comme d’habitude. Malgré tout, ils éprouvaient une étrange sensation. Elle n’était pas présente sur la scène de l’accident et elle ne pouvait pas non plus se trouver à la Torch si personne n’était autorisé à entrer.
Un son strident fut émis des hauts parleurs et demanda l’attention de tous les élèves.
_ « Bonjour à tous. »
Tous reconnurent la voix du proviseur adjoint et par réflexe, tous se tournèrent et levèrent la tête vers les hauts parleurs situés au-dessus du hall d’entrée principal.
_ « J’imagine que vous êtes encore tous secoués par les tragiques événements d’hier et je suis dans le regret de vous annoncer qu’il y a aujourd’hui une autre victime, notre cher proviseur, monsieur Reynolds. »
Sous le choc, les élèves commencèrent à parler entre eux et les murmurent se muèrent en brouhaha général pendant quelques minutes, le temps pour chacun de digérer la nouvelle avant de se concentrer au mieux sur les paroles qui allaient suivre.
_ « En raison des terribles événements qui frappent notre ville et après délibération du conseil d’administration, les cours sont suspendus jusqu’à nouvel ordre et le lycée sera fermé. »
Malgré l’annonce du décès, des exclamations fusèrent de toute part mais le proviseur adjoint n’interrompit pas pour autant son discours.
_ « Ce soir, une assemblée se tiendra devant le poste de police où des conseils de prudences et des instructions obligatoires seront donnés et je vous invite fortement à vous y rendre vous et vos familles. Pour ma part, je vous conseille à tous de toujours vous déplacer en groupe. Avant de nous quitter, nous allons effectuer deux minutes de silence en mémoire de monsieur Fordman et monsieur Reynolds. »
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MessageSujet: Re: Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)   Sam 21 Aoû 2010 - 15:35

Les cars ramenèrent donc les élèves chez eux mais Clark et Pete ne s’arrêtèrent pas à leur domicile. Ils s’inquiétaient pour Chloé et décidèrent de passer chez elle.
Comme ils s’y attendaient, ils la trouvèrent en pleine rédaction d’un nouvel article, sauf qu’elle faisait avec les moyens du bord, ne pouvant pas accéder au matériel du bureau de journalisme au lycée. Mais une fois que la jeune fille leur raconta sa soirée, l’expression de leurs visages changea du tout au tout. Ils voulaient compatir mais ils ne trouvaient même pas les mots juste pour la consoler. Ils ne comprenaient même pas qu’elle s’acharne à travailler au lieu de se reposer.
_Et sombrer dans la dépression comme Lana ? Non merci ! Répliqua-t-elle aussitôt.
_Quand même! Tu as vécu un traumatisme important ! Sans parler que Lex s’est fait arrêter devant toi ! Insista Clark.
_Et après quoi ? Tu voudrais que j’aille me faire plaindre auprès de la cellule psychologique qui a été mise en place ? J’ai reçu cinq coups de fil depuis hier soit disant que j’ai « besoin d’aide ». Je me suis disputée avec mon père à cause de ça alors je n’ai pas envie de remettre ça sur le tapis. Je vais bien ! Dit-elle une bonne fois pour toute aux garçons qui la regardaient sans réelle conviction.
_Et maintenant qu’il n’y aura plus personne pour lire ton article, pourquoi tu t’obstines ? Fit remarquer Pete.
_J’ai conclut un marché avec le Ledger. Ils ont eu mon témoignage larmoyant pour leur une et en échange je leur fournis mes scoops.
_Joli coup ! Reconnut Clark.
_En attendant, inquiétez-vous pour vous avant de vous inquiéter pour moi. Il y a un malade qui se balade dans la nature.
_Tu crois qu’il ou elle va continuer son trip genre massacre à la tronçonneuse ? Soupçonna Pete.
_Je ne crois rien! J’en suis sûre ! C’est un pro qui apparemment à décider de frapper au hasard. Il a un mode opératoire et il arrive toujours à s’arranger pour ne pas être vu. Enuméra-t-elle.
Autour d’un café dans le salon, Chloé leur expliqua sur quoi se fondait sa théorie. Elle avait fait des recherches toute la nuit et il n’y avait aucun lien entre Whitney et le proviseur, hormis le fait qu’ils aient appartenu au lycée. Ensuite, le tueur semblait prendre un malin plaisir à blesser ses victimes jusqu’à l’agonie en leur tranchant la gorge et en les éventrant. Enfin, il s’assurait toujours qu’une autre personne soit là pour voir la victime succomber. Elle céda sous l’insistance des garçons et accepta de répondre plus en détail à leurs questions. C’est là que la jeune journaliste aborda l’histoire du fameux coup de téléphone qu’elle avait reçu. Elle expliqua que l’appel faisait partie intégrante du mode opératoire du tueur. Elle était affirmative puisque tôt dans la matinée, elle avait rendu visite à une Lana effondrée qui s’était souvenue avoir reçu un appel similaire. Elle l’avait interprété comme une blague et, par conséquent, elle n’en avait pas parlé en faisant sa déposition.
_Et Lex? Il risque quoi ? S’aventura Clark.
_J’en sais rien. Il est en garde à vue pour le moment mais il n’a rien fait ! Vous le croyez vous ?
Les deux garçons haussèrent les épaules. Que répondre ? Ils n’étaient pas là au moment des faits même s’ils n’imaginaient pas le milliardaire capable de telles horreurs.
_S’il a vu quelqu’un dans le couloir, moi, je le crois ! Cette personne est peut-être celle qui a tué le proviseur.
Comme s’ils étaient au journal, les garçons passèrent toute la journée chez Chloé pour lui donner un coup de main. La jeune fille ne pouvait pas rester inactive plus d’une minute et tous trois attendaient avec appréhension le rassemblement de ce soir au commissariat. Là bas, ils espéraient recevoir des nouvelles mais Chloé ne se faisait aucune illusion. Il y avait un tueur dans la nature alors aucune bavure ne serait tolérée. Il fallait à tout prix éviter de créer une panique générale dans la ville.

Des voix fusaient de toute part dans une cacophonie insupportable. L’annonce diffusée avait fait son effet puisque beaucoup de monde répondait présent à l’appel. Les gens envahissaient le parking, certains impatients, d’autres inquiets, toutes les expressions se lisaient sur les visages. Entre la foule, les trois acolytes se creusaient un passage afin d’être aux premières loges. Chloé ne voulait pas manquer une occasion pareille de prendre des photos ou de filmer l’intervention. Celles-ci étaient trop rares et elle comprit le caractère important de celle-ci en voyant arriver le maire qui se plaça juste à côté de l’estrade montée exprès devant le commissariat.
Le shérif ne tarda pas à faire lui aussi son apparition et il vint se placer sur l’estrade. Contre toute attente, il ne se montra ni optimiste ni encourageant. Pour la première fois, les citoyens de Smallville étaient confrontés à une terrible réalité. Il y avait bel et bien un assassin dangereux dans la nature et la police manquait d’éléments solides pour le coincer. Chloé sut dissimuler sa joie mais elle devinait derrière ces paroles qu’ils n’avaient rien contre Lex et qu’il serait bientôt relâché. Elle n’en avait jamais douté. Elle savait qu’il était innocent mais, en réalité, son enthousiasme s’expliquait aussi par son envie de le retrouver.
Sans surprise, le shérif créait chez ses concitoyens un état de panique qu’il ne pourrait bientôt plus maîtriser et les questions fusaient de partout. Il ne parvenait pas à obtenir le silence et il fut forcé de crier dans le haut parleur pour se faire de nouveau écouter.
Chloé s’interrogea sur la conduite à adopter. Elle pourrait simplement lever la main, peut-être lui donnerait-on la parole, mais elle savait que les questions qui la démangeaient paniqueraient encore davantage toute cette population alors elle se ravisa et elle envisagea de poser ses questions à un moment plus approprié.
Une fois le silence totalement rétabli, le shérif annonça l’instauration d’un couvre feu effectif à partir de vingt et une heures et comme le proviseur adjoint, il conseilla vivement à tous de se déplacer toujours en petits groupes et de ne pas s’attarder dans les rues, de rentrer tout de suite chez soi sans faire de détours.
Il clôtura son discours en recommandant une fois encore la plus grande prudence et les gens se dispersèrent rapidement. La majorité d’entre eux se dirigeaient vers le centre ville et le Talon où avait lieu la soirée de commémoration pour Whitney, et à présent aussi pour le proviseur.
Fatiguée de sa journée et refusant de bouger de sa position, Chloé rentra simplement chez elle avec son père qui bavardait avec les Kent.

Après une journée passée en cellule, Lex fut emmené au bureau du shérif. L’un des agents le fit s’asseoir et concéda à lui retirer ses menottes trop serrées autour des poignets.
Le shérif s’installa à son bureau, face au détenu et il le sonda un instant avant de commencer à parler.
_Monsieur Luthor, nous avons comparé votre ADN avec celui retrouvé sur le corps de monsieur Reynolds. Ils ne correspondent pas. Nous avons également vérifié tous vos relevés téléphoniques la nuit du meurtre et vous n’avez pas non plus appelé au bureau de la Torch. Par conséquent, nous allons vous libérer.
_Shérif, il y avait vraiment quelqu’un dans le lycée cette nuit là, je ne l’ai pas inventé !
_Je vous crois. Malheureusement votre témoignage ne nous est pas d’une grande aide. Mais nous cherchons dans cette voie. La personne que vous avez vue est certainement l’assassin. En attendant, je vais quand même vous demander de ne pas quitter la ville d’ici la fin de l’enquête.
Lex se contenta d’acquiescer. On lui rendit ses effets personnels et il s’empressa de quitter le commissariat. En jetant un coup d’œil à sa montre, il pensa d’abord que l’heure était trop tardive et en même temps il mourrait d’envie d’aller rendre une petit visite inattendue à Chloé.

Toujours en plein travail sur son ordinateur, Chloé mit quelques secondes avant de se décider à se lever pour aller ouvrir à son père qui frappait à sa porte.
_Ma puce, je vais me coucher, je me lève tôt demain matin.
_Oui, je me souviens. Lex t’envoie à Métropolis pour quelques jours.
_Je partirai avant six heures. Je t’ai laissé le nom et le numéro de l’hôtel sur le réfrigérateur. Si tu as besoin de me joindre pour quoi que ce soit…
Chloé l’interrompit en se mettant sur la pointe des pieds pour l’embrasser.
_Je sais, pour quoi que ce soit. Ne t’inquiète pas ça ira.
_Avec un tueur dans la nature, j’aurai préféré que tu ailles chez les Kent le temps de mon absence. Ca m'inquiète de te laisser seule à la maison.
_Je me sens plus en sécurité dans un quartier dynamique que dans une ferme perdue en pleine brousse. Persuada-t-elle.
Gabe n’insista pas et embrassa à son tour sa fille avant de la laisser tranquille.
A court de caféine, la jeune fille descendit faire tourner la cafetière pour la troisième fois de la soirée et elle s’affala dans le canapé, profitant de détendre ses muscles juste une minute.
Quelques coups frappés contre la porte la firent sursauter. Elle se traita mentalement d’imbécile. Mais elle devait se rendre à l’évidence. Les événements de la veille la perturbaient encore.
_Bonsoir, je cherche la maison d’une jolie blondinette, vous pouvez me renseigner ?
Chloé pouffa de rire et attira Lex à l’intérieur de la maison en lui faisant signe de baisser d’un ton.
_Mon père dort et j’aimerai autant qu’il reste dans les bras de Morphée.
_Oui mieux vaut qu’il ne nous surprenne pas !
_On est grillé de toute façon. Quelle personne bien intentionnée viendrait m’apporter du café à neuf heures du soir au lycée ?
Lex se caressa le menton, faisant semblant de réfléchir et Chloé ne résista pas, elle l’attira contre elle pour l’embrasser.
_Je suis contente qu’ils t’aient relâché.
Lex se contenta de la coller contre lui et d’approfondir leur baiser. Il s’écarta juste avant de perdre les pédales et de l’allonger sur le canapé.
Chloé l’invita à le suivre dans la cuisine et elle leur servit une tasse de café. Préférant ne pas prendre de risques, la jeune fille ferma la porte, ainsi elle pourrait discuter avec Lex sans réveiller son père.
_Ils t’ont dit quelque chose ?
_Ils poursuivent la piste de la personne que j’ai aperçue dans le couloir mais ça m’étonnerait que ça aboutisse. J’étais trop loin pour bien voir, je ne saurai même pas dire si c’était un homme ou une femme.
_Ce sont deux meurtres qui n’ont pour le moment aucun lien. Les flics sont inquiets, ça se voyait pendant le discours du shérif.
_Qu’est-ce que tu veux dire ? Qu’il faut attendre qu’un autre meurtre soit commis pour que l’enquête avance ? S’indigna-t-il.
_C’est terrible mais oui, c’est ce que je pense. Le seul élément fiable c’est le mode opératoire utilisé. Un coup de téléphone, un meurtre et un témoin.
_Une boucherie oui !
La voyant se frotter les yeux, Lex vint se blottir contre Chloé qui ne rechigna pas et qui ronronnait presque de bien-être contre le torse du milliardaire.
_Tu ne veux pas rester avec moi cette nuit ?
_Tu plaisantes ? Demanda-t-il sérieusement.
_J’ai l’air ? Répliqua-t-elle sur le même ton.
_Je voudrais bien, mais…
_Mais quoi ! J’en ai marre qu’on se tourne autour depuis des semaines sans rien oser faire de concret. J’ai juste envie de dormir dans tes bras.
_Juste dormir ?
_Oui, mais je ne suis pas contre d’autres choses non plus. Rajouta-t-elle d’une moue malicieuse.
Amusé par le caractère original de leur relation, Lex lui donna un bisou sur le bout du nez et se laissa conduire dans les escaliers jusque dans la chambre de la demoiselle. Il n’avait jamais connu de situation pareille. Lui n’osait rien entreprendre parce qu’il craignait de précipiter les choses avec une sacré bout de femme dans le corps d’une ado et en fait c’était Chloé qui prenait les initiatives.
Une demie heure plus tard, après une bonne douche, Lex s’était installé dans le lit de Chloé, la dite blondinette calée entre ses jambes, ordinateur sur ses genoux. Avec un grand sourire, elle appuya vigoureusement sur la touche qui lui permit d’envoyer son article à son interlocuteur au Ledger. Elle l’éteignit une fois cette dernière tâche accomplie et se concentra de nouveau sur le jeune homme. Quand elle y pensait, son père le tuerait lui, et elle après si il les surprenait là mais la pression des derniers événements l’incitait à se faire plaisir et profiter du moment présent. Elle s’installa sur Lex et partit à l’assaut de sa bouche. Grognant de satisfaction, il coinça sa nuque dans une main et posa l’autre dans son dos. Il s’étonna de la fougue dont Chloé faisait preuve, sentant ses mains se balader partout sur son corps sans éprouver la moindre gêne. Lui, par, contre en avait pour la première fois de sa vie. Il savait qu’il ne pourrait pas s’abandonner complètement sous le toit de son employé.
Il tenait quand même à prendre les commandes avant qu’il ne puisse plus du tout contrôler son corps alors il éteignit la seule lampe qui éclairait la pièce, roula sur le matelas en entraînant Chloé avec lui. Il profita d’être au dessus d’elle pour s’imposer et il l’engloutit dans ses bras, partant à l’attaque de sa gorge si tentatrice, traçant des chemins humides du bout de sa langue. Il sourit de l’entendre gémir contre son oreille et pour lui prouver qu’il avait envie d’elle, il fit délicatement descendre une main le long de sa cuisse, attrapa le bout de sa nuisette entre ses doigts et il fit lentement remonter le vêtement en frottant sa peau contre la sienne. Le visage brûlant, Chloé gémit le prénom de son compagnon qui la couvrit de baisers, espérant dissiper d’éventuelles craintes mais en réalité, la jeune fille était totalement en confiance. De sa main habile, il entama le massage attentif de ses seins et Lex sourit en constatant qu’ils étaient taillés pour lui. Une vague de désir traversa le corps Chloé au contact de leur bassin. Inutile à présent de mentir sur l’envie qu’ils éprouvaient. Elle se sentait humide et chaude par l’excitation et le sexe de Lex était tendu et raide. Il n’y avait plus de retour en arrière possible.
_J’ai envie de toi ! Susurra-t-elle.
Lex aurait dû se douter qu’il se saurait pas s’arrêter. La température de leur corps avait suffit à réchauffer la chambre froide, ils étaient presque nus, coller l’un contre l’autre. Lui tenait la petit blonde tremblante de désir dans ses bras et elle n’attendait que le moment où ils prendraient du plaisir et en donneraient. Le milliardaire se débarrassa définitivement de la nuisette qui échoua sur la moquette et leurs corps se lovèrent naturellement.
Posé sur la table de nuit, le téléphone portable de Chloé se mit violemment à vibrer et même s’ils faisaient leur possible pour l’ignorer, Lex et Chloé n’étaient plus du tout concentrés. Ils grognèrent à l’idée qu’ils n’auraient jamais la paix. La jeune fille ralluma la lumière, prit son téléphone qui avait évidemment arrêté de sonner.
_Numéro inconnu. Lit-elle à haute voix.
Elle reçut un message dans la foulée et ce qu’elle lut la refroidit sur place. La sentant brusquement se raidir, Lex lui prit l'appareil des mains et il eut la même réaction qu’elle.
_ « Trick or treat ». Lit-il, d’une voix éteinte.
_C’est un avertissement. Quelqu’un d’autre va mourir cette nuit ! Annonça Chloé qui s’enroula dans sa couette, terrifiée par le contenu du message et de ce qu’il représentait.

Après avoir passé la moitié de la nuit au commissariat et l’autre à essayer de dormir, le tout en évitant soigneusement Gabe pour qu’il parte sans s’inquiéter, Lex décida d’emmener Chloé au Talon pour un petit déjeuner bien mérité.
Vu la foule qui se pressait devant le café et la présence de la police, les deux jeunes gens se doutèrent que le meurtre avait été commis ici. Lex se gara à la va vite dans la rue adjacente et tous deux se précipitèrent sur les lieux. L’accès au café était interdit. En se frayant un passage au plus près du sinistre, la jeune fille trouva un journaliste du Ledger avec qui elle était en contact qui lui fit un topo de la situation.
_Ah Chloé, on m’a prévenu que tu serais sûrement là. On m’a également mis sur l’article. Ca ne te dérange pas j’espère ? Demanda-t-il, un peu embarrassé.
_Oh non ! Et puis tu es arrivé avant moi. Rassura-t-elle.
Dans un haussement de sourcils, elle s’étonna que le rédacteur en chef ait été si intransigeant auprès de ses journalistes quant au respect des termes du contrat qu’ils avaient établi.
_Qui ? S’intéressa-t-elle.
_Un lycéen, Matthew Pan.
Chloé tilta tout de suite mais garda cette information précieuse pour elle. Matthew faisait partie de l’équipe des footballeurs, comme Whitney. Elle le tenait son lien.
_Comment ? Osa-t-elle demander dans une grimace même si elle s’attendait au même mode opératoire que les autres fois.
_Comme les deux autres, gorge tranchée et éventré. Sauf que lui, il a été retrouvé tôt ce matin dans le congélateur !
_Hier c’était la soirée de commémoration. Se souvint-elle.
_Oui.
_Ça grouillait de monde ! Quoi de plus simple si on a envie de commettre un troisième meurtre. Percuta-t-elle.
_J’ai pris les photos. Dès que je suis au journal, je te communique par mail mes notes et on se voit pour la rédaction ? Proposa-t-il.
_Ça marche. En début d’après-midi pour l’article ça te va ?
_Parfait. Adjugea-t-il avant de s’en aller.
A l’écart, Chloé retrouva Lex. Elle lui expliqua la situation ainsi que ce qu’elle avait déduit vis-à-vis des deux autres meurtres. Compte tenu de leur implication avec le coup de téléphone reçu hier soir, ils ne prirent même pas la peine de rentrer pour attendre un évident appel de la police. Chloé et Lex se rendirent directement au commissariat en devinant qu’ils y passeraient une partie de la matinée.
_Pourquoi toi ? Percuta Lex en pleine réflexion pendant qu’il conduisait.
_Je n’en ai aucune idée !
_Avoue que c’est bizarre. Deux meurtres et c’est toi que l’assassin contacte avant de tuer.
_C’est la première question que vont me poser les flics et je n’ai rien de plus inventif que, « je ne sais pas ».
_Réfléchis ! Il y a forcément une raison. Il ne t’a pas choisi au hasard, il ou elle d’ailleurs.
_Deux hypothèses : un, il ou elle sait que je suis sur l’affaire et la personne veut que les médias soient sur le coup ; deux, c’est un lycéen ou une personne du corps enseignant qui m’a choisie parmi des centaines d’autres comme intermédiaire.
_J’en ai une troisième beaucoup moins plaisante. Prévint-il en levant un doigt.
_Lex non !
_C’est un malade qui te prévient à l’avance que tu fais partie de sa liste et qui a décidé de te descendre.
_L’autre soir, il ou elle en avait l’occasion. Rappela-t-elle. J’étais seule et pourtant je suis en un seul morceau.
_Quoi qu’il en soit, ton père en voyage, je ne te quitte plus d’une semelle. Où que tu ailles je te suivrai comme ton ombre.
_C’est adorable mais le monde ne s’arrête pas de tourner pour autant. Tu as une usine à faire tourner et je ne veux pas être ton boulet. Si ça peut te rassurer, je m’arrangerai pour ne jamais être seule.
Lex accepta en plaçant une main sur la nuque de la jeune femme qu’il massa tendrement.

Même si elle rêvait d’une carrière plus importante, Chloé savait qu’elle se contenterait d’un bon poste dans ce journal s’il le fallait. Cela faisait déjà trois heures qu’elle travaillait d’arrachepied avec son collègue sur l’article. Emballé par le scoop de la jeune femme, le rédacteur en chef avait accepté de lui réserver la prochaine une, comme si tout était affaire d’arrangements. Chloé mit le point final sur un paragraphe dédié au récapitulatif et au lien plausible qu’elle avait fait entre les meurtres. L’article fut enfin envoyé pour correction et la jeune fille sourit largement, heureuse du résultat. Pendant ce moment de détente, elle eut une pensée pour les élèves qui seraient de nouveau interrogés et maintenant c’était l’équipe de foot qui était visée. Selon elle, si le proviseur avait été tué, alors un événement s’était forcément produit dans l’enceinte même du lycée ou bien au cours d’un événement qui concernait l’établissement. Quoi qu’il en était, l’hypothèse de la vengeance se dessinait de plus en plus clairement. Une fois chez elle, Chloé fouillerait dans le passé des footballeurs, peut-être apprendrait-elle quelque chose d’utile.
En sentant son portable vibrer dans sa poche, elle hésita à l’ouvrir, craignant désormais de recevoir un autre message d’avertissement. Elle lut le message malgré tout et celui-ci la surprit presque autant que celui du tueur, d’une autre façon. « Méga teuf qui déchire ce soir chez Lex, 20h. Pete ». Le visage a moitié décomposé, elle quitta le journal et à peine fut d’elle dehors qu’elle empoigna furieusement son téléphone pour demander des comptes à Lex. Elle pouvait imaginer que Pete délirait complètement mais dès qu’il s’agissait de faire la fête elle savait qu’il était toujours le premier averti.
_C’est quoi cette histoire ! Cria-t-elle.
_ « Je savais que tu rejetterais l’idée en bloc, c’est pour ça que je ne t’en ai pas parlé. »
_Oh merde ! En plus c’est vrai !
_ « Calme toi d’accord. Et puis l’idée n’est pas entièrement de moi. »
_Ne te justifie surtout pas par téléphone ! Tu te laisses influencer par Pete Ross quand ça t’arrange !
_ « Il y a des lycéens qui n’ont rien à voir de près ou de loin dans ces meurtres et qui ont envie de décompresser alors oui j’ai pensé que faire profiter du manoir serait une bonne idée. »
_C’est surtout et je reprends les mots de Môssieur teuf « une méga » occasion pour l’assassin de transformer ta « Teuf » en boucherie !
_ « Surveillance renforcée, je ne suis pas idiot. Tu viendras ? »
_Je ne sais pas. Je suis fâchée ! J’ai l’impression que le sérieux de la situation t’échappe tout à coup. Dit-elle avant de lui raccrocher au nez.

Chloé ne savait pas très bien ce qu’elle venait faire ici mais elle s’était laissée convaincre par Clark, certainement mêlé au complot de Lex et de Pete. Il avait invoqué le prétexte de la tension et du surmenage qu’il fallait évacuer. Pour ça elle était d’accord ! Mais assister à une beuverie générale sur un ton de hard-rock l’inspirait déjà beaucoup moins.
Comme le lui avait promis Lex, la sécurité était bien présente. Au point qu’à l’entrée principale, deux hommes étaient postés pour fouiller les sacs et autres affaires. Et dans la file, elle voyait des jeunes se faire confisquer n’importe quel objet tranchant ainsi que leur propres bouteilles d’alcool. Une fille s’était même fait confisquer sa lime à ongles. Après cette preuve de vigilance, Chloé se sentait plus encline à s’amuser un peu finalement.
Elle et Clark se laissèrent guider par la musique et un groupe de lycéens devant eux qui s’extasiaient devant l’immensité des lieux.
En entrant dans la salle aménagée pour les festivités, le sourire de la jeune fille s’élargit. Elle se trouvait plongée dans une atmosphère qu’elle n’aurait même pas soupçonnée. Lex avait fait les choses en grand. Une scène était installée dans le fond où un groupe de musiciens donnait le tempo avec un bon morceau de jazz. Sur tous les côtés, des tables avaient été dressées où l’on trouvait nourriture et boisson, le tout fourni par la maison. Elle qualifiait l’ambiance de tout à fait correcte et rien de ce que Lex avait mis en place n’incitait au dévergondage ou à la perversion.
_Puis-je vous offrir un verre ? Lui murmura-t-on au creux de l’oreille.
Chloé se pinça les lèvres et se retourna pour faire face au maître des lieux. Dévoiler leur relation aux yeux de tous ce soir n’était pas une excellente idée alors tous deux s’abstinrent du moindre geste trop intime et allèrent simplement se chercher une coupe de champagne.
_Avoue au moins que l’idée n’est pas mauvaise.
_J’ai eu peur quand j’ai reçu le message de Pete. Mais là, je dois avouer que tu m’offres une toute nouvelle vision pour le terme « fête ».
_Je voulais surtout faire redescendre la pression chez tout le monde. C’est agréable de pouvoir penser à autre chose quand on sait que les obsèques sont pour bientôt.
_Où est ton acolyte Pete d’ailleurs ? S’interrogea-t-elle en le cherchant dans la salle en vain.
_Je l’ai abandonné aux cuisines. J’ignorais qu’on pouvait être obsédé à ce point par la nourriture.
_Il est comme ça à chaque fois qu’il vient ici, ne t’étonne plus.
Discrètement, Lex glissa un morceau de papier dans la poche de la veste de la petite blonde et il disparut bientôt de son champ de vision. Trop curieuse, elle déplia le papier et ses joues s’empourprèrent en lisant les quelques mots écrits. Lex l’attendait dans sa chambre. Évidemment qu’elle voulait le rejoindre. C’était tentant mais elle n’arrivait pas à s’imaginer faisant ce qu’elle savait ce qu’ils feraient si elle le rejoignait. Après un instant de réflexion, elle prit la direction de la sortie. Elle restait sur sa frustration depuis hier soir et elle savait qu’elle pouvait compter sur Lex pour lui redonner en un clin d’œil son envie de départ.
_Où tu vas ? Demanda Clark qui se mit à la suivre.
_A la penderie, j’ai un peu chaud. Prétexta-t-elle.
_Tu ne veux pas que je t’accompagne ?
_Non, ça ira. Insista-t-elle lourdement.
Convaincu, le jeune fermier retourna dans la salle. Chloé en profita pour foncer à l’étage avant que quelqu’un ne la surprenne à vagabonder dans le manoir.
Au bout de trois détours, elle finit par trouver le bon couloir au bout duquel une des portes était entrouverte. La pièce sentait bon le jasmin et la vanille. Elle ouvrit en grand, s’introduit à l’intérieur et referma à clé cette fois. Des bougies parfumées illuminaient à elles seules la chambre luxueusement meublée. Chloé apprécia la chaleur qui se dégageait de la pièce et elle posa sa veste sur une chaise.
Sans qu’elle ne le voit, Lex l’étreignit par derrière et déposa un baiser sur sa nuque.
_Il fallait oser. Accorda-t-elle.
_L’occasion n’est peut-être pas particulièrement bien choisie. Tu n’es pas obligée de rester si tu n’as pas envie.
_C’est un problème que j’ai résolu avant de te rejoindre. Dit-elle en incitant le milliardaire à venir caresser son ventre sous son gilet.
Tout en la couvrant de baisers, Lex déboutonna le vêtement et il retira le haut de Chloé qui se retrouva en soutien-gorge. Les joues brûlantes, elle se retourna et Lex la trouvait tellement sexy qu’il fondit sur sa bouche pour un assaut passionné. Avec une patience relative, Chloé déboutonna la chemise en soie impeccable du jeune homme qui atterrit bientôt sur le sol.
Sans lâcher la petite blonde, Lex la souleva pour la prendre dans ses bras et il la fit s’allonger sur le lit. Tous deux retirèrent leurs chaussures et profitèrent d’une longue étreinte avant de penser aux choses sérieuses.
Avec un regard confiant, Lex descendit sur le corps de la demoiselle en le couvrant lui aussi de baisers. Il sentait que sa langueur l’excitait mais il voulait attendre jusqu’au bout et s’assurer qu’elle soit complètement prête pour lui. Il fit sauter le bouton de sa jupe avec la même lenteur et en découvrant son bassin, il se pencha pour déposer un baiser sur sa culotte. Ce contact eut un effet monstre sur Chloé qui se mordit la langue pour retenir une exclamation.
Une minute fut nécessaire pour qu’elle retrouve ses esprits et elle tendit la main pour que Lex la rejoigne. Elle lui demanda de s’allonger près d’elle et avec patience elle défit la ceinture de son pantalon. Des regards emplis d’affection et quelques caresses furent nécessaire pour la mettre pleinement en confiance et Lex retira lui-même son pantalon une fois que Chloé l’eut déboutonné.
Tous les deux à genoux, Lex attira Chloé à lui et dégrafa son soutien gorge. Il enserra sa taille entre ses mains et il se pencha pour embrasser ses seins dont les pointes étaient ô combien sensible. Pour la première fois, Chloé s’autorisa à gémir et Lex apprécia doublement qu’elle commence à se laisser aller. Il savait que lorsqu’elle réaliserait qu’ils étaient bien seuls, elle serait détendue.
Il la fit de nouveau s’allonger sur le matelas et il s’imposa sur elle en reprenant sa bouche en otage. Ses mains descendirent le long de son corps et il glissa ses pouces dans la culotte et d’un regard, il lui demanda l’autorisation silencieuse de la retirer. Dans un petit sourire, elle l’imita et leurs sous-vêtements s’échouèrent ensemble sur le sol. D’elle-même, Chloé écarta les jambes et les enroula autour du corps de son partenaire qui en profita pour faire glisser une main sur son intimité et la caresser en surface et, petit à petit, plus en profondeur en introduisant ses doigts. Les traits tirés par le plaisir, Chloé sentait le contrôle de son corps lui échapper complètement et Lex entendait ses gémissements se muer en plaintes. Il s’arrêta un peu avant de la conduire à l’extase et dès que la jeune fille retrouva ses esprits, elle se hâta de venir donner à Lex autant de plaisir qu’il lui en procurait. Ses petites mains moites glissaient parfaitement sur son membre tendu et il s’abandonna bien plus tôt qu’il ne l’aurait cru. Cette fille lui tournait la tête et il savait qu’il avait furieusement envie d’elle.
Contrairement à ce qu’elle aurait cru, Chloé appréciait pouvoir câliner ainsi son compagnon et aussi l’entendre apprécier son traitement. Pour elle, le pouvoir de faire plaisir aux hommes appartenait aux femmes et pour la première fois, elle sentait qu’elle faisait partie de cette catégorie. Et le découvrir dans les bras de Lex signifiait beaucoup pour elle.
Avant de la faire sienne, Lex attrapa un préservatif qu’il enfila sous le regard attentif de Chloé. Ils se lovèrent rapidement l’un contre l’autre et se sourirent avant la pénétration. Lex donna un coup sec, s’emparant ainsi de la virginité de la jeune femme qui savait que le moment était douloureux. En pleine confiance et parfaitement à l’aise, elle ne ressentie presque rien. Elle prit l’initiative de bouger lorsque Lex attendait qu’elle s’habitue à leur union et ils entamèrent un même mouvement langoureux. Trop pressés de connaître le plaisir, ils bougèrent avec urgence. Dans la confusion, entre les cris, les baisers ardents et les caresses incessantes, tous deux sentaient la délivrance arriver. Chloé sombra la première, rapidement suivie par Lex qui avait encore accéléré le mouvement. Ils s’écroulèrent rapidement sur le matelas, l’un contre l’autre et chacun rechercha le contact de l’autre. Leurs mains se caressèrent et leurs doigts se lièrent. Ils demeurèrent quelques instants sans bouger, permettant à leur corps trempés de sueur un repos mérité.

Une demie heure plus tard, Chloé et Lex terminaient de se rhabiller chacun de leur côté. Le milliardaire préférait laisser un temps à la jeune femme de s’habituer à ce qui venait de se passer. Il savait que faire l’amour pour la première fois était une étape importante dans la vie d’une femme et il ne voulait pas interférer.
Chloé se sentait pour la première fois d’une timidité impressionnante. Elle ne savait pas quoi dire ni que faire. Elle était contente de cette première expérience mais ne savait pas de quelle façon le partager. Elle se leva pour retourner près de Lex et elle s’arrêta au milieu de la pièce en sentant son téléphone vibrer dans la poche de sa veste. «Trick or treat ». Lut-elle sur le message.
_Oh non ! S’écria-t-elle.
Lex n’eut pas besoin de savoir ce que contenait le message, il devinait. Avec force, il prit la main de Chloé, sortit un revolver de son armoire et ils sortirent de la chambre. Dans le couloir, tout était plongé dans le noir. Le courant avait dû être coupé, comme au lycée. Trop inquiet pour sa sécurité, Lex garda Chloé tout près de lui. Il pointa son arme droit devant lui, attentif au moindre mouvement, au moindre bruit. Ils redescendirent au rez-de-chaussée où les gardes du corps étaient postés devant la salle, interdisant à quiconque de sortir.
Dans un talkie-walkie, Lex ordonna à ses hommes de boucler toutes les issues et il entra dans la salle avec Chloé. Il lui demanda d’appeler la police pendant que lui s’occuperait de rassurer les lycéens qui ne risquaient rien tant qu’ils restaient là. Il monta sur la scène mais privé d’électricité et donc de micro, il dut hurler pour se faire entendre et surtout écouter.
De son côté, Chloé chercha un coin un peu plus calme pour appeler. Pour être certaine d’être écoutée, elle demanda astucieusement à parler directement au shérif qui lui promit de rassemblée son équipe le plus rapidement possible. En raccrochant, elle reçut un nouveau message d’un numéro inconnu qu’elle hésita à consulter alors qu’en réalité elle savait qu’elle n’avait pas le choix. « kitchen, exit ». Terrorisée, Chloé comprit que le meurtrier s’était introduit par là mais une autre peur bien plus puissante la prit au ventre. C’est là que Lex l’avait vu pour la dernière fois.
Imprudente, elle s’aventura pourtant dans le couloir, emprunta un petit escalier et elle poussa une porte. L’absence des cuisiniers ne la surprit même pas. Devant elle, de l’air frais s’engouffrait partout et elle se cogna dans plusieurs machines. Elle tâtonna pendant plusieurs minutes avant d’arriver à une porte ouverte donnant directement sur l’extérieur. En face d’elle, quelques mètres plus loin, Chloé eut une vision pire encore que la mort du proviseur. Trois personnes dont elle ne distinguait que les silhouettes étaient pendues à un arbre, des filets de sang coulant de leur corps. Les yeux exorbités et la respiration bloquée par l’horreur de la scène, Chloé était incapable d’émettre le moindre son. Le choc était trop important cette fois. Terrifiée, elle chercha à faire marche arrière, pour prévenir les autres, éviter peut-être d’autres meurtres, trop d’idées sordides lui montaient à la tête. On la tira violemment en arrière, une main sur la bouche et Chloé fut plaquée contre quelque chose de glacial. Son assaillant qu’elle devinait cagoulé lui posa un couteau sous la gorge et serra son emprise.
_Qu’est-ce que vous voulez à la fin ! S’exclama Chloé, perdue entre un sentiment de haine et de tristesse.
_Qu’on se souvienne de moi ! L’année dernière tout le monde a tourné la page en un rien de temps. Mais là, ces trois jours spéciaux resteront dans les mémoires.
Pour mieux oublier ce couteau encore tâché de sang, la jeune femme faisait tout son possible pour fouiller sa mémoire à la recherche d’un événement survenu l’année dernière, certainement à la même époque. Mais il n’y avait rien à faire, elle ne trouvait rien.
_Je suis désolée ! Dit-elle en sanglotant.
Le meurtrier relâcha son emprise et Chloé s’écroula à terre, à bout de force physique et mentale.
_De quoi voulais-tu te venger ? Osa-t-elle, refoulant sa peur sachant qu’elle se trouvait face à un lycéen qu’elle connaissait certainement.
_Cette bande de connards avaient décidé de faire le bizutage pour halloween tu te souviens ?
_Vaguement oui. Répondit-elle tout en continuant à chercher. Elle savait à présent pourquoi il s’en prenait aux joueurs de football.
_Ils m’ont brisé !
_Chloé ! Cria Lex qui arrivait dans cette direction.
Le milliardaire arriva tel un boulet de canon et fonça sur le meurtrier qui n’hésita pas à le frapper à l’épaule. Blessé, Lex baissa sa garde et reçut un coup de poing dans la mâchoire.
Passé sur lui, l’assassin voulut profiter de son avantage. Il tenta de prendre la fuite mais en le retenant, Lex prit un autre coup de couteau dans le bras.
Avant de penser à la douleur, le milliardaire se dépêcha de dégainer son arme attachée à sa ceinture. Il essaya de viser juste. Il ne fallait surtout pas le tuer, mais le blesser.
_Lex non ! Hurla Chloé, craignant de voir disparaître sa seule chance de connaître le mobile de ce jeune apparemment détruit.
Le coup partit et le meurtrier s’écroula dans l’herbe. Chloé se précipita dehors où la lune donnait une meilleure visibilité. Elle rejoint ce jeune dont elle reconnut à présent le visage. Et, avec ces traits, les souvenirs réapparurent en même temps.
L’année dernière, jour pour jour, un élève débarquait dans le bureau de proviseur. Il était désespéré si bien que ce qu’il disait était dénué de sens. Il prétendait avoir subi le bizutage des footballeurs et qu’ils l’avaient enterré vivant dans une tombe du cimetière qu’ils avaient profané. L’élève avait dit être resté enfermé sous terre toute une journée.
Avec dégoût, Chloé osa jeter un œil aux cadavres. Elle se remit violemment à sangloter en reconnaissant le corps de Pete. Son ami faisait en effet parti de la liste établie par ce lycéen de première année à l’époque. Il avait dénoncé Whitney, Pete et deux autres joueurs. Malheureusement pour cet élève qui disait pourtant la vérité, personne ne l’avait cru. Les footballeurs avaient nié en bloc toute implication. Le proviseur, en qui il portait tant d’espoirs de justice, l’avait tout simplement renvoyé pour mensonges sans tenter de prouver les accusations de l’élève.
_Je voulais que tu publies tes articles Chloé. Que tu racontes ma vengeance.
_Pourquoi ? Pourquoi tu les as tué ?
_Ces mecs ont bousillé ma vie ! cria-t-il en appuyant sur sa blessure pour stopper l’hémorragie. Depuis un an, je dors plus. Je passe mes journées chez un psy qui n’ait bon qu’à être payé. Je ne peux plus avancer. J’ai des idées noires. Je pensais me suicider et puis l’idée est apparue. Ça a été mon obsession, les détruire à leur tour.
Lex et ses hommes, restés tout près de Chloé pendant les aveux de ce jeune garçon, choisirent ce moment pour intervenir.
Le milliardaire tomba à genoux aux côté de la petite blonde et se blottit contre elle. Malgré ses blessures, il prit sur lui pour l’amener le plus loin possible de ce carnage. Il se promit ensuite de l’emmener dans un endroit tranquille pour qu’elle évacue seule son chagrin. Lui aussi le ferait, mais plus tard, il avait les nerfs solides et dieu sait qu’il en aurait besoin devant la police. Quant à Chloé, il ferait son possible pour l’aider à surmonter ce traumatisme. A l’abri des yeux curieux, il l’emmena dans son salon, il la déposa sur le canapé où elle se recroquevilla sur elle-même, se mit violemment à trembler et pleura sans retenue.
Une main sur son épaule agressée, Lex grimaça sous la douleur mais avant de partir, il se pencha au-dessus de Chloé, caressa son visage de sa main libre et lui fit une promesse qu’il savait qu’il tiendrait. Il lui dit qu’il l’aimait, qu’il l’aimait vraiment.

Seule depuis longtemps, Chloé ignorait combien de temps avait pu s’écouler depuis que Lex lui avait dit ces quelques mots. Pour elle, ils étaient les seuls qui l’empêchaient de sombrer alors elle s’y raccrochait. Aujourd’hui, même si elle haïssait ce garçon pour les horreurs qu’il avait commises, elle le comprenait. Son traumatisme l’avait anéanti et il était un parfait exemple vivant du proverbe « la vengeance est un plat qui se mange froid ».

Un an plus tard, tous les témoins malheureux des tragiques événements survenus à halloween venaient se recueillir sur la tombe des victimes qu’ils avaient bien connues. Comme le temps passait, les blessures cicatrisaient et Chloé se remémorait cette journée particulière avec moins de difficultés. A ses côtés, l’être qu’elle chérissait le plus tenait fermement sa main où, à son annulaire brillait une bague offerte la veille. Dans un regard compatissant, le jeune homme la laissa un instant seule devant la tombe de Pete Ross. En jetant un coup d’œil autour d’elle, Chloé ressentit un étrange sentiment d’union parmi toutes ces personnes venues avec les mêmes intentions.
En quittant ce lieu si particulier, elle se souvint encore avoir appris une chose essentielle l’année dernière. Pour mieux avancer dans la vie, il faut savoir tourner la page et accepter l’aide lorsque celle-ci est proposée.

Fin



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MessageSujet: Re: Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)   Sam 21 Aoû 2010 - 15:39

Feeds :

Citation :
Pret : ayaaa, t'as réussi à poster! vive toi pour ça déjà! et vive toi aussi pour la fic, c'était vraiment très bon, aussi bien au niveau de la relation Lex/Chloé que de l'intrigue ! en fait, à part quelques détails (ok, UN détail : la mort de Pete, dont je vais mettre des semaines à me remettre lol) c'était tellement dans le ton en ce qui concerne les personnages et l'ambiance que ça mériterait d'être un épisode de la 1ère ou 2ème saison, un BON épisode, j'précise.
Y’a des passages où ça sent le « scream » j’ai trouvé, en particulier les coups de téléphone avec la voix trafiquée et le petit discours au micro du proviseur adjoint, t’arrives super bien à retransmettre l’ambiance, bravo

J'ai adoré le pari de Clark et Pete sur le contact physique, c'est le genre de complicité facile qui aurait du continuer à exister tout au long de la série

alors ça :
Citation :

"Le corps tremblant de désir, la blondinette quitta la bouche du milliardaire pour aller s’attaquer à sa jugulaire et sa gorge qu’elle suça et lécha comme s’il s’agissait d’une sucrerie"

Oh.my.god. je sais pas si c’est la gourmande en moi qui parle, mais ça doit être une des phrases les plus sexy que j’ai jamais lue ! et dans le lot j’compte les fics de zannie et de fiona, déesses du Smut chlex !

bon je passe sur le téléphone qui les interrompt en pleine action mdr

HOOOOOOOOOOOOOOT *essuie la bave tombée sur son clavier pour pouvoir taper un feed plus constructif sur cette scène méga sexy* nope, désolée, pas de feed constructif en fait, mon cerveau a surchauffé et explosé, donc t’auras juste un HOOOOOOOOOOOOOOT de plus !

du verbal judo, du smut, une bonne intrigue, whitniais qui se fait tuer, moi j'dis qu'on pouvait pas en demander plus pour halloween, donc bravo, et merci ! si une envie de ce genre te reprends, hésite pas

PS : Mention spéciale pour le "_Je suis à court d’excuses. Capitula-t-elle." Verbal judo powaaaa!

Citation :
Luthor_001 : J'adore Halloween!!!!
Faudrait avoir des fêtes tous les jours^^
Je suis à court de mot pour dire comment j'ai trouvé la fic. C'était super, j'ai adoré l'intrigue.

Citation :
aurore luthor : enfin tu as poste cette OS lol
Que dire je l'ai trouver super toi qui a pas l'habitude du genre gore je n'ai qu'une chose a te dire c'est que tu t'en est tres tres bien sortis.

J'ai beaucoup aimé on sent bien la tension du film d'horreur plus l'histoire Chlex je te dis encore une mdr

Citation :
Chlo : Je met en évidence les même points que pret. C'ets grave mais elle a dit exactement au mot près ce que je pensais mdr

Bravo poulette

Citation :
Kfn : waw !
j'aime beaucoup cette fic parce que le style est très différent de ce qui nous est proposé à la lecture en ce moment, c'est vraiment très sombre, et j'aime les fics qui se passent quand Chloé est encore à smallville!
et le fait que leur relation ne naisse pas entièrement pendant la fic m'a beaucoup plu également.

en bref, des OS comme ça, tu nous en refais quand tu veux !

Citation :
Elina : Je sais que k'ai un peu de retard, mais à lire pour halloween ça devait être terrible!!! Je pensais quand même que tu allais faire de Pete un miraculé mais non tu voulais nous faire pleuré avec le côté super-tragique de l'histoire...
Enfin heureusement il y a le côté CHLEX!!!! je t'avoue que j'ai eu peur au début que ce soit Lex le tueur. Mais vive la police criminelle et surtout les technologies du 21ème siècle qui permettent de ne pas faire de conclusions trop attive (je sens que je ferai une flic pourrie moi)*

Encore bravo!

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MessageSujet: Re: Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)   

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Trick or treat ? (Des bonbons ou la vie ?)
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